Un déplacement consacré à l'écologie pour Emmanuel Macron, le premier grand meeting de l'entre-deux-tours dans le sud pour Marine le Pen: les deux finalistes de la présidentielle remontent au front jeudi dans une campagne menée tambour battant avant le second tour du 24 avril.

Mobiliser les troupes dans la dernière ligne droite mais aussi et surtout convaincre les indécis et les 12,8 millions de personnes qui se sont abstenues dimanche. Si les sondages donnent pour l'instant Emmanuel Macron vainqueur (53 à 55%), le match retour s'annonce beaucoup plus serré qu'en 2017.

22h30: Macron se demande "quel écologiste peut voter pour Marine Le Pen" ?

Emmanuel Macron était au Havre ce jeudi afin de tenter de séduire des électeurs de gauche. Il s'est notamment interrogé sur la possibilité qu'un "écologiste puisse voter pour Marine Le Pen": "Il faut me le présenter. Parce que c'est le seul projet qui assume de casser tous les cadres et de ne pas respecter les engagements écologiques de la France", a assené le président sortant.


20h40 : François Hollande annonce qu'il votera pour Emmanuel Macron au second tour

L'ancien président socialiste François Hollande a estimé dans le 20H de TF1 que dans le cadre de cette élection présidentielle, "l'essentiel, c'est la France, sa cohésion, son avenir européen et son indépendance".

"C'est la raison pour laquelle j'appelle les Français, compte tenu de l'enjeu, à voter pour Emmanuel Macron", a-t-il déclaré.

19h50 : "Je ne retirerai aucun droit à aucun Français", affirme Marine Le Pen

Pour terminer son discours, la candidate du RN a assuré qu'elle ne voulait pas retirer des droits aux Français. "Mon projet s’articule autour du régalien et du quotidien. Une vision pour la France et une vision pour les Français. Nous sortons d’une période où l’action publique ne fût pas au bénéfice de tous mais de quelques-uns. La perspective de victoire de l’opposition leur fait perdre leur sang-froid. Un ministre important à cru bon d’affirmer “avec Marine Le Pen les pauvres vont peut-être mourir”, rien de moins", dit-elle en référence à une citation du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. "Je vous le dis de manière solennelle, je ne retirerai aucun droit à aucun Français. Avouez-le, on nage depuis trois jours dans le grand n’importe quoi, dans une paranoïa totalement puérile. Je crois que c’est un quinquennat de plus d’Emmanuel Macron qui est un risque pour le pays".

"A tous je dis “soyez libre” ne vous laissez pas intimidé par les gesticulations d’un pouvoir qui ne sait que se défendre (…) Ne vous laissez pas dicter votre vote", continue-t-elle. "Je vous propose de faire de ce 24 avril un printemps français. Un printemps pour chacun d’entre vous, pour une France plus fraternelle, plus sûre d’elle-même. Il reste dix jours pour convaincre, pour vaincre. Toutes les voix vont compter. Ne ménagez ni votre temps ni votre énergie. La ligne d’arrivée et en vue et les derniers mètres vont être difficiles", prévient-elle, avant d'appeler ses militants à se mobiliser pour la victoire.

19h37 : Marine Le Pen souhaite la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne

Marine Le Pen a assuré qu'elle lancerait "le grand chantier du ressourcement démocratique de notre pays". Elle prévoit, entre autres, d'instaurer le référendum d'initiative citoyenne, où "500 000 citoyens pourront s’emparer d’un sujet et avoir l’initiative d’une consultation". La candidate d’extrême droite promet aussi un référendum sur l’immigration, "un grand débat qui n’a jamais eu lieu".

"Je rendrai à tous les Français des villes, des banlieues ou des campagnes, leur sécurité et même leur tranquilité". Elle promet de "redonner aux femmes la liberté, le droit absolu de ne pas être harcelé dans la rue. Les femmes ne doivent plus être des proies, elles doivent être libres et respectées".

19h25 : Marine Le Pen promet de redresser le pays "en cinq ans"

La candidate du RN estime que "l’oligarchie a effondré l’école et l’hôpital public" sous Emmanuel Macron. "Il laisse 600 milliards de dettes supplémentaires à notre pays. Ce peuple, c’est vous qui subissez ce pouvoir dont vous ne voulez plus, dont, en réalité, plus grand monde ne veut. (…) Je crois que le moment est venu de fermer une parenthèse d’un système à bout de souffle. Un système centré autour d’un homme seul", a lancé Marine Le Pen.

"Nous, nous proposons au pays un projet réellement alternatif. Nous avons la passion de l’avenir, explique Marine Le Pen. Par attachement à la justice, à la vérité, à la liberté. Je crois que notre projet ressemble à la France, (…) cette France qui ne demande qu’à éclairer le monde de sa lumière. La sécurité républicaine face aux mafias. (…) L’égalité, celle de la justice sociale, de la méritocratie, celle qui donne à chacun la chance d’évoluer dans la société. (…) Il est temps de remettre la France en ordre. Nous le ferons en cinq ans" , promet la candidate, qui dénonce la succession de pouvoir "avec le même formatage".

19h : "Le 24 avril, si les Français ont à faire barrage c’est au retour d’Emmanuel Macron"

Marine Le Pen évoque l'attitude de son adversaire, "ce candidat président qui refusa d’être candidat au premier tour pour n’être que président et qui au second tour ne pense qu’à être candidat en oubliant d’être président". "Le 24 avril, si les Français ont à faire barrage c’est au retour d’Emmanuel Macron", a-t-elle déclaré, avant d'enchaîner avec une longue tirade.

"Faire barrage à l’effondrement du pouvoir d’achat des Français, au matraquage fiscal, à la retraite à 64 ou 65 ans - on ne sait plus. Faire barrage au laxisme judiciaire ; faire barrage à une immigration qui met en péril nos systèmes sociaux ; faire barrage à un nouveau quinquennat de désolation sociale et de déconstruction nationale ; faire barrage à cette caste qui nous gouverne avec arrogance".

Elle a rappelé les sorties de route d'Emmanuel Macron, "mots de mépris et d’inutile tension", de ces dernières années. "Ceux qui ne sont rien, les non-essentiels, les ouvrières illétrées, ou ceux qui fument des clopes et roulent au diesel". "Ces mots sont d’une violence symbolique terrible qui démontre un rapport de force avec le peuple", continue-elle.

Pour Marine Le Pen, "ce rendez-vous du 24 avril met face à face le bloc populaire contre le bloc élitaire".

18h45 : Marine Le Pen prend la parole à son meeting d'Avignon

La candidate du Rassemblement National commence son discours, qui doit durer un peu moins d'une heure. "Nous voilà arrivés presque au bout du chemin pour le défense du peuple (...) chemin que nous avons parcouru avec l’idée qu’il fallait que nous avons parcouru avec chevillé au corps, le sentiment qu’il nous fallait porter le message d’amour du pays, d’attachement à la nation, d’unité du peuple français. Nous avons été entendus et nous voici au second tour de cette élection présidentielle".

Quelque 4000 personnes seraient présentes sur place. "On va gagner", crient les militants présentent dans la salle.

Marine Le Pen continue en remerciant les Français qui l'ont accompagnée et soutenue "lors de ce long périple", sans qui "aucun succès" n'aurait été possible. Elle invite les abstentionnistes à venir voter lors du second tour. "Quand le peuple vote, le peuple gagne!", dit-elle. La candidate précise qu'elle s'adresse "à tous les Français". "Dès lors que c’est du pays qu’il s’agit, que c’est du futur et du bien de nos enfants dont il s’agit (...) A tous, patriotes de droite, patriotes de gauche ou d’ailleurs, je dis (...) notre seul parti c’est la France, notre seul moteur, c’est les Français, notre seul but, c’est la nation !"

18h40 : Des manifestations prévues pour dire "non" à l'extrême droite

Des dizaines de manifestations sont prévues ce samedi, à huit jours du second tour de la présidentielle, pour dire "non" à l'extrême droite. Celles-ci ont lieu suite à l'appel de nombreuses organisations et de syndicats, parmi lesquelles la Ligue des droits de l'homme, la CGT ou le Syndicat de la magistrature.

À Paris, le cortège partira de la place de la Nation à 14 heures, en direction de la place de la République. Des rassemblements sont prévus à la même heure à Lyon, Grenoble et Toulouse. À Nantes et Poitiers, le coup d'envoi sera donné à 14h30. Des marches sont également organisées à 15 heures à Dijon et Lorient.

18h12 : Marine Le Pen en meeting à Avignon, où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête lors du premier tour

La candidate d'extrême droite cherche à séduire de nouveaux électeurs. Elle tient ce jeudi, aux alentours de 18 h 30, son premier meeting de l’entre-deux-tours à Avignon. Quatre mille personnes y sont attendues. Lors du premier tour, la candidate du RN a été largement devancée dans cette ville par Jean-Luc Mélenchon (36,87 %, contre 18,94 %).

Tout comme son adversaire, Emmanuel Macron, Marine Le Pen espère récupérer les votes des électeurs "insoumis".


18h00 : pour Macron, il est "impossible de ne faire que du renouvelable, tout comme il est impossible de ne faire que du nucléaire"

Le président sortant avait opté pour une visite au port du Havre (nord-ouest) ce jeudi, où il a défendu les éoliennes, un message clair en direction de la gauche et des écologistes.

"Le renouvelable est une énergie intermittente, en raison du vent par exemple. Ce n’est pas vrai de dire que le renouvelable peut complètement remplacer une source d’électricité qui elle n’est pas intermittente, c’est-à-dire soit le gaz, soit le charbon, soit le nucléaire. Et la seule décarbonée parmi celles ci, c’est le nucléaire", a déclaré Emmanuel Macron depuis l’usine d’éoliennes Siemens-Gamesa, selon des propos rapportés par Le Figaro. Mais Macron a promis d'investir davantage dans le renouvelable: "Je propose de créer 50 parcs d’éoliens en mer d’ici 2050, c’est 40 gigawatts. On le fera en les produisant ici, avec vous". Le président sortant finira par déclarer qu'il est "impossible de ne faire que du renouvelable, tout comme il est impossible de ne faire que du nucléaire."

16h49 : Christine Lagarde à Matignon? "J'en perds la voix", dit l'intéressée

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde a refusé jeudi de commenter la rumeur la plaçant parmi les personnalités pour occuper un futur poste de Premier ministre en cas de réélection d'Emmanuel Macron à l'Élysée.

"J'en perds la voix", a répondu la Française à la question sur cette rumeur posée lors de la traditionnelle conférence de presse suivant la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE.

Le président Emmanuel Macron laisse planer le suspense sur la personne qui succédera à Jean Castex à Matignon s'il est réélu le 24 avril. L'hypothèse d'une nomination de Christine Lagarde circule de fait dans les médias depuis plusieurs mois, bien avant que M. Macron ne se déclare candidat pour un second mandat. L'ancien président Nicolas Sarkozy aurait soufflé l'idée à Emmanuel Macron, affirmait le quotidien "Les Echos" en début d'année et la rumeur n'a pas désenflé depuis.

L'ancienne ministre des Finances sous la présidence de M. Sarkozy est installée depuis l'automne 2019 à Francfort en tant que première gardienne de l'euro, après avoir été directrice du Fonds monétaire international à Washington. "J'ai un métier, j'ai une fonction" avait déclaré la Française en janvier au micro de France Inter pour faire taire cette rumeur sur son avenir. Elle dont le mandat à la BCE est prévu de s'achever en 2027 n'a "pas pour habitude d'abandonner en cours de route", a-t-elle ajouté.

Christine Lagarde était d'autant plus soucieuse de sa voix jeudi qu'elle a récemment été testée positive au Covid-19. Cela l'a obligée à participer exceptionnellement depuis son domicile à la conférence de presse en mode virtuel, comme expliqué en préambule par Wolfgang Proissl, responsable de la communication de l'institut.

16h14 : Marine Le Pen fustige l'attitude d'Emmanuel Macron

Sur Twitter, la candidate d'extrême droite a déploré l'annulation de "nombreuses émissions et interviews dans la presse" suite au refus d'Emmanuel Macron d'y participer. "Je regrette l’attitude de mon concurrent qui prive les Français d’un débat démocratique libre et ouvert", a-t-elle ajouté. L'attitude du président sortant avait déjà été critiquée par les autres candidats à la présidentielle lors du premier tour.


15h51 : Emmanuel Macron attaqué sur son bilan climatique

En sortant du Musée d’art moderne André-Malraux, au Havre, le président candidat s'est fait interpeller par plusieurs Français. Si certains l'encourageaient, une jeune femme lui a reproché de "n'avoir rien fait" pour lutter contre le réchauffement climatique. "Je vais en parler cet après-midi", a répondu M. Macron, qui doit s’exprimer dans un peu plus d’une heure depuis une usine de production d’éoliennes maritimes.

15h38 : "La gauche peut gagner les législatives", selon Fabien Roussel

Fabien Roussel a lancé un appel à Jean-Luc Mélenchon pour les élections législatives lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi après-midi. "Voyons-nous rapidement, avant même le deuxième tour pour faire gagner la gauche aux législatives. Je lui propose d’additionner nos voix. La gauche peut l’emporter", a lancé le candidat communiste.

Il s'est ensuite défendu face aux accusations des militants insoumis, qui lui reprochent de ne pas avoir retiré sa candidature à la présidentielle. "Mes électeurs auraient-ils voté pour Mélenchon si je ne m’étais pas présenté ? C’est de la politique-fiction", a-t-il estimé.

14h13 : Emmanuel Macron reconnaît avoir "beaucoup de défauts"

"J'ai beaucoup de défauts, mais quand je m'engage à faire quelque chose, je le fais", a assuré Emmanuel Macron à la fin de son interview donnée à France Bleu. Il a pris pour exemple les réformes réalisées durant son quinquennat. "Malgré les tempêtes, qu'ils s'agissent des impôts, de l'assurance-chômage, on l'a fait", a-t-il continué, avant de conclure : "Je dis les choses, y compris quand elles sont difficiles. J'essaie de les expliquer. Les engagements que je prends, je tâche de les tenir".

14h07 : Marine Le Pen vient d’arriver à Avignon

La candidate du Rassemblement national est arrivée à la gare d’Avignon avant son meeting prévu en fin d’après-midi.

13h41 : "La principale mesure pour le pouvoir d’achat, c’est de continuer à gagner par le travail", estime le président et candidat

Interrogé par France Bleu, Emmanuel Macron a assuré que "la principale mesure pour le pouvoir d’achat, c’est de continuer à gagner par le travail, c’est de continuer à créer des emplois".

Selon lui, il faut "être mieux rémunéré, vivre dignement de son travail". Il a rappelé avoir supprimé la taxe d'habitation pendant son quinquennat, ainsi que l'impôt sur le revenu pour les personnes touchant la rémunération légale minimum. La prime d’activité a quant à elle été augmentée de 90 euros par mois.

"Je veux mettre en place le dividende salarié, qui est une refonte du pacte social dans l’entreprise", a continué Emmanuel Macron. "Quand une entreprise marche bien, elle verse du dividende à ses actionnaires ; mais l’entreprise, elle tourne aussi avec ses travailleurs. Il doit y avoir en contrepartie soit de l’intéressement, soit le versement d’une prime de pouvoir d’achat", a-t-il soutenu. "Ce que je veux pouvoir faire, c'est de la porter à 6000 euros, sans charge pour l'employeur, sans impôts pour le salarié", a-t-il précisé.

13h14: Macron répond au reproche du président Zelensky

En direct sur France Bleue depuis 13h, Emmanuel Macron a réagi par rapport au reproche du président ukrainien qui déplore qu'il ne veuille pas employer le terme "génocide" pour qualifier l'offensive russe. "Les mots ont un sens et il faut tous être très prudents" , a-t-il avancé en insistant sur l'impératif "d'éviter à tout prix l’escalade, et protéger les Françaises et les Français contre une extension de la guerre", rapporte Le Monde.

"Nous avons envoyé des magistrats, des gendarmes pour aider l’Ukraine à documenter les crimes de guerre. Le mot génocide a un sens et il doit être qualifié par des juristes, pas par des politiques", a-t-il poursuivi avant de conclure que "ce n’est pas aider l’Ukraine que de rentrer dans l’escalade verbale sans en tirer toutes les conséquences".

12h31: Emmanuel Macron est arrivé au Havre

Le candidat président est arrivé au Havre où il va rencontrer des dockers et s'exprimer sur l'écologie ainsi que sur l'industrie.

© AFP

12h15: Polémique après un mail de la présidente de l'université de Nantes appelant à faire barrage au RN

Mercredi, Carine Bernault, la présidente de l'Université de Nantes, a envoyé un mail à tous les étudiants de l'établissement pour leur demander de faire barrage à Marine Le Pen. 42.000 jeunes ont reçu le message, mais aussi 4.000 membres du personnel.

Une action qui n'a pas été appréciée par le président par intérim du RN, Jordan Bardella, qui dénonce "une violation des règles de neutralité qu'impose sa fonction". "La prise de position de la présidente de l’université de Nantes, en violation des règles de neutralité qu’impose sa fonction, est une faute lourde. Les étudiants ont raison de s’en scandaliser. Soyez libres : ne vous laissez pas dicter vos choix par les amis d’Emmanuel Macron ! ", a-t-il tweeté.


11h23: "Voter Marine Le Pen c'est prendre un billet d'aller sans retour vers le Kremlin"

L'eurodéputé allemand et écologiste, Daniel Freund, était invité sur France Info ce jeudi matin. Il a estime que "l'élection de Marine Le Pen serait une très mauvaise nouvelle pour l'Europ". "Voter Marine Le Pen c'est prendre un billet d'aller sans retour vers le Kremlin", a-t-il notamment lancé.

10:35: "Marine Le Pen fait une campagne en chaussons"

Le porte-parole du gouvernement et soutien du président Macron, Gabriel Atal, a jugé ce matin sur LCI que Marine Le Pen faisait "une campagne en chaussons entre des salons d'hôtel pour faire des conférences de presse et des déplacements dans des endroits où elle a fait ses meilleurs scores". "La politique, c'est aussi aller se confronter", a-t-il clamé, en pensant très certainement aux bains de foules que multiplie Emmanuel Macron depuis lundi.

10h24: C'est officiel, Léa Salamé et Gilles Bouleau arbitreront le débat d'entre-deux tours

L'information avait déjà fuité, mais elle vient d'être annoncée par France 2 et TF1, ce sont bien Léa Salamé et Gilles Bouleau qui présenteront le débat d'entre-deux-tours le 20 avril prochain.


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9h57: Le gendarme de la campagne présidentielle homologue la profession de foi de Le Pen avec des "réserves"

On apprenait hier que la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale (CNCCEP) demandait des clarifications à la candidate RN sur sa profession de foi. Ces précisions concernaient deux chiffres avancés par la candidate RN pour démontrer l'échec du quinquennat d'Emmanuel Macron en matière de sécurité et d'immigration, que l'instance n'arrivait pas à corroborer. Le gendarme de la campagne présidentielle a finalement décidé "d'homologuer" la profession de foi de Marine Le Pen, indique aujourd'hui France Info. Il garde toutefois des réserves sur la mention "source ministère de l'Intérieur" associée par la candidate aux chiffres problématiques.

9h17: Pour l'ancien ministre François Bayrou "tout le monde a une part de responsabilité" dans la montée de l’extrême droite

L'actuel maire de Pau et ancien ministre, François Bayrou, a estimé jeudi matin sur BFMTV que la situation était "lourde de menaces". Il a ainsi souligné que "tout le monde avait une part de responsabilité" dans la montée de l'extrême droite et sa présence pour la troisième fois en vingt ans au second tour de l’élection présidentielle. "Emmanuel Macron a une responsabilité, mais il n’est pas le principal auteur de la difficulté dans laquelle nous sommes", a-t-il jugé. Le soutien du candidat-président a ensuite pointé l'ensemble des élus politiques ainsi que les médias.

8h41: 72% des Français comptent aller voter au second tour

Selon un sondage réalisé par CSA et publié aujourd'hui par CNews, 72% des Français compteraient aller voter au second tour.

8h15: Emmanuel Macron "est l’homme de la répression brutale de toutes les manifestations"

Interrogée par France 2 sur les critiques formulées par son adversaire qui l'accuse d'autoritarisme, en faisant référence à ses propos sur les journalistes de Quotidien, Marine Le Pen a rétorqué que la France n'avait jamais eu un président qui a fait preuve d'autant d'autoritarisme. "Ça me fait sourire, parce qu’on n’a jamais eu un président qui a fait preuve d’autant d’autoritarisme qu’Emmanuel Macron. C’est l’homme de la répression brutale de toutes les manifestations – d’ailleurs pas seulement des 'gilets jaunes', mais aussi de la manifestation des pompiers.(...) Donc, je ne suis pas sûre qu’il ait des leçons à donner dans ce domaine", a-t-elle répliqué, selon Le Monde.


7h45: Marine Le Pen invitée des "4 Vérités" sur France 2

Ce jeudi matin, la candidate RN a commencé sa quatrième journée de campagne d'entre-deux-tours par une interview sur France 2. Elle est notamment revenue sur l'action militante qui a perturbé sa conférence de presse hier à Paris. "Ce qui devrait scandaliser, c'est qu'on ne peut pas faire une campagne de second tour sans que les conférences de presse soient perturbées, sans qu'on soit agressés", a-t-elle ainsi déploré rapporte France Info. Cette intervention visait à dénoncer, une fois de plus, ses liens avec Vladimir Poutine. Sur le plateau de France 2, elle a parlé de crimes de guerre en Ukraine, mais pas de génocide. "À partir du moment où des civils et des armées sont ainsi assassinés, ce sont à l'évidence des crimes de guerre".


La candidate RN a également été interrogée sur les tensions qui sont nées hier entre elle et le ministre de l'intérieur au sujet de l'évacuation musclée de cette militante. "Je n'ai pas mis en cause les policiers de Monsieur Darmanin", a-t-elle ainsi assuré, selon BFMTV, avant d'expliquer "ne rien voir depuis sa position".

7h30 : Macron parlera écologie, grand meeting pour Le Pen ce jeudi

Pouvoir d'achat, réforme des retraites, diplomatie et construction européenne: le président sortant et la candidate d'extrême droite multiplient les fronts depuis lundi, défendant des projets radicalement différents en répliquant aussitôt aux attaques du camp d'en face.

Après une campagne de premier tour en pointillés en raison de la guerre en Ukraine, le président-candidat enchaîne les déplacements en région. Jeudi, il sera accueilli au Havre par son ancien Premier ministre Edouard Philippe, maire de la ville, mais pas tout à fait en terrain conquis puisque la cité portuaire, à l'instar de nombreuses grandes villes, a placé dimanche le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon en tête des suffrages, près de trois points devant Emmanuel Macron.

Après un entretien à France Bleu, le candidat Macron visitera dans l'après-midi le port, plus grande plateforme française pour les conteneurs, avant de se rendre à l'usine de production d'éolienne en mer Siemens Gamesa. Objectif: défendre les énergies renouvelables et particulièrement les éoliennes, sous le feu des critiques de la candidate RN. Mais aussi s'adresser aux électeurs à la fibre écologique, notamment à gauche, souvent sensibles à la ligne plus radicale de Jean-Luc Mélenchon au premier tour (21,95%) par rapport au "modéré" Yannick Jadot (4,63%).

Longue journée en perspective aussi pour Marine Le Pen: invitée de l'émission "Les Quatre vérités" sur France 2 à 07h30, elle répondra en début d'après-midi aux lecteurs de La Provence avant de tenir un meeting en soirée au parc des expositions d'Avignon.