Plus de la moitié de la population israélienne a déjà reçu au moins une dose du vaccin (60%) contre le coronavirus. Le pays le plus avancé au monde dans la vaccination commencerait-il à connaître quelques couacs?

D'après le Jerusalem Post, 700 000 doses de vaccin étaient attendues ce dimanche en Israël, mais la société pharmaceutique a interrompu la livraison en raison d'un impayé de la part de l'Etat hébreu. Le pays n'a pas encore réglé le paiement de 2,5 millions de doses déjà fournies.

De hauts responsables de la firme auraient dit ne pas comprendre comment une telle situation puisse se produire dans un pays organisé et auraient qualifié Israël de "République bananière", selon la radio de l'armée israélienne, contrôlée par l'Etat.

Le laboratoire pharmaceutique a déclaré lundi avoir achevé toutes les livraisons de vaccins en Israël dans le cadre de son accord initial, signé en novembre 2020, et envisage un nouveau contrat afin de fournir plus de doses à l'Etat hébreu, seul commentaire officiel à ce jour."La société travaille actuellement avec le gouvernement israélien pour mettre à jour l'accord, afin de fournir des vaccins supplémentaires au pays", a déclaré Pfizer à l'agence de presse Reuters. "Pendant que ce travail se poursuit, les expéditions peuvent être ajustées".

Cette première commande, pour un nombre de doses indéterminé, s'élevait à un montant de 2,6 milliards de shekels (665 millions d'euros), a révélé le Parlement israélien (Knesset). Le pays a ensuite voulu passer une commande de 36 millions de vaccins supplémentaires, destinés aux enfants, en février. Mais une querelle au sein du gouvernement entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le secrétaire à la Défense, Benny Gantz, n'a pas permis au gouvernement de se mettre d'accord sur un achat de doses supplémentaires.