Ce dimanche 10 avril avait lieu le premier tour de l'élection présidentielle française. Sans surprise, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête du scrutin marqué par une forte abstention (26,31%). Selon les résultats définitifs, le président sortant se place en tête avec 27,84 % des voix, contre 23,15 % pour Marine Le Pen. Arrivé en troisième position, Jean-Luc Mélenchon compte 21,95 % des voix.

Loin dernière arrivent ensuite Eric Zemmour avec 7,07 % des voix, suivi de Valérie Pécresse (4,78 %), Yannick Jadot (4,63%), Jean Lassalle (3,13%), Fabien Roussel (2,28%), Nicolas Dupont-Aignan (2,06%), Anne Hidalgo (1,75%), Philippe Poutou (0,77% et Nathalie Arthaud (0,56%).

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23h10 : "La candidate de la dépendance à la Russie"

Emmanuel Macron a donné une interview à nos confrères de La Voix du Nord. "Moi, j’ai entendu Madame Le Pen. Un jour, elle proposait aux Français de se vacciner, le lendemain elle était contre. Elle était pour soigner les Francais à l’hydroxychloroquine, ou pour les vacciner au vaccin spoutnik. Madame Le Pen, c’est une démagogue. C’est quelqu’un qui dit aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre au moment où ils veulent l’entendre", estime Emmanuel Macron. 

"Marine Le Pen, c’est la candidate de la dépendance à la Russie. Son projet est un projet de fracture de la société. Quand il y a encore quelques jours, elle dit qu’on n’aura plus le droit de porter le voile dans la rue, ce n’est pas la République."

21h43 : Fabien Roussel a-t-il des regrets après le score de Mélenchon ?

Sur les ondes de France Inter ce matin, l'Insoumis Adrien Quatennens faisait le comptes. "Le poil de fesse qu'il manque à Jean-Luc Mélenchon pour être au second tour de l'élection présidentielle, on peut le nommer. Quand vous voyez que ce matin que Marine Le Pen est un point devant Jean-Luc Mélenchon, et que Fabien Roussel fait deux points et demi... Oui, ces voix nous ont manqué. Incontestablement", estime le député.

Alors l'émission Le Qotidien a demandé à Fabien Roussel s'il avait des regrets. "Je vous demande ce soir de respecter les centaines de milliers de voix qui ont fait le choix de voter pour des jours heureux et pour des propositions originales que j'ai été le seul à porter", a répondu l'homme en haussant le ton. "S'unir n'aurait donc pas permis une candidature au second tour ?", insiste le journaliste. "Il y a eu plusieurs candidatures à gauche et pas que la mienne. Chaque électeur a voté en conscience et il faut respecter leur choix. Mais tout cela doit nous interpeller collectivement", insiste le communiste français.

21h37 : Ca peste au bureau des Républicains (LR)

Le bureau politique de LR a voté lundi à une large majorité pour une absence de consigne de vote pour le second tour, indique Franceinfo sur son site internet. Un bureau politique lors duquel l'ambiance n'était évidemment pas au beau fixe, après la défaite historique de Valérie Pécresse. "En décembre, on lui a donné une Rolls et elle nous rend une Lada", fustige un cadre du parti qui estime aussi que cette défaite est à 90% de la faute de la candidate.

"C'est la défaite de ceux qui ont tenu une ligne qui nous mène dans le mur depuis trop longtemps. Fillon, Wauquiez et le reste de l'orchestre..." regrette un membre du bureau politique. "C'est le calendrier de [Christian] Jacob qui nous a foutus dedans. En 2016, les mecs étaient candidats depuis 2-3 ans, ils avaient eu le temps de construire leur candidature. Il y avait un juppéisme, un sarkozysme, un fillonisme. Là, il n'y a pas de pécressisme !", lâche un autre cadre LR.

21h01 : Ces villes et villages dans lesquels chaque candidat a obtenu le plus de voix

Certaines villes avaient vraiment un chouchou lors de ce premier tour de l'élection présidentielle.

20h47 : "Il y a deux France qui se font face"

Dans l'émission Le Quotidien, le politologue Dominique Reynié est commenté le choix que les Français vont devoir poser lors du deuxième tour de l'élection présidentielle. "Sur l'affiche de la finale, il y a bien les deux France", estime le politologue. "Il faut toujours contraster et amener des précisions. Mais on a quand même une France diplômée VS une France qui ne l'est pas. Une France qui va bine VS une France qui va mal. Une France des grandes villes VS une France périphérique. Une France qui est à l'aise dans la globalisation VS une France qui en a peur."

"C'est fascinant de voir à quel point, nous avons un deuxième tour entre deux candidats qui sont frontalement opposés pratiquement sur tout. Tout les sépare et tout va séparer leur électorat évidemment", conclut l'analyste politique.


20h34 : Marine Le Pen dénonce les crises "100% Macron"

Marine Le Pen a repris, pour le second tour de la présidentielle, sa campagne de terrain dans une ferme de l'Yonne lundi, en accusant son adversaire Emmanuel Macron d'être "100%" responsable des crises, comme celle des "gilets jaunes", et de ne pas anticiper celle de l'inflation.

"J'aime bien la boue". La candidate du Rassemblement national a dû contourner plusieurs flaques d'eau en visitant l'exploitation céréalière de Thierry et Dominique Blanc, à Soucy, inquiets de la hausse du prix des engrais ou des semences.

Au-delà de l'augmentation des prix du gaz, du fioul, de l'électricité ou des carburants, amplifiée par la guerre en Ukraine, "il y a un autre nuage noir qui arrive sur la tête des Français et qui va être l'inflation des prix de l'alimentation", prévient Marine Le Pen, qui a fait du pouvoir d'achat un thème central de sa campagne.

19h34 : Macron, compte-t-il aller à Kiev ?

"J'y suis allé pour essayer de prévenir la guerre. Mais je ne vais pas y aller pour faire une visite d'ambassade. Si j'y retourne, c'est pour trouver une solution à la guerre, rétablir du dialogue", précise le candidat-président.

19h25 : Macron veut appeler tous les candidats

Interrogé sur ce qu'il compte faire pour le climat, Emmanuel Macron assure qu'il va discuter avec les autres candidats et les autres politiques français. "Je vais appeler tous les candidats et les féliciter, et je veux déployer et discuter avec ceux qui ne m'ont pas choisi au premier tour", assure le président, sans apporter une réponse claire à la question.

19h23 : "Je veux défendre mon bilan social"

Emmanuel Macron estime que son bilan social après cinq ans est bon et veut continuer à améliorer la situation des travailleurs français. "Les Français me disent qu'ils ne vivent pas assez bien de leur travail. Donc je veux qu'on rénove le pacte social et dire que le travailleur a le droit de profiter autant que les actionnaires quand l'entreprise se porte bien".

18h45 : Emmanuel Macron en direct sur BFM TV

Le candidat-président donnait ce soir une interview spéciale à BFM TV dans un café de Carvin, du Nord-Pas-de-Calais. "Hier, les Français se sont exprimés pour le premier tour. Mon projet est arrivé en tête. Je les remercie", a commencé le candidat. "Marine Le Pen a aussi progressé, mais elle n'était pas au pouvoir et elle promet tout et son contraire."

Un des enjeux pour Emmanuel Macron est de convaincre les classes populaires. "Quand on vit dans la difficulté, on ne veut pas des mots, on veut des actes", estime le président. "On a jamais autant baissé le chômage. Et je vais continuer de les aider les chômeurs, les retraités, les bénéficiaires du revenu de solidarité active."

La retraite à 65 ans effraie beaucoup d'électeurs potentiels. "Le système n'est plus financé aujourd'hui", assure le candidat. "Et je ne veux pas diminuer les retraites de nos pensionnés. Donc on va réfléchir à une solution avec tout le monde, sans diviser les Français. On va discuter avec les gens, les politiques, les partenaires sociaux. Personne ne veut réduire le pouvoir d'achat des travailleurs. Personne ne veut réduire les pensions des retraités, mais on doit trouver une solution pour sauver le système. Les 60 ans comme Mélenchon ? C'est démago et je ne suis pas magicien", assure le président.

"On va lutter contre la fraude. On va faire ci et ça... Ça, c'est le discours du RN mais il n'y a personne qui vous explique comment on finance ces réformes. Donc on vous ment", estime Emmanuel Macron.

18h44 : Un nouveau sondage donne Macron vainqueur

Un nouveau sondage d'Ifop-Fiducial pour TF1info, publié en début de soirée ce lundi, annonce une nouvelle fois des résultats serrés avec 5 points de différence entre les deux finalistes au second tour. Il crédite en effet le président sortant de 52,5% des voix et la candidate RN de 47,5%.

18h37 : Le Medef donne son avis

Le Medef a estimé lundi que le "programme d'Emmanuel Macron est le plus favorable pour assurer la croissance de l'économie et de l'emploi", tout en alertant "sur les conséquences de celui de Marine Le Pen" avant le second tour de l'élection présidentielle.

Le programme de la présidente du Rassemblement National "conduirait le pays à décrocher par rapport à ses voisins et à le mettre en marge de l'Union européenne", assure l'organisation patronale dans un communiqué.

18h32 : Comment gouverner sans majorité à l'Assemblée ?

Pour Franceinfo, le politologue et chercheur au Cevipof Bruno Cautrès a répondu aux questions des lecteurs. "C'est sûr que cette tripartition est bien le nouveau paysage politique qui est en train de s'installer. Et d'une certaine manière, elle avait commencé en 2017. Pour que ça devienne la grille de lecture des élections locales, dont les législatives, il faudra un peu de temps encore. Mais ça peut se répliquer aux législatives, qui sont les plus nationales des élections locales", estime le politologue.

18h28 : "Une campagne et un choix médiocre"

Selon Alice Coffin, conseillère politique de Paris et militante féministe, il y a eu une campagne et un choix médiocre du parti. Mais, selon lui, le premier drame c'est l'accession de l'extrême droite au deuxième tour.

"C'est Jadot qui s'est planté et la direction du parti. Je suis désolée pour les militants. Et si mes mots sont aussi durs, c'est parce que je pense à eux", lance la conseillère avant d'assurer qu'elle a voté Jean-Luc Mélenchon.

18h10 : Une dernière réunion pour Valérie Pécresse

BFM TV indique que la candidate malheureuse des Républicains a passé un moment ce lundi après-midi à son QG de campagne dans le 17e arrondissement de Paris. Il sera libéré dès ce soir, soit deux semaines avant la date initialement prévue.

Une économie sur le loyer non-négligeable alors que Valérie Pécresse a lancé un appel aux dons puisqu'elle n'a pas atteint les 5% requis pour obtenir les remboursements de l'État.

"Elle a eu des mots sympas pour chacun d'entre nous" raconte à BFMTV un membre de son équipe de campagne. "Elle est touchée mais pas coulée", raconte un autre participant, "c'est sa première défaite aussi sérieuse, et pourtant elle avait un état d'esprit positif, c'est impressionnant".

17h44 : Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’attaquent à distance lors de leurs premiers déplacements d’entre-deux-tours

Les deux finalistes de la présidentielle sont ce lundi après-midi en déplacements respectivement à Denain (Nord) pour Emmanuel Macron et à Soucy (Yonne) pour Marine Le Pen et se taclent l'un l'autre lors de leurs prises de parole. "Quand il est en difficulté, il propose des chèques", a ainsi lancé la candidate du Rassemblement national alors qu'elle rendait visite à un cultivateur céréalier, rapporte Le journal Le Monde. Elle y abordait les conséquences de l’inflation sur les prix alimentaires et énergétiques. Par canal interposé, Emmanuel Macron, interrogé sur BFMTV a répondu à cette attaque par une autre invective : "Elle propose de baisser la TVA sur tout. Vous avez un problème, elle vous baisse la TVA, mais elle n’explique pas comment elle le finance, moi j’explique comment je finance."

16h40 : Le programme chargé d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour l'entre-deux-tours

Il peut se passer beaucoup de choses en deux semaines. Les deux candidats qui s'affronteront le 24 avril, lors du second tour de l'élection présidentielle française, en ont conscience et prévoient de nombreuses interventions sur le terrain et dans les médias.

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15h40 : La présidentielle plombe les finances de LR et EELV, dans un "état critique"

Faute de voir leurs frais de campagne remboursés, les Républicains, EELV et dans une moindre mesure le PS, se retrouvent dans une situation "critique" sur le plan financier, obligeant les deux premiers à des appels aux dons pour leur survie.

Les Républicains et EELV ont chacun contracté des emprunts bancaires pour mener leur campagne, mais ils n'ont pas passé le seuil des 5% nécessaires au remboursement par l'État de leurs frais de campagne.

La loi prévoit que les dépenses soient remboursées par l'État à hauteur de 47,5% du plafond pour les candidats ayant obtenu plus de 5% des voix, et de 4,75% pour les autres.

Le plafond des dépenses autorisées est de 22,509 millions d'euros pour chacun des deux candidats en lice au second tour et de 16,851 millions pour chacun des autres prétendants.

Les dons et aides matérielles des personnes morales, notamment des entreprises, sont strictement interdits. Ceux des particuliers sont autorisés mais dans une limite de 4.600 euros maximum.

En plus de ces dons, le candidat peut recourir à des fonds personnels, des aides de partis ou à des emprunts bancaires.

15h02 : Pour "convaincre", Macron se dit prêt à "compléter" son projet

Emmanuel Macron, décidé à "convaincre" ceux qui n'ont pas voté pour lui, s'est dit prêt lundi à "enrichir" et "compléter" son projet, précisant qu'il comptait discuter très vite avec les leaders des partis qui ont appelé à voter pour lui.

"Je ne veux pas faire comme si de rien n'était, j'ai entendu le message de ceux qui ont exprimé des voix extrêmes, y compris ceux qui ont voté pour Mme Le Pen. Je sais que des gens voteront pour moi pour faire barrage. Je veux convaincre donc peut-être compléter mon projet", a-t-il dit, comme un main tendue aux autres partis, y compris les Insoumis.

"Le projet peut être enrichi", "ce n'est pas à prendre ou à laisser", a-t-il ajouté devant la presse à Denain (Nord) où il effectue son premier déplacement d'après-premier tour où il est arrivé en tête devant la candidate d'extrême droite, talonnée par l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

"Je suis prêt à discuter le rythme et les compléments" de mon programme, a-t-il ajouté, tout en affirmant ne pas vouloir "d'accords d'appareil".

"Est-ce qu'on a répondu assez vite et fort ? non. Mais est-ce qu'il faut le repli ? Non plus", a-t-il affirmé, ajoutant être venu "expliquer la réponse sociale" de son projet avec comme credo de "refonder le pacte social entre social et capital".

"Comme il n'y a plus de front républicain, je ne peux pas faire comme s'il existait", a-t-il ajouté.

Il a précisé qu'il comptait maintenant discuter avec "chacun et chacune" des dirigeants des autres partis.

"Je vais les entendre car ils portent une part de vérité", mais "je ne crois pas que cette clarté passe par des accords d'appareils. Ces choix dépendront des échanges que j'aurai avec chacune et chacun, mais je ne veux pas préempter la discussion que j'aurai".

Il a aussi dénoncé "les facilités et les caricatures" sur son projet", reconnaissant avoir senti dans l'ancienne cité sidérurgique, qui a voté à 40% pour Marine Le Pen, "plus que de la colère, beaucoup d'inquiétudes sur le contexte politique, les vies particulières".

"Marine (Le Pen), elle essaie de vous avoir en allant sur le terreau de la pauvreté, de la révolte et de la colère" "et ça, vous ne l'entendez pas", lui a dit lors d'un long échange un électeur de Jean Lassalle au premier tour.

14h04 : LR veut qu'"aucune voix" n'aille à Le Pen, sans appeler à voter Macron

Les Républicains estiment qu'"aucune voix ne peut se porter sur Marine Le Pen" au second tour de la présidentielle, a assuré lundi le président de LR Christian Jacob, qui n'a toutefois pas appelé à voter pour le président sortant.

"Notre famille politique a toujours été et reste un adversaire déterminé" du Rassemblement national, a affirmé lors d'une conférence de presse M. Jacob, au lendemain du crash historique de Valérie Pécresse (4,78% des voix).

La motion, votée à "une très large majorité" - moins 13 abstentions et une voix contre, sur un total de quelque 130 participants - en bureau politique, martèle que "les Républicains ne sont fongibles ni dans le macronisme, ni dans le lepénisme".

"Il existe une autre voie, celle de la droite républicaine qui doit exister par elle-même", ajoute la motion qui fixe l'objectif des législatives de juin.

En 2017, après la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle, LR avait opté finalement pour un compromis excluant l'abstention face au FN et appelant à "voter contre Marine Le Pen".

M. Jacob a assuré lundi que lui-même mettrait un bulletin Macron dans l'urne, ce qui "ne vaut ni caution, ni adhésion" mais "opposition au projet politique et économique de Marine Le Pen" qui "nous conduirait au chaos".

La motion tacle aussi Emmanuel Macron qui, "par cynisme", a "organisé et pensé cette configuration de deuxième tour" et "veut nous mener vers un parti unique dangereux pour la démocratie".

"Par cette stratégie, il a contribué à faire monter des votes de désespérance. Cette irresponsabilité nous mène à ce résultat dont nous ne pouvons nous satisfaire", ajoute la motion.

13h57 : Les partis traditionnels de gauche et de droite laminés après le premier tour à l'élection présidentielle.

13h30 : Macron largement devant Le Pen au second tour, selon un sondage

Selon le baromètre OpinionWay-Kéa Partners réalisé pour Les Echos et Radio classique, qui s'est intéressé aux intentions de vote des Français pour le second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron distancerait de 10 points Marine Le Pen.

Le président sortant est en effet en tête, avec 55% des intentions de vote, gagnant un point. La candidate du RN perd quant à elle un point et s'établit à 45% des suffrages.

12h48 : Marine Le Pen se rendra dans l'Yonne

La candidate du Rassemblement national reprend elle aussi sa campagne et a finalement décidé se déplacer dans l'Yonne, pour y rencontrer un producteur céréalier, d'après les informations de BFMTV

12h43 : Emmanuel Macron est arrivé à Denain

Retour en campagne pour Emmanuel Macron. Le président sortant, en tête du premier tour est arrivé à Denain, dans le Nord de la France, ce lundi. Il a commencé ce déplacement par un bain de foule, lors duquel il a été interpellé sur les retraités. Il a aussi parlé de l'Ukraine et des vaccins anti-Covid.

© AFP

11h56 : Eric Zemmour a-t-il utilisé les données de Juifs de France ?

La Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a ouvert une instruction à propos d'une campagne de SMS envoyée vendredi par le parti d'Eric Zemmour à des personnes de confession juive. L'instance confirme donc les informations de BFMTV, comme quoi un message du candidat de Reconquête !, qui renvoyait vers une page du parti affichant un texte adressé explicitement aux juifs de France, a été envoyé à des milliers de téléphones.

Collecter des données personnelles liées à l'origine ou à la religion pour en constituer un fichier est interdit en France.

11h49 : Enquête ouverte après les violences à Rennes

Le parquet de Rennes a annoncé lundi avoir ouvert une enquête après les débordements qui ont eu lieu ce dimanche à Rennes lors de l'annonce des résultats du premier tour. Ouverte dès dimanche soir, l'enquête "vise les chefs de dégradations graves portant sur des biens d'intérêt public et biens privés lors de manifestation sur la voie publique", a indiqué à l'AFP le parquet de Rennes. Une peine de cinq ans de prison et de 75 000 euros d'amende est encourue.

11h36 : Une dure campagne s'ouvre pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen

Le président sortant Emmanuel Macron et la candidate Marine Le Pen, qui s'affronteront le 24 avril au deuxième tour de la présidentielle française, entament lundi une campagne acharnée pour convaincre des électeurs peu emballés par ce duel et aux réactions imprévisibles. "Cette élection, il va falloir aller la chercher, parce que rien n'est joué", a reconnu lundi matin le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur la radio France Inter. M. Macron, entré très tardivement dans l'arène, a été critiqué pour n'avoir pas vraiment fait campagne au premier tour.

Juste après sur la même radio, Jordan Bardella, président du Rassemblement national de Mme Le Pen, s'est dit convaincu que sa candidate bénéficierait d'un fort report des suffrages parmi "les 70% de Français qui ont voté contre" le président sortant, et a indiqué ne "pas croire" au "front républicain" contre son parti.

Trois candidats malheureux à gauche, l'écologiste Yannick Jadot (moins de 5% des voix), le communiste Fabien Roussel (2-3%) et la socialiste Anne Hidalgo (moins de 2%), ont explicitement appelé leurs électeurs à voter Emmanuel Macron. La candidate pour la droite gaulliste Valérie Pécresse a annoncé pour sa part son intention de voter "en conscience" pour Emmanuel Macron.

Les deux finalistes vont devoir mobiliser les électeurs alors que le premier tour a été marqué par une forte abstention de 25,14% et une désagrégation spectaculaire des deux partis de gouvernement de la Ve République, qui ont réalisé le pire score de leur histoire: avec moins de 5% pour Mme Pécresse, vainqueur de la primaire de la droite à l'automne, et moins de 2% pour la socialiste Anne Hidalgo.

En principale ligne de mire des deux candidats, figurent les électeurs du candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième sur les talons de Mme Le Pen avec près de 22% des voix et qui apparaît désormais en position d'arbitre.

M. Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI) a répété dès dimanche soir que "pas une voix" ne devait aller à l'extrême droite, sans pour autant appeler à voter M. Macron.

11h04 : Qui a voté pour quel candidat ?

Une analyse sociologique des tranches d'âge des votants en fonction des candidats a été dressée Institut Harris Interactive pour CNews et Europe 1 : les jeunes préfèrent Mélenchon et les retraités Macron. Retrouvez le détail ici.

10h28 : Valérie Pécresse lance un appel aux dons

"Sept millions d'euros manquent pour boucler le financement de ma campagne, je lance un appel aux dons", a lancé ce lundi Valérie Pécresse, en direct du siège des Républicains. La candidate LR n'est pas parvenue à atteindre les 5% de voix qui permettent aux partis d'être remboursé de leur frais de campagne.

"La situation financière de ma campagne est critique (...) Les Républicains ne peuvent pas faire face à ses dépenses. Je suis endettée personnellement à hauteur de 5 millions d'euros."


10h18 : La France insoumise veut "imposer une cohabitation" à Emmanuel Macron

"Quand on voit la configuration d'hier, il s'agira aux élections législatives de faire le nécessaire parce qu'Emmanuel Macron peut ne pas avoir de majorité à l'Assemblée", a déclaré le député LFI Adrien Quatennens sur France Inter. "Il peut s'agir de lui imposer une cohabitation. Si l'ensemble de celles et ceux qui ont voté Mélenchon hier renouvellent leur vote aux législatives, on est en mesure de lui imposer une autre majorité"

10h04 : "Une défaite historique" pour le Parti socialiste

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a reconnu "une défaite historique" de son parti, au lendemain du résultat du premier tour des élections présidentielle. Pour rappel, la candidate Hidalgo comptabilise seulement 1,74 % des voix. Sur FranceInfo ce matin, le premier secrétaire du Parti socialiste français est revenu sur les résultats décevant de la candidate Anne Hidalgo, qui comptabilise seulement 1,74 % des voix. "C’est une défaite historique. Ce serait idiot de ne pas le reconnaître", directement déclaré Olivier Faure, parlant d'un "score inédit" qui entraîne une "déception immense". Mais le secrétaire du PS n'entend pas "abandonner le navire" et va continuer à mener le combat avec son parti, pour "faire en sorte que, dans quelques semaines, Emmanuel Macron ne dispose pas des moyens de mener la politique qu'il entend mener".

En effet, le parti socialiste appelle ses électeurs à voter pour le président au second tour, "pour éviter le pire" selon Olivier Faure, mais espère que les électeurs de la gauche se rassembleront lors des législatives dans le but qu'Emmanuel Macron ne dispose pas d'une majorité à l'Assemblée (en cas de réélection).

9h58 : Les troubles à Rennes sont dus à "l'ultra gauche"

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a réagi aux incidents qui ont eu lieu à Rennes en marge de l'annonce des résultats du premier tour. "Ce que disent les renseignements, c’est qu’il s’agit de l’ultra gauche que je ne confonds pas avec les amis de Jean-Luc Mélenchon. Les choses se sont résorbées dans la nuit", a fait savoir le ministre sur Cnews.

9h47: "Emmanuel Macron piaffe de faire campagne", assure Bruno Le Maire

Invité de RTL, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a assuré que l'actuel président "piaffait de faire campagne". "Il sera sur le terrain dès ce lundi, il a envie de retrouver les Français, j'en suis convaincu", a-t-il continué, répondant aux critiques émises à l'encontre du chef d'Etat au sujet de son refus de débattre avant le premier tour. "Il a envie de faire campagne très librement dans cet entre-deux-tours où il y a une histoire qui s'écrit."



9h35 : Les comptes d'EELV dans le rouge

"La situation est critique, le fait de rater la barre des 5% nous met dans une très très grande difficulté", a expliqué le secrétaire national du parti écologiste Julien Bayou sur France Inter. En France, les frais de campagnes sont remboursés lorsque les candidats atteignent au moins les 5 % de voix. Le parti a dépensé environ 6 millions d'euros dans cette campagne présidentielle. "On avait fort heureusement baissé la voilure et dépensé moins que ce que nous avions prévu, mais nous avons une échéance majeure à la fin du mois de mai et donc nous devons trouver 2 millions d'euros dans les cinq semaines qui viennent", a-t-il lancé en direction des électeurs.

8h56 : "Je ne veux pas de Le Pen à la tête du pays" : Xavier Bertrand votera pour Macron

"C’est un résultat terrible", a commenté Xavier Bertrand au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, à propos du score des Républicains. "Notre pays se retrouve confronté à un choix terrible mais qui, pour moi, ne laisse pas la place à la moindre ambiguïté : entre Macron et Le Pen, je ne veux pas de Le Pen à la tête de mon pays", s'est-il exprimé sur RTL.


8h51 : Le meeting d'Emmanuel Macron aura lieu samedi à Marseille

Le Figaro confirme que le meeting prévu par Emmanuel Macron le week-end prochain à Marseille se tiendra samedi 16 avril.

8h39 : "C'est une nouvelle campagne qui démarre"

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal a exprimé "sa gratitude" envers les électeurs qui ont voté Macron. "Alors qu'on a eu cinq ans de crises, Emmanuel Macron est en tête du premier tour et améliore nettement son score par rapport au 1er tour de 2017", s'est-il exprimé sur France Inter. "Mais humilité aussi. Cette élection il va falloir aller la chercher, parce que rien n'est joué", a-t-il poursuivi en évoquant le second tour. "C'est une nouvelle campagne qui démarre, projet contre projet, valeurs contre valeurs".


"On a pu moins faire campagne que les autres parce notre candidat est aussi président de la République", a justifié Gabriel Attal, en évoquant la guerre en Ukraine.

8h28 : Ségolène Royal tacle la gauche

La socialiste a regretté que la gauche ne soit pas parvenue à s'unir pour cette présidentielle. Elle a fustigé les candidats Jadot, Roussel et Hidalgo, à qui elle reproche leur "égo" et "leur manque de perspicacité" qui a empêché de faire accéder Jean-Luc Mélenchon au second tour.

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8h14 : Les voix de Fabien Roussel "nous ont manqué, incontestablement"

"Evidemment il nous a manqué 500 000 voix, c'est-à-dire trois fois rien", regrette Adrien Quatennens, cadre de la France Insousmise. "En 2017 et 2012, les communistes étaient avec nous. Quand vous voyez que Jean-Luc Mélenchon fini à 22 % et que Marine Le Pen est 1 point devant nous, et que Fabien Roussel fait 2,5 points, oui ces voix nous ont manqué, incontestablement", a-t-il appuyé au micro de France Inter ce lundi. "Le sursaut de mobilisation en notre faveur a été là", a aussi salué le proche de Mélenchon.


8h09 : Les Écologistes se concentrent sur les législatives

"Evidemment qu'on attendait mieux, ça faisait plusieurs jours qu'on le voyait venir. C'est dur mais les écologistes en ont vu d'autres", a déclaré Marine Tondelier d'Europe Ecologie Les Verts "La question est comment on reconstruit, comment on entame la 2e mi-temps, qui est celle des élections législatives".

7h54 : Marine Le Pen, "la future présidente de la République"

L'ancien chef du Front national a salué la campagne menée par sa fille, Marine Le Pen, et son "résultat remarquable", dans les pages du Parisien. La candidate du Rassemblement national a accédé au second tour avec 23,41 % des voix. Jean-Marie Le Pen estime que tous ceux qui ont voté pour des candidats de l’opposition devraient se retrouver derrière Marine Le Pen pour battre Monsieur Macron.

7h49 : Emmanuel Macron, invité de BFMTV ce lundi soir

Le président-sortant, arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle sera l'invité de BFMTV ce lundi à 18h30, sa première sortie médiatique depuis l'annonce des résultats. Mardi, il se rendra à Strasbourg avant un grand meeting en plein air à Marseille, à une date encore indéterminée, selon les informations du Figaro. Le président-candidat prévoit également de s’exprimer ces prochains jours dans deux 20 heures télévisés.

7h46 : "C'est une défaite très grave pour la droite républicaine"


7h32 : "A Marine Le Pen de montrer qu'elle peut rassembler"

Pour le député européen Nicolas Bay, ancien proche de Marine Le Pen, qui a rejoint le parti d'Eric Zemmour, la candidate du Rassemblement national a été "bénéficiaire du vote utile". "Il n'y a aucun marchandage, c'est de manière totalement gratuite qu'on appelle à voter pour Marine Le Pen", a-t-il déclaré sur France Inter ce lundi matin, "car l'essentiel est à l'avenir de la France"


"On appelle à voter pour elle, à elle de montrer qu'elle veut et peut rassembler", a asséné Nicolas Bay.

7h20 : A Rennes, la soirée électorale s'est terminée en violences

Des débordements sont à déplorer dans la ville française de Rennes en Bretagne, après l'annonce des résultats du premier tour.

7h01 : Un grand meeting à Marseille pour Emmanuel Macron

Arrivé en tête du scrutin de dimanche, le président-sortant a déjà le second tour en ligne de mire. Selon les informations du Figaro, Emmanuel Macron a prévu un grand meeting en plein air à Marseille le week-end prochain.

6h30 : Macron l'emporterait au second tour

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se jettent lundi dans la bataille pour le second tour du 24 avril, avec cette fois un report des votes de gauche déterminant après le bon score de Jean-Luc Mélenchon ainsi que la débâcle du PS et de LR.

Car si Emmanuel Macron a fait un score plus important qu'en 2017 (27-28% contre 23-24% pour Marine Le Pen), l'écart avec sa rivale d'extrême droite s'annonce plus serré au deuxième tour, avec un score compris entre 54% et 51% contre 46%-49%, selon des sondages réalisés dimanche après le premier tour.

Les deux candidats vont devoir mobiliser les électeurs alors que le premier tour, marqué par une abstention supérieure de quatre à six points de plus qu'il y a cinq ans, entérine la recomposition de l'échiquier politique, consacrant la relégation des deux partis de gouvernement de la Ve République, qui réalisent le pire score de leur histoire: Valérie Pécresse (LR) autour de 5% des suffrages, seuil de remboursement des frais de campagne, et Anne Hidalgo (PS) avec moins de 2%.

Chacun va donc tenter de récupérer les près de 22% d'électeurs qui ont choisi l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Le candidat, qui a réussi à capitaliser sur le vote utile à gauche, a lui clairement appelé à ne pas voter extrême droite. "Il ne faut pas donner une voix à madame Le Pen!", a-t-il répété à plusieurs reprises dimanche soir.

Emmanuel Macron convaincra-t-il les électeurs de l'écologiste Yannick Jadot (moins de 5%), du communiste Fabien Roussel (2/3%) ou encore d'Anne Hidalgo, qui ont rapidement appelé à "battre l'extrême droite" en votant Macron?

Et les sympathisants de droite suivront-ils la décision de Mme Pécresse de voter "en conscience pour Emmanuel Macron pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir" et "le chaos qui en découlerait"?

"Personnellement, je ne voterai pas Emmanuel Macron au second tour", a prévenu le finaliste de la primaire LR Eric Ciotti, qui ne cache pas son amitié pour le candidat d'extrême droite Eric Zemmour, crédité de 7% au premier tour alors qu'il avait atteint jusqu'à 19% dans les sondages.

Emmanuel Macron a déjà pris l'essentiel des voix des électeurs de la droite modérée, et "va devoir aller à la pêche aux électeurs à gauche", a souligné le politologue Pascal Perrineau sur Arte dimanche soir.

6 h : Des résultats quasi définitifs

Emmanuel Macron à 27,60 %, Marine Le Pen à 23,41 %. Les résultats quasi définitifs du ministère de l'Intérieur de ce lundi confirment la tendance de dimanche. Ces scores sont établis après le dépouillement du vote de 97% des électeurs inscrits – et restent à compléter avec les résultats des Français de l'étranger.

Alors que l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon était en train de remonter dans les estimations tout au long de la soirée dimanche, il reste à la troisième place avec 21,95 % des voix.

Loin dernière arrivent ensuite Eric Zemmour avec 7,05 % des voix, suivi de Valérie Pécresse (4,79 %), Yannick Jadot (4,58%), Jean Lassalle (3,16%), Fabien Roussel (2,31%), Nicolas Dupont-Aignan (2,07%), Anne Hidalgo (1,74%), Philippe Poutou (0,77% et Nathalie Arthaud (0,57%).