Le duel entre les deux finalistes de la présidentielle continuait ce vendredi, avant le second tour du 24 avril. A neuf jours du scrutin, le président sortant garde l'avantage dans les intentions de vote (de 53 à 55%) mais avec une marge moindre qu'il y a cinq ans (64/36%). Et avec toujours plusieurs inconnues, notamment le niveau de l'abstention et le report des 21,95% de voix qui se sont portées dimanche sur le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon. Cette campagne d'entre-deux-tours ne ressemble en rien à celle du premier, qui s'était déroulée dans l'ombre de la guerre en Ukraine qui avait beaucoup mobilisé le président-candidat.

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22h : Près de 500 artistes, dont Charlotte Gainsbourg, voteront Macron

Guillaume Canet, Charlotte Gainsbourg, Marc Lévy... Près de 500 artistes et écrivains français ont affirmé vendredi qu'ils allaient voter "sans aucune hésitation" Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle française, dénonçant le programme de "xénophobie" de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen. "Actrices et acteurs du monde de la culture, du spectacle vivant, nous avons parfois eu (...) des désaccords profonds avec le pouvoir en place", indiquent ces signataires dans une tribune transmise aux médias dont l'AFP.

"Mais si pour certains d'entre nous l'issue de ce premier tour n'a pas été celle espérée (...) il n'y a pour nous, aujourd'hui, aucune hésitation (...) Nous ne mettons pas sur le même plan la démocratie et le populisme", ajoutent-ils.

"Rien dans le programme de Marine Le Pen ne nous rapproche de l'histoire de la France résistante, humaniste, généreuse et ouverte sur le monde", soulignent les signataires parmi lesquels figurent les comédiens Fabrice Luchini, Béatrice Dalle, et les chanteurs Enrico Macias ou Thomas Dutronc.

"Nous ne pouvons imaginer, à la tête de la France, une candidate dont le programme reste celui de la xénophobie et du repli sur soi, une candidate qui a fait alliance avec des puissances totalitaires et bellicistes", poursuivent-ils.

"Nous ne pouvons imaginer le sentiment du peuple ukrainien envahi, bombardé et massacré, lorsqu'il découvrira que nous avons élu une complice du chef du Kremlin à la tête de notre pays", assurent encore les signataires.

Une cinquantaine de personnalités du monde sportif, dont la judoka Clarisse Agbégnénou, le handballeur Nikola Karabatic, l'ex-basketteur Tony Parker et l'ex-nageuse Laure Manaudou, avaient déjà signé une tribune mardi dans le journal Le Parisien appelant à voter pour Emmanuel Macron et refusant "une présidente d'extrême droite".

"Si nous sommes pleinement conscients des difficultés que traversent de nombreux Français, nous avons la conviction que le vote pour un parti qui mettrait en danger les valeurs républicaines serait le pire des remèdes", écrivaient ces sportifs.

19h : Europe 1 épinglée pour non respect du temps de parole durant la campagne

La radio Europe 1 a reçu un avertissement du régulateur de l'Audiovisuel français (Arcom, ex-CSA) pour n'avoir pas respecté la règle de l'égalité du temps de parole entre les candidats avant le premier tour de l'élection présidentielle.

19h25 : 500 personnalités du monde de la culture appellent à voter Emmanuel Macron

Dans une tribune publiée par le Parisien, près de 500 artistes appellent à voter Macron, "sans illusions, sans hésitations et sans trembler". Des personnalités du cinéma et du petit écran, mais aussi des écrivains, des musiciens, des chanteurs, des directeurs de théâtre ou encore des chorégraphes tirent le signal d’alarme.

"Le 10 avril dernier, l’extrême droite, pour la troisième fois de l’histoire de la Ve République, est au second tour de l’élection présidentielle, aux portes du pouvoir. Jamais elle n’a été aussi près de l’emporter. Aujourd’hui, ce que l’on appelait autrefois le front républicain se fissure. Nous en sommes consternés", écrivent-ils.

Parmi les signataires se trouvent notamment Jane Birkin, Pierre Arditi, Béatrice Dalle, Gilles Lellouche, Clara Luciani, Fabrice Luchini, Matthieu Chedid...

18h30 : Benoît Hamon appelle à voter contre l'extrême-droite, "sans hésitation"


16h58 : "Mon projet n'est pas du tout radical, c'est un projet extrêmement raisonnable", se défend Marine Le Pen

En déplacement dans le Vaucluse, la candidate d'extrême droite a défendu un projet "pas du tout radical" et "extrêmement raisonnable" en fustigeant une "oligarchie" et un "système qui cherche à se défendre". "On a la possibilité de sortir d'un système qui se perpétue depuis 30 ans, il est assez normal que le système cherche à se défendre, y compris de la manière la plus brutale qui soit, à base d'anathèmes, de diffamations et d'injures", a-t-elle estimé lors d'un point presse, au lendemain d'un meeting à Avignon.


15h58 : Plusieurs manifestations organisées à Paris ce week-end

Ce week-end de l'entre-deux-tours sera marqué par plusieurs manifestations dans la capitale. Un premier grand rassemblement contre l'extrême droite est prévu à 14h samedi, à l'initiative de Ligue des droits de l’Homme, de plusieurs syndicats professionnels et étudiants, et d'associations et collectifs. "L’extrême droite est à nouveau présente au second tour de l’élection présidentielle, forte d’un niveau de voix jamais atteint. Nous refusons de la voir accéder au pouvoir", plaide le communiqué.

Plusieurs autres manifestations auront lieu : Gilets jaunes, anti-pass sanitaire et les Patriotes, le parti fondé par l'ancien proche de Marine Le Pen, Florian Philippot, organisent une manifestation d'opposition à Emmanuel Macron.

15h24 : Emmanuel Macron finalement interviewé par Anne-Sophie Lapix jeudi

Alors que les deux candidats au second tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen avaient refusé que la présentatrice du JT de France 2 anime le débat de l'entre-deux-tour, le président-sortant est revenu sur sa décision et a accepté une interview par Anne-Sophie Lapix. Emmanuel Macron sera ainsi l'invité de France 2 jeudi soir prochain, au lendemain du débat face à Marine Le Pen, aminé par Léa Salamé et Gilles Bouleau.

14h49 : Marine Le Pen assure qu'elle ne reviendra pas en arrière sur le Mariage pour tous

En campagne sur le marché de Pertuis (Vaucluse), la candidate du Rassemblement national a été interpellée par une jeune femme à propos du Mariage pour tous : "Moi, je suis mariée à une femme. Est-ce que vous comptez changer quelque chose ?". "Non je l'ai dit hier soir dans mon meeting, je ne retirerai aucun droit aux Français", a répondu Marine Le Pen.


14h23 : Dans le Vaucluse, Marine Le Pen invectivée par des manifestants hostiles

La candidate du Rassemblement national est en déplacement à Pertuis (Vaucluse) ce vendredi. Elle s'est rendue dans un marché, où elle a été pris à partie par des manifestants. Le service d'ordre la candidate et les contestataires ont échangé des coups. "On ne veut pas de fachos", Marine casse-toi", "raciste", a-t-on pu entendre crier de la part des opposants à Marine Le Pen.


Un couple d'Ukrainien, qui a fui la guerre, est aussi venu protester contre la candidate.

13h03 : Le PS appelle à voter pour Macron "pour faire barrage à l'extrême droite"

Le parti d'Anne Hidalgo, qui a obtenu moins de 2% des suffrages au premier tour, a appelé à voter pour Emmanuel Macron pour "sauver la démocratie". "On a tous envie de dire merde, mais le 24 avril, on vote 'Macron' pour faire barrage à l’extrême droite", a écrit Olivier Faure, le premier secrétaire du PS dans un communiqué. "Le 24 avril, on sauve la démocratie, on ne choisit pas un programme", a-t-il ajouté. Il a précisé que des affiches appelant à voter pour le président sortant allaient être lancées. Le parti "fera obstacle au projet d'Emmanuel Macron" en juin, a-t-il cependant rappelé.


11h55 : Le parti de Yannick Jadot a déjà reçu plus d'un million d'euros de dons

Julien Bayou, le secrétaire national du parti de Yannick Jadot, a annoncé de vendredi que son parti Europe Ecologie-Les Verts avait déjà reçu 1,2 million d’euros depuis l’appel aux dons. "C'est un immense soulagement", a-t-il commenté à l'occasion d'une conférence de presse. "Après le vote utile, le chèque utile!" Le candidat écologiste n'a rassemblé que 4,6% des votes au premier tour.

11h26 : Marine Le Pen en campagne dans le Vaucluse

La candidate d'extrême droite vient d'arriver sur le marché de Pertuis, dans le Vaucluse. Elle a été accueillie par des partisans qui chantaient la Marseillaise, mais aussi sous les sifflements et huées de plusieurs personnes. Devant la presse, Marine Le Pen a estimé que "la brutalité qui est exprimée à [s]on égard est proportionnelle aux chances qu’[elle] a de gagner cette élection". Elle s’est défendue de toute "radicalité".

"Je pense que je vais être élue présidente de la République", a-t-elle également ajouté, confiante. La candidate a également moqué les soutiens reçus par Emmanul Macron. "Écoutez, j’ai presque envie de faire une affiche Hollande, Lionel Jospin, le Medef, le Luxembourg, soutiennent Emmanuel Macron. Vous voyez, c’est en soi, c’est presque une publicité pour ma candidature. Je crois au contraire que je force le système à montrer qu’en réalité, il souhaite se perpétuer".

"C'est un front qui n'a rien de Républicain", a dénoncé Marine Le Pen. "On a la possibilité de sortir d'un système qui se perpétue depuis trente ans. Il est normal que ce système essaye de se défendre, de la manière la plus brutale qui soit, à base d'anathèmes, de diffamations et d'injures".

© AP

10h22 : Emmanuel Macron revient sur le soutien de Nicolas Sarkozy et François Hollande

Le président a nié tout pacte secret avec l'ancien président de la république Nicolas Sarkozy. "Non il n’y a pas de pacte secret, ce n’est pas mon tempérament", a-t-il affirmé. Emmanuel Macron avait déjà nié mercredi avoir passé un accord avec l’ancien président de la République, avec comme condition du soutien affiché de ce dernier pour sa réélection, le nom d’un futur premier ministre de droite. Il a considéré que le soutien des deux anciens présidents était "une chance". "Je les en remercie".

Le candidat est également revenu sur la nomination d'un premier ministre issu de la gauche. "Je n'exclus jamais rien", a-t-il assuré. "Dans l’histoire de la cinquième République, il n’y a jamais eu un président qui a autant été cherché des talents en dehors de sa propre majorité", a-t-il ensuite ajouté.

Enfin, au sujet du débat de l'entre-deux-tours et de son enjeu, il conclut : "Un entre-deux-tours, ça dure 15 jours, pas qu’une soirée. J’ai conscience que Mme Le Pen a pris beaucoup de temps pour s’y préparer".

9h31 : "Les difficultés familiales que j'ai moi, ça nous appartient"

Lors de l'interview, les tensions avec Marion Maréchal ont été évoquées. Marine Le Pen a appelé au respect de sa vie privée. "Vous atteignez ma vie privée", s'est-elle défendue, ce à quoi Apolline de Malherbe lui a répondu qu'il s'agissait de vie politique. "Les difficultés familiales que j'ai moi, comme tous les Français, ça nous appartient. (...) Ce que je peux vous dire c'est que Marion a appelé à voter pour moi pour le second tour", a alors assuré la candidate d'extrême droite.

Elle a également déclaré que les personnes qui avaient quitté le RN pour rejoindre le parti d'Eric Zemmour ne la concernaient plus. "Ce n'est plus mon problème, c'est le problème du RN, c'est le problème de Jordan Bardella (...) Je ne suis plus présidente du Rassemblement nationale", a-t-elle insisté. "Présidente de tous les Français, je serais au-dessus des factions".

Ni ceux qui sont partis ni sa nièce ne seront dans son gouvernement, a enfin assuré Marine Le Pen.

9h28 : Macron s'oppose à Le Pen sur le port du voile

La question du voile dans l'espace public divise les candidats. Emmanuel Macron s’est opposé ce vendredi à toute interdiction dans l’espace public. "J’ai défendu en 2017 le statu quo, si je peux dire, puisque déjà, il y a cinq ans, exister dans le débat, le fait d’interdire le voile à l’université, par exemple. Je me suis toujours opposé à cela. Regardez les cinq ans qui viennent de s’écouler. Est-ce que j’ai changé quelque règle que ce soit ? Non, non, et là, nous sommes dans une situation où on est aujourd’hui, il y a face à moi un projet d’extrême droite qui consiste à proposer ce que la France soit le premier au monde qui interdise le voile dans l’espace public", a-t-il répondu à une étudiante présente pour l'interroger.

Le candidat LREM en a profité pour tacler sa rivale, assurant que la question du voile n'était pas "une obsession" pour lui. "Je n’ai pas dit que c’était contraire à l’égalité femmes hommes. Je n’ai jamais dit ça. C’est pour ça que j’ai demandé à cette jeune fille quand j’étais à Strasbourg, il y a quelques jours. Est-ce que c’est votre choix, elle m’a dit oui, c’est mon choix. Parce que ce qui existe aussi, ne soyons pas naïfs. Il y a des quartiers où les jeunes filles ne voudraient pas avoir de voile et il y a des quartiers d’ailleurs où elles les enlèvent dès qu’elles quittent le quartier puis le remettent. Toutes ces situations existent. (…) À titre personnel, pour moi, la question du voile n’est pas une obsession".

9h15 : Blocage à la Sorbonnne : "Ils ont séché le cours Démocratie?"

Interrogée sur les blocages des étudiants de la Sorbonne, Marine Le Pen a critiqué l'attitude de "ces petits jeunes". "Ils ont séché le cours Démocratie ou quoi? Ils étaient en vacances pendant ce cours? Ils étaient où?", a-t-elle ironisé. "Ces petits jeunes devraient respecter la démocratie plutôt que de s'opposer à la volonté exprimée par les Français", a déclaré la candidate, assurant que c'était sa réponse aux étudiants? "Et c'est encore pire pour des étudiants de Sciences Po qui travaillent sur nos institutions. Ils devraient plutôt faire des campagnes pour inciter les jeunes à aller voter", a-t-elle conclu.



8h57 : Marine Le Pen veut interdire les "uniformes islamistes"

"En France, toutes les femmes doivent pouvoir vivre librement", a assuré la candidate d'extrême droite, manière de justifier sa volonté d’interdire le port du voile dans l’espace public. "Je veux lutter contre l’idéologie totalitaire islamiste. J’interdirai les uniformes islamistes", a-t-elle ajouté, assurant qu'une loi définirait ce que sont de tels vêtements.


8h50 : Le quinquennat de Macron, "un gouvernement par un petit nombre pour un petit nombre", dénonce Le Pen

Au Micro de RMC et BFM TV, la candidate du RN a assuré que ceux qui font barrage à son parti sont "ceux qui ont le plus bénéficié de la politique d’Emmanuel Macron". Elle a défini la politique d'Emmanuel Macron comme un "gouvernement par un petit nombre pour un petit nombre". "Certains ont bénéficié de la mondialisation sauvage, ils y vivent très bien ; je crois que l’immense majorité du peuple français le vit en réalité très mal", a-t-elle poursuivi.

Marine Le Pen a ensuite assuré que la révision de la Constitution qu'elle propose respectera la hiérarchie des lois et qu'il ne s'agissait pas d'une "mise en cause" du texte fondamental. La candidate a également rappelé qu'elle souhaitait faire prévaloir les intérêts de la France sur les traités internationaux. "Il n’y a personne au-dessus du peuple français, il est souverain, c’est lui qui décide", a-t-elle déclaré. "Je veux faire une utilisation plus fréquente, plus normalisée du référendum".

"Je veux qu’on arrête de faire de la consultation des Français un choix sur les personnes, je veux qu’on fasse des choix sur des projets" a toutefois souligné la candidate, qui ne s'est pas engagée à quitter le pouvoir en cas d'échec. Elle est également revenue sur ses déclarations concernant un référendum sur la peine de mort, expliquant que c'était impossible.

8h43 : Emmanuel Macron présentera son projet pour l'écologie à Marseille, lors de son meeting de samedi

Le candidat de LREM a assuré qu'il présenterait son programme, comme affirmé en début de semaine. L'annonce sera faite lors de son meeting de Marseille, prévu à Marseille. Emmanuel Macron a "complété" son projet avec des mesures puisées dans les programmes de candidats de gauches, notamment Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. "J’y reviendrai demain à Marseille, sur des sujets de qualité de l’eau, qualité de l’air qui étaient dans plusieurs autres projets, je pense qu’on peut aller plus loin en s’inspirant en effet de plusieurs propositions faites par d’autres."


8h38 : "Si on se met à contester toutes les règles, ça devient l’anarchie"

Le président candidat est l’invité de Franceinfo ce vendredi. L'interview, qui doit durer une heure, a débuté en revenant sur le blocage de la Sorbonne par des étudiants contestant le duel du second tour. Selon eux, les deux votes constitueraient une impasse. "Je le conteste fortement", a répondu Emmanuel Macron, assurant qu'il reviendrait sur les questions liées à la jeunesse dans la suite de l'entretien. "Là, en effet, on parle de quelques mouvements. Je pense que la démocratie, elle est faite de règles et donc, que chacun peut se porter sur le projet dont il est le plus proche au premier tour. Et les deux projets qui arrivent en tête, il faut choisir ensuite au second. Si on se met à contester toutes les règles, ça devient l’anarchie".

Le président candidat a ensuite contesté le fait que "l’extrême droite serait la même chose que la politique que nous avons menée ces cinq dernières années et que j’ai pu porter, et surtout que le projet que je défends". "Je revendique d’être dans le champ républicain, d’avoir une politique. Je crois que l’extrême droite, à plusieurs reprises, a contesté certaines valeurs fondamentales", a-t-il assuré.


8h30 : 10.000 votes du premier tour annulés à cause d'irrégularités

Le Conseil constitutionnel a annulé 10.000 votes du premier tour en raison d'irrégularités, rapporte BFM TV. Certains cas sont plutôt insolites, comme par exemple à Léchelle, un village du Pas-de-Calais. Le maire avait en effet décidé d'organiser le vote chez lui, dans son salon... sans isoloir ! Les 30 suffrages ont été invalidés.

A Toulouse, c'est l'intégralité des bulletins du plus gros bureau de vote de la ville qui ont été annulés. Il existait en effet des discordances importantes entre les résultats inscrits sur les feuilles de dépouillement et ceux qui se trouvaient sur le procès-verbal. La régularité des 1 479 votes n'a donc pas pu être établie.

8h : Selon Marine Le Pen, les électeurs d'Eric Zemmour peuvent se retrouver dans son programme

Invitée sur les ondes de France Bleu Vaucluse, la candidate d'extrême droite a estimé que les électeurs d'Eric Zemmour pourraient se retrouver dans son projet politique. "Je suis la candidate qui va protéger la société française. (...) Ils savent que je souhaite arrêter une immigration devenue totalement anarchique dans le pays et que je suis attachée à défendre notre identité, notre tranquillité, notre sécurité".

Quant à l'uirgence écologique, la candidate affirme que la solution est le "localisme". "Il faut que l'on rapatrie nos outils de production : c'est ça la véritable protection de l'environnement".

7h55 : Le programme de Marine Le Pen n'est pas cohérent, estime Jean-Michel Blanquer

Selon Jean-Michel Blanquer, ministre français de l'Éducation national, voter Le Pen "c'est l'aventure, dans le pire sens du terme". C'est ce qu'il a estimé ce vendredi matin, invité sur le plateau des "4 Vérités", sur France 2. "Les mesures ne sont pas financées, le programme n'est pas cohérent. Elle a additionné des choses qui sont faites pour séduire des secteurs", a-t-il ajouté.

Interrogé à propos des blocages étudiants à la Sorbonne, le ministre a estimé que c'est "un jeu dangereux de dire que Macron et Le Pen c'est la même chose".

7h30 : Macron et Le Pen s'affrontent par médias interposés

Ils ne se quittent plus d'une semelle. Les deux finalistes à la présidentielle Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affrontent vendredi par médias interposés, après un début de campagne d'entre-deux-tours marqué par une quête de proximité pour le président-candidat, une recherche de crédibilité pour la candidate d'extrême droite.

Après son premier grand meeting depuis le premier tour, jeudi soir à Avignon, la candidate RN enchaîne à partir de 07h45 les matinales sur France Bleu Vaucluse, puis France Bleu Provence avant de passer sur RMC-BFMTV depuis Avignon. Elle sera ensuite en déplacement dans la région.

Dans le même temps, le président sortant, qui était la veille au Havre pour parler écologie, sera l'invité de franceinfo pendant une heure en matinée, avant France 2 le soir. Gros duel médiatique à distance en perspective sur deux candidats, deux projets, deux France radicalement opposés.

7h : Le récap de la journée d'hier

L'ancien président Francois Hollande a appelé jeudi "les Français à voter pour Emmanuel Macron" au second tour de la présidentielle le 24 avril, au nom de la "cohésion de la France" et de son "avenir européen". "L'essentiel, c'est la France et sa cohésion" et "son avenir européen" alors que la candidate du RN Marine Le Pen "remettrait en cause nos principes" et "nos valeurs", a déclaré l'ancien dirigeant socialiste, invité du 20H de TF1.

La victoire "n'a jamais été aussi proche": Marine Le Pen a lancé jeudi à Avignon un appel aux "patriotes de droite, patriotes de gauche" pour "faire barrage" à Emmanuel Macron lors du second tour de la présidentielle. Le président-candidat s'adressant pour sa part au Havre à la fibre écologique des électeurs.