L'histoire se répète. Déjà condamné pour incitation à la haine, le polémiste eric Zemmour a récidivé, hier, sur l'antenne de CNews qu'il occupe tous les soirs dans Face à l'Info, sous l'égide de la journaliste Christine Kelly.

Il y a notamment qualifié mardi les mineurs isolés étrangers de "voleurs", 'assassins" et "violeurs". 

Plus précisément, Zemmour a dit que "ces jeunes", "ils n'ont rien à faire ici", "ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont". "Il faut les renvoyer, il ne faut même pas qu'ils viennent", a-t-il poursuivi, proposant de sortir de la Convention des droits de l'Enfant "qui nous oblige à n'expulser personne".

Ce qui a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête pour "provocation à la haine raciale" et "injures publiques à caractère raciste"

Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de la Diversité et de l'Égalité des chances, avait annoncé un peu plus tôt avoir demandé à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme (Dilcrah) de saisir le procureur de la République. Elle avait qualifié l'intervention de Zemour d' "abjecte".

Le polémiste a déclaré mardi sur CNews que « ces jeunes », « ils n'ont rien à faire ici », « ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont ». « Il faut les renvoyer, il ne faut même pas qu'ils viennent », a-t-il poursuivi, proposant de sortir de la Convention des droits de l'Enfant « qui nous oblige à n'expulser personne ».

Sur Twitter, Elisabeth Moreno explique également avoir « échangé » ce jeudi matin avec le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Roch-Olivier Maistre.

Les propos d'Eric Zemmour ont suscité l'ndignation jusqu'au gouvernement français, où Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, souligne que "dire que TOUS les enfants migrants sont des assassins n'est ni un fait ni une opinion, c'est un mensonge".

SOS Racisme et la Licra ont déposé plainte contre l'écrivain.


Les journalistes de CNews condamnent

En interne, les journalistes de CNews tiennent aussi à se distancier de la nouvelle incartade zemmourienne. "Nous, journalistes de CNews, ne sommes pas Eric Zemmour", a réagi dans un communiqué la Société des rédacteurs de la chaîne."Nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos tenus sur notre antenne", précise-t-elle ajoutant, pour répondre à un mouvement lancé sur les réseaux sociaux, qu'il ne faut pas boycotter la chaîne."Il dispose de cinq heures d'antenne par semaine, nous, les journalistes, en assurons 120".