"La pandémie sera terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70%", a assuré Hans Kluge dans un entretien avec l'AFP à Copenhague, déplorant un "déploiement de la vaccination (...) encore trop lent", y compris en Europe, où la contagiosité de nouveaux variants est source d'inquiétude.

"Nous savons par exemple que le (variant) B.1617 (identifié d'abord en Inde) est plus contagieux que le B.117 (identifié d'abord au Royaume-Uni), qui était déjà plus contagieux que la souche précédente", a-t-il dit, soulignant que les vaccins fonctionnaient toutefois actuellement contre les mutations du coronavirus.

Pour le directeur régional, en poste depuis février 2020, il importe d'accélérer la cadence pour mettre fin à cette pandémie qui dure "plus longtemps que prévu".

"Dans une pandémie, la rapidité est essentielle", a-t-il relevé, et c'est ce qui a fait défaut au début de l'épidémie.

"Même lorsque l'OMS a déclaré une pandémie, de nombreux pays attendaient toujours, nous avons perdu un temps précieux", a estimé le médecin belge.

Aujourd'hui encore, "le temps joue contre nous (...) Nous devons accélérer (la campagne d'immunisation), nous devons augmenter le nombre de vaccins", a-t-il dit.

Dans les 53 territoires que compte la région Europe selon les critères de l'OMS, 26% de la population a reçu une première dose de vaccin.

Dans l'Union européenne, 36,6% de la population a reçu au moins une dose de vaccin, selon un comptage réalisé par l'AFP, et 16,9% sont entièrement vaccinés.