Près de 1.800 plaintes belges

Monde

Hubert Leclercq

Publié le

Près de 1.800 plaintes belges
© F. Domagne / SID
De quoi souffrent donc nos militaires?

BRUXELLES Depuis près d’un an, l’armée belge a fait parvenir un questionnaire aux 12.000 hommes qui ont été envoyés sur le terrain en ex-Yougoslavie. Jusqu’ici près de 9.000 réponses ont été envoyées sur base volontaire. Conclusion: “Approximativement 1.800 plaintes ont été recensées”, explique le médecin colonel Vilet.
Un médecin militaire qui refuse l’amalgame entre ce qui est présenté comme le syndrome des Balkans et les cas de cancer qui pourraient être liés à l’utilisation d’armes à uranium appauvri. Pour le médecin, si les questions restent bien plus nombreuses que les réponses sur ces dossiers, il ne fait guère de doutes que l’uranium ne peut être incriminé dans le syndrome des Balkans. “D’abord parce que les armes à uranium appauvri ne concernent quasi exclusivement que le Kosovo. Ailleurs, en ex-Yougoslavie, l’utilisation de ces armes fut circonscrite à quelques zones de Bosnie et à la zone d’exclusion qui entoure Sarajevo.”
Alors quid des plaintes relevées dans les questionnaires rendus par les militaires. “Il faut nous laisser le temps de dépouiller ces questionnaires”. Bref, un no comment diplomatique et prudent. “Cela va du mal au dos, aux maux de tête ou aux troubles de la mémoire. Il faut maintenant savoir s’il y a des points communs entre ces plaintes. Les Hollandais, qui sont aussi en pointe sur le suivi médical de leurs troupes présentent à peu près les mêmes pourcentages de plaintes, soit entre 15 et 20 %.”
Pour le toubib, le travail d’analyse va seulement commencer. “On ne peut tirer des conclusions maintenant. Il faut être prudent. Imaginez que les maux de dos n’apparaissent, au fil des missions, que chez des militaires affectés à la conduite des poids lourds surchargés sur des routes en mauvais état, c’est un problème réel, mais cela n’a rien à voir avec les armes utilisées. La prudence est de rigueur et aucun critère ne doit être omis.”
Et pour ce qui est du Kosovo. “La zone où nous sommes déployés n’a pas été touchée par de l’uranium. De toute façon, on dispose de moyens de détection pour l’uranium. Nous avons, jusqu’ici, procédé à 3.627 analyses d’urine et aucune ne s’est révélée positive.”

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