S'ouvre, ce mardi 9 février, devant le Sénat le deuxième procès en destitution visant Donald Trump . L'ancien président américain devra répondre de ses actes , ayant pour les démocrates mené à l'assaut du Capitole le 6 janvier dernier. Si le milliardaire a décidé de jouer la stratégie de la chaise vide, refusant de témoigner lors de l'audience, ses adversaires n'en sont pas moins déterminés à ce que l'ancien chef d'Etat soit rendu responsable de l'insurrection qui a choqué les Etats-Unis. "L'histoire des actions du président est à la fois fascinante et horrible", a déclaré le représentant démocrate Jamie Raskin, qui jouera le rôle de procureur lors des audiences, au New York Times. "Nous pensons que chaque Américain devrait être au courant de ce qui s'est passé - que c'est pour s'assurer qu'une telle attaque contre notre démocratie et notre Constitution ne se reproduise plus qu'il devrait être condamné et destitué."

Mais la tâche s'annonce compliquée. Pour destituer Trump, il faudrait en effet que 17 républicains se joignent aux démocrates et votent en défaveur de l'ancien locataire de la Maison-Blanche. Mais les procureurs comptent bien mettre toutes les chances de leur côté. Ne voulant pas commettre les mêmes erreurs que lors de la première procédure de destitution - que même les démocrates avaient jugé quelque peu moralisatrice et répétitive -, ils ont décidé de faire appel pour les audiences à des vidéos. Les images, illustrant l'attaque du Capitole du 6 janvier, ont été réunies et assemblées par l'équipe de Jamie Raskin. Elles reprennent des moments de l'assaut filmés par des amateurs, des discours de l'ancien président ou encore des propos tenus par les partisans qui ont pris part à l'insurrection.

"Même si les sénateurs eux-mêmes ont été témoins des exactions, il est très important de raconter toute l'histoire, a estimé pour sa part Adam B. Schiff, le procureur en chef du premier procès en destitution de Trump. Il ne s'agit pas d'un seul jour, il s'agit de la mauvaise conduite d'un président qui a utilisé sa position pour interférer dans le transfert pacifique de pouvoir."