Les trois plus grosses fortunes de France verseront à elles seules 500 millions €.

La valeur d’un bâtiment historique comme Notre-Dame de Paris est par nature inestimable. Les travaux de reconstruction de l’édifice devront bien être financés. Le montant du chantier se chiffrera en centaines de millions d’euros.

Les promesses de dons n’ont pas traîné à affluer ce mardi. En 2019, comme au Moyen Âge, les mécènes contribueront au financement de la cathédrale.

Ce mardi soir, ils dépassaient les 800 millions d’euros, auxquels doivent s’ajouter plusieurs engagements en nature.

À elles seules, les trois plus grandes fortunes françaises donneront un demi-milliard d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame.

En tête du peloton, on retrouve la famille Arnault (LVMH) et la famille Bettencourt (L’Oréal). Le numéro un mondial du luxe a été le premier à annoncer un “don” de 200 millions d’euros. Il a également proposé que l’entreprise mette à disposition ses “équipes créatives, architecturales, financières” pour aider au travail de reconstruction et de collecte de fonds.

Les Bettencourt ont quant à eux annoncé deux dons de 100 millions d’euros, l’un via L’Oréal et l’autre via leur fondation.

Martin et Olivier Bouygues se mobilisent "à titre personnel"

À la troisième place, on trouve la famille d’industriels Pinault, qui possède le groupe Kering. Elle a annoncé débloquer 100 millions d’euros via sa société d’investissement Artemis.

“Très touchés” par l’incendie, Martin et Olivier Bouygues ont annoncé se mobiliser “à titre personnel” avec un don de 10 millions d’euros via leur holding familiale, SCDM.

Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, qui contrôle la société d’investissement Fimalac, a, quant à lui, aussi débloqué 10 millions d’euros, “pour la restauration de la flèche, symbole de la cathédrale”, tombée dans l’incendie.

Le PDG du groupe Total Patrick Pouyanné a de son côté annoncé que le groupe, qui se présente comme le “premier mécène de la Fondation du patrimoine”, allait faire un “don spécial” de 100 millions d’euros.

Le Crédit Agricole, via sa fondation, est pour l’heure la seule banque française à avoir annoncé un chiffre (5 millions d’euros).

D’autres ont annoncé, pêle-mêle, qu’ils participeraient à l’effort de reconstruction : les banques Société Générale, BNP Paribas, Crédit Mutuel, CIC, le géant informatique français Capgemini, ou encore Vinci, le groupe Michelin.

Au niveau du secteur public, la mairie de Paris a débloqué 50 millions € d’aide urgente, la région Île-de-France, 10 millions €.

Quelques dons viendront aussi d’autres pays : Henry Kravis, co-fondateur du fonds d’investissement américain KKR, et son épouse Marie-Josée Kravis ont annoncé contribuer “dès à présent” à hauteur de 10 millions de dollars (8,85 millions d’euros). La ville hongroise de Szeged a annoncé faire un don de 10 000 euros, s’estimant redevable à Paris. En Côte d’Ivoire, c’est le roi de Krindjabo, capitale du royaume de Sanwi dans le sud-est du pays, qui a promis un “don” pour la reconstruction. Un prince de son royaume avait été baptisé dans la cathédrale dans les années 1700.