A la veille d'une enième rencontre au Caire entre représentants israéliens et palestiniens, le principal conseiller de Yasser Arafat, Nabil Chaath déclare ne plus vouloir d'un accord minimal

PARIS Dans une interview parue ce dimanche dans Le Journal du Dimanche, Nabil Chaath, le ministre palestinien de la Coopération internationale s'est exprimé clairement sur l'hypothèse d'un accord minimal destiné surtout à ramener le calme mais qui ne résoudrait pas les principaux points de désaccords reportés à plus tard: "Cela ne nous intéresse plus". "Les choses sont beaucoup trop complexes pour être balayées par un accord général dont tous les points devraient être précisés plus tard. Pour nous, il n’y a pas de plus tard. C’est maintenant ou jamais" a par la suite ajouté le ministre palestinien qui figurera donc parmi les protagonistes qui se retrouveront ce dimanche au Caire et parmi lesquels seront présents, outre les Israéliens, des membres de la CIA ainsi qu'une délégation égyptienne. Cette réunion poserait les bases d'une décision que devrait prendre Bill Clinton dimanche ou lundi. Décision qui mènerait à défaut d'un accord de paix global à un accord de principe sur l'arrêt des violences. Un retour à la paix qui inspirerait du soulagement aux Américains inquiets d'une période instable pendant la transition présidentielle aux Etats-Unis.
Face à la stratégie de Bill Clinton et aux auspices sous lesquelles s'annonce la réunion du Caire, Nabil Chaath a déclaré que "l’heure n’est pas aux déclarations qui n’ont pour but que de satisfaire un président sur le départ ou un Premier ministre en perdition", à propos du Premier ministre israélien Ehud Barak, démissionnaire. "A l’évidence, M. Barak est plus intéressé par des progrès dans sa campagne électorale que dans le processus de paix", a ajouté ce proche du président palestinien.
"Parvenir à un accord en dix jours nécessiterait des changements significatifs dans leurs (les Israéliens) positions sur l’occupation. M.Clinton a essayé pendant huit ans. Quel miracle pourrait se produire si les Israéliens en restent là où ils sont?", se demande-t-il.
Enfin, à propos des négociations à venir, Nabil Chaath a précisé que le retour des 3,7 millions de réfugiés palestiniens constituaient le principal noeud faisant obstacle à une résolution du conflit.