En 2022, pour la première fois, les femmes qui participent au concours de Miss France ont signé un contrat de travail. Elles seront donc rémunérées pour leur prestation. Mais le salaire prévu fait débat. En effet, une candidate a révélé au journal Le Parisien qu'elles seront payées 84 euros par jour, soit 252 euros net en tout, puisque le contrat ne reprend que les deux derniers jours de répétition et le jour de la cérémonie. "C'est de l'exploitation", dénonce-t-elle, qui qualifie ce salaire de "dérisoire". 

Alexia Laroche-Joubert, présidente de la société Miss France, confirme qu'elle n'envisage pas d'allonger la durée de ce contrat de travail qui constitue déjà "une grande avancée" selon elle: "Cela ne correspond pas à nos valeurs et les motivations des candidates ne seraient plus les mêmes. Pour ça, elles peuvent faire Les Marseillais ou Les Ch’tis."

L'avocat Jérémie Assous assure dans le Parisien que les candidates pourraient poursuivre en justice la Société Miss France pour "travail dissimulé" et "non-respect des amplitudes horaires" si elles sont uniquement rémunérées pour les trois derniers jours de la compétition: "Est-ce que Miss France est un concours gratuit, ouvert à tous et lié au hasard? Non. Donc, c'est un vrai job, avec un lien de subordination, qui nécessite un contrat de travail en règle sur la durée."