Priorité au débat. Les deux finalistes de l'élection présidentielle se consacrent mardi à la préparation de leur duel télévisé du lendemain, un rendez-vous que Marine Le Pen avait complètement raté il y a cinq ans face à un Emmanuel Macron qui aura cette fois un bilan à défendre.

"Pour moi, un échec c'est parfois un coup de pied aux fesses", a confié sur TF1 la candidate du Rassemblement national qui assure avoir tiré les leçons de 2017 où elle était arrivée mal préparée et fatiguée au débat de l'entre-deux-tours après avoir multiplié les déplacements.

Le fil info:

22h17 : Christiane Taubira appelle à voter Emmanuel Macron

Dans une tribune publiée sur le site du Monde ce mardi, l'ex-candidate de gauche, Christiane Taubira, a appelé à voter Emmanuel Macron "sans condition. Sans pourtant plier la nuque" pour le second tour de la présidentielle. L'ancienne garde des Sceaux met en garde contre les dangers de l'extrême droite, devant laquelle les citoyens seront "inégaux".

20h05 : Mélenchon répond à Robert Badinter

Sur BFMTV ce mardi, l'ancien ministre de la justice a reproché à l'ex-candidat de ne pas appeler "clairement" à voter Macron. Interviewé sur le même média, Jean-Luc Mélenchon a répliqué : "Il a voté Macron au premier tour, il votera Macron au second tour. Pour lui, un homme de gauche, si au lieu de voter Macron il avait voté pour moi, il aurait contribué à éliminer madame Le Pen".

19h17: 500 votes de détenus non pris en compte lors du premier tour

Au premier tour de l'élection présidentielle française, 489 bulletins exprimés par des personnes détenues n'ont pas pu être pris en compte en raison "des manquements de l'administration pénitentiaire dans la procédure du vote par correspondance", a dénoncé mardi l'Observatoire international des prisons (OIP). Selon les chiffres communiqués par la Chancellerie, 13.672 personnes détenues - sur un total de plus de 70.000 prisonniers au 1er mars - étaient inscrits pour voter par correspondance au premier tour de l'élection présidentielle. D'après l'OIP, 11.229 détenus ont voté le 10 avril. C'est la première fois que les détenus pouvaient voter par correspondance pour une élection présidentielle.

Mais, a déploré l'OIP dans un communiqué, "489 voix n'ont pu être prises en compte, en raison de manquements de l'administration pénitentiaire dans la procédure du vote par correspondance". "Pour la majorité d'entre elles, la cause réside dans l'oubli de joindre l'attestation d'identité des personnes détenues", a précisé l'OIP.

"Une circulaire aurait depuis été adressée aux agents afin que les dysfonctionnements identifiés ne se reproduisent pas au second tour", a indiqué l'ONG, qui a suggéré notamment d'instaurer des bureaux de vote en prison.

19h10: "Je demande aux Français de m'élire Premier ministre" aux législatives, déclare Mélenchon sur BFMTV

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18h55: Mélenchon avoue "y avoir cru" le soir du 1er tour

Interrogé par nos confrères de BFM TV, Jean-Luc Mélenchon a confié ne pas être "sorti indemne" de l'élection présidentielle. "Je ne sais pas si un événement comme celui-là peut se digérer", a déclaré la figure de proue de La France Insoumise.

Le candidat, arrivé en troisième position derrière Marine Le Pen, a également avoué "y avoir cru" lorsque les résultats avec la candidate d'extrême-droite se resserraient au fil de la soirée, le dimanche 10 avril. Pour rappel, aux alentours de 23h, les résultats partiels ne faisaient plus état que de 0,8% d'écart entre les deux candidats à l'Elysée. Marine Le Pen a toutefois toujours conservé une longueur d'avance sur l'Insoumis.

18h27: On en sait plus sur la tenue du débat de ce mercredi

Comme nous vous l'annoncions plus tôt, un tirage au sort a eu lieu afin de déterminer quel candidat s'exprimera en premier lors du débat. C'est ainsi Marine Le Pen qui ouvrira le bal. Comme les deux camps n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur l'ordre des thèmes abordés, un tirage au sort a été opéré pour trancher. Macron et Le Pen s'affronteront donc en premier lieu sur la question du pouvoir d'achat. Ils aborderont la thématique internationale. A la fin du débat, figureront les sujets de sécurité et de gouvernance. "Le pouvoir d'achat en premier, cela avantage indéniablement Marine Le Pen", estime Benjamin Duhamel, journaliste politique de BFMTV. Le tirage au sort a également tranché quant à la disposition des candidats sur le plateau. Ce sera ainsi l'inverse de 2017: Marine Le Pen sera à droite et Emmanuel Macron à gauche.



18h03: Robert Badinter fustige le comportement de Mélenchon

L'ancien ministre de la Justice a critiqué le choix de Mélenchon de ne pas appeler "clairement" à voter Macron. "Il y a des moments où les choix sont décisifs pour celui qui les énonce aussi", a-t-il ajouté.

16h53: Des catholiques réclament une consigne de vote claire contre Marine Le Pen

Plusieurs voix, parmi les catholiques, réclament de prendre clairement parti contre Marine Le Pen dimanche au second tour de la présidentielle, certaines reprochant à l'épiscopat d'être trop frileux, comme il y a cinq ans.
"Davantage qu'en 2017, la candidate Marine Le Pen a la possibilité de remporter cette élection présidentielle", s'alarme le père Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon, l'un des initiateurs de la Marche des Beurs en 1983, dans une tribune au Monde lundi.

16h29: Ce qu'on observe dans les derniers sondages "n'est pas une surprise"

Dans le baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour Les Echos, l'actuel président français obtient 56% des intentions de vote (+2, par rapport au sondage de vendredi), contre 44% pour la candidate RN. A noter que la marge d'incertitude du sondage est de 2,8 points. Selon l'institut de sondage, il s'agit de son meilleur score depuis le soir du second tour, le 10 avril. "Cette remontée d'Emmanuel Macron n'est pas une surprise car jusqu'ici Marine Le Pen avançait masquée, on parlait peu de son programme", a détaillé Bruno Jeanbart, vice-président d'Opinionway, dans Les Echos. "(...) D'ailleurs on avait observé le même phénomène dans l'entre-deux-tours en 2017."

15h40: Marine Le Pen tirée au sort pour débuter le débat de mercredi soir

Un tirage au sort a été effectué ce mardi 19 avril afin de connaître le nom du candidat qui répondrait en premier lors du débat de ce mercredi. C'est Marine Le Pen qui débutera. Un autre tirage au sort a eu lieu afin de savoir quel thème allait être abordé en premier. Il s'agit du pouvoir d'achat, selon nos confrères de BFMTV.

15h21: "Marine Le Pen, c'est la candidate des illusions, des impôts, des mensonges et des discriminations", affirme le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal

Le porte-parole du gouvernement a une nouvelle fois taclé Marine Le Pen dans une interview au quotidien La Montagne. "C'est la candidate des illusions, des impôts, des mensonges et des discriminations", a lancé Gabriel Attal. "Je dénonce la mascarade du programme de Marine Le Pen. Elle veut supprimer l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, ce qui revient à dire qu'un joueur du PSG de 25 ans n'en paiera plus, contrairement à un infirmier de 32 ans."

14h51: Les premières images du plateau où se tiendra le débat de l'entre-deux-tours

Guillaume Daret, journaliste de France Télé, a dévoilé sur son compte Twitter les premières images du plateau où s'affronteront Marine Le Pen et Emmanuel Macron ce mercredi, lors du débat de l'entre-deux-tours.



14h46: Marion Maréchal annonce avoir été nommée vice-présidente exécutive de Reconquête!

Après avoir apporté son soutien à Eric Zemmour au cours de la campagne, la nièce de Marine Le Pen a annoncé ce mardi 19 avril avoir rejoint le parti de l'ancien polémiste de CNews. Elle a qui plus est été nommée vice-présidente exécutive du parti.

14h28: Marine Le Pen publie une vidéo en réponse aux "invectives" de Macron

Dans une vidéo, la candidate RN s'en est prise à l'actuel président et à ses dernières déclarations à son sujet. "Emmanuel Macron a fait le choix de l'invective et du chantage à la peur. La peur, c'est le seul argument qu'il reste à l'actuel président pour tenter de se maintenir à tout prix, prolongeant ainsi un mandat au cours duquel nos libertés auront grandement souffert."



14h15: Jean-Michel Macron estime que les Français sont "très ingrats"

Dans la même interview dont nous vous parlions ci-dessous, le père d'Emmanuel Macron a adressé un petit tacle à ses compatriotes, en saluant la façon dont son fils avait dirigé le pays. "Je trouve qu'il faut avoir beaucoup de courage et que les Français sont très ingrats mais ce n'est pas nouveau", a commenté Jean-Michel Macron.

13h53: La préparation des candidats pour le débat

Cinq ans plus tard, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se retrouvent de nouveau dans l'arène. Ce mercredi 20 avril laissera place à un nouveau débat d'entre-deux-tours. Après le fiasco de 2017, la candidate du Rassemblement national compte bien redorer son blason et se prépare au mieux pour affronter le président sortant. De fait, ce traditionnel débat, en place depuis 1974 en France, pourrait bien faire basculer les idées de votes des derniers indécis, un enjeu crucial donc.

>> Voici comment les candidats se préparent pour le débat de ce mercredi

12h19: "Marine Le Pen fait le grand écart"

Cécile Alduy, professeur de littérature française à Stanford et grand spécialiste du discours politique, a analysé le langage d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, au cours de l'émission Quotidien. "D'habitude, Marine Le Pen a un discours assez monolithique, mais en 2022 son objectif est vraiment de rassembler", a précisé la spécialiste estimant que "Marine Le Pen faisait le grand écart dans ses discours". "Elle est à la fois féministe et nataliste, pour la protection des animaux et pour la chasse." Cécile Alduy a estimé que ce discours qui dit tout et son contraire illustre la volonté de Marine Le Pen de satisfaire son électorat et en même temps d'aller chercher des voix ailleurs.

"Pour Emmanuel Macron, ce qui résume sa stratégie pour le second tour, c'est l'antithèse, c'est-à-dire de poser des antagonismes hyper contrastés pour relever les enjeux et donc d'opposer les nationalistes et les progressistes. On divise toutes les options en des systèmes antithétiques et il faut vraiment choisir", a-t-elle poursuivi sur le plateau de Quotidien. "(...) Pour Emmanuel Macron, il n'y a pas de compromis, il faut choisir."

L'experte du discours politique est revenue sur les expressions parfois surprenantes. "En analyse du discours, on appelle ça des hapax, c'est un mot qui surgit tout seul et qui ne fait pas boule de neige. Ca ressort comme une aberration lexicale. Chez Emmanuel Macron, c'est un trait de style. (...) L'idée c'est que ça surprend, ça attire l'attention. C'est à double tranchant. On peut se dire qu'un petit mot suffit pour faire bien, mais en même temps le risque c'est que ça renforce le côté arrogant. Je ne sais pas si c'est une très bonne stratégie. (...) Le vocabulaire de Macron est obsolète, très vieillot. C'est un peu l'idée aussi d'être unique. C'est un peu le premier de la classe en permanence."

Enfin, concernant le débat de ce mercredi, Mme Alduy a estimé que Macron "allait devoir diaboliser d'une certaine manière Marine Le Pen pour faire ce barrage républicain qui a du mal, sans paraître arrogant et agressif car il y a quand même des millions de Français qui ont voté Le Pen". "Comment dénigrer Marine Le Pen sans dénigrer les électeurs et en étant président de tous les Français ? Macron va devoir accomplir une difficile pirouette."



11h54: 14% des Français pensent que l'élection présidentielle serait ou pourrait être truquée

Selon une étude Ifop menée par la Fondation Reboot, 14% des Français imaginent que la présidentielle française serait ou pourrait être truquée. Si l'on s'intéresse aux supporters des candidats, ce sont les électeurs de Marine Le Pen qui pensent davantage à la possibilité que l'élection soit truquée (30%). Ils sont suivis par les électeurs de Zemmour (29%) et de Jean-Luc Mélenchon (18%).

11h32: La mise en garde du camp Macron pour le second tour

Même s'il est actuellement favori selon les derniers sondages, le président-candidat n'est pas à l'abri, ni d'un faux, ni d'une importante mobilisation de l'électorat anti-Macron, ni d'une forte abstention de la part de ceux qui pensent que l'élection est déjà jouée.

"Repensez à ce que les citoyens britanniques disaient quelques heures avant le Brexit ou aux États-Unis avant que le vote Trump n'arrive: je ne vais pas y aller, à quoi ça sert? Je peux vous dire que le lendemain ils ont regretté", a souligné M. Macron lundi soir sur France 5. "Donc si vous voulez éviter l'impensable ou quelque chose qui vous rebute, choisissez pour vous-même."

Et plusieurs de ses lieutenants, tels François Bayrou ou Edouard Philippe, ont tiré le signal d'alarme.

"À l'évidence, le front républicain n'est plus un réflexe naturel, par lassitude sans doute", a dit M. Philippe dans Le Figaro.

"On a déjà vu des peuples faire des choix qu'avec le regard de l'historien on trouve insensés. Mais ça peut arriver", a ajouté M. Bayrou dans la République des Pyrénées.

11h23: Gabriel Attal fustige à son tour les propos de Le Pen sur le port du voile

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, est revenu sur les sorties de la candidate RN sur le port du voile. "Marine Le Pen considère que la priorité pour nos policiers est d'aller pourchasser les femmes qui portent le voile pour les verbaliser", a-t-il critiqué, sur le plateau de CNews. "Moi, je pense que les policiers sont plus utiles pour la sécurité immédiates des Français pour aller traquer les délinquants, les trafiquants de drogue et pour lutter contre l'insécurité dont sont victimes beaucoup de Français."



10h54: Le père d'Emmanuel Macron défend le bilan de son fils

Interrogé par l'Est Républicain, Jean-Michel Macron - père du président français - a estimé que son fils "avait beaucoup de mérite à faire front sur tout ce qui lui est tombé sur la tête, notamment le Covid". "Face à la guerre en Ukraine, il n'y a pas beaucoup de dirigeants européens qui ont fait ce qu'il a fait", a ajouté le père d'Emmanuel Macron, qui a précisé "approuver à 90% ses décisions".

10h32: Selon les derniers sondages, l'avance de Macron se confirme


Un sondage réalisé par Ipsos-Sopra Stéria pour Le Parisien, Radio France et France Télévisions donne le président sortant vainqueur du second tour avec 56% des voix, contre 44% des votes pour Marine Le Pen. Le sondage comprte une marge d'erreur de 3,2 points. L'enquête estime que le taux de participation serait de 70 à 74%.

Selon le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio, Emmanuel Macron garde une confortable avance sur Marine Le Pen. Le président récolte ainsi 54,5% des intentions de vote et la candidate RN 45,5%.

10h18: Jean-Luc Mélenchon s'exprimera sur BFMTV ce mardi après-midi

Le candidat arrivé en troisième position lors du 1er tour de la présidentielle française prendra la parole après une consultation réalisée auprès de ses soutiens en vue du second tour.

10h14: Pour Jean Castex, "rien n'est joué"

Selon les derniers sondages, l'écart se creuse légèrement entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Mais cela ne semble pas rassurer du côté du président de la République. "Rien n'est joué et il ne faudrait surtout pas tirer de sondages l'idée que le match est plié", a mis en garde le Premier ministre Jean Castex.

L'homme politique a confié ainsi s'inquiéter du résultat de cette élection. "Ce qui me préoccupe aujourd'hui, c'est le deuxième tour de la présidentielle: je suis extrêmement mobilisé", a-t-il poursuivi.



10h01: "Le Rassemblement National crie au scandale quand on lui rappelle son histoire"

Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a une nouvelle fois fustigé la position de Marine Le Pen à l'égard du conflit en Ukraine. Il a estimé que "les atrocités" commises par les Russes n'étaient "qu'un détail" pour la candidate RN. "La RN crie au scandale quand on lui rappelle son histoire. Je ne diabolise pas, je constate que Le Pen soutient de facto la Russie", a-t-il ajouté.

8h51: Eric Dupond-Moretti estime que Marine Le Pen est "inquiétante"

Interrogé sur RTL, le garde des Sceaux a postulé que "Marine Le Pen se démasquait depuis le premier tour. "Le pouvoir d'achat, c'était l'arbre qui cachait la sombre forêt. La sombre forêt, c'est le voile. On ne peut plus s'habiller comme on veut", a commenté M.Dupond-Moretti, estimant que "tout cela était extrêmement inquiétant".

8h45 : Le gouvernement démissionnera "dans les jours qui suivent" une éventuelle réélection de Macron, assure Castex

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé lundi qu'il démissionnerait, ainsi que son gouvernement, "dans les jours qui suivent" une éventuelle réélection d'Emmanuel Macron dimanche.

Interrogé sur France Inter pour savoir s'il resterait Premier ministre jusqu'aux législatives des 12 et 19 juin, il a répondu que "tout dépend du sort des urnes dimanche", mais qu'il est "de ceux qui pensent qu'une impulsion nouvelle après la réélection du président doit être trouvée".

"Je suis de ceux qui espèrent fortement que le président Emmanuel Macron sera réélu dimanche", a-t-il souligné.

"Après cette réélection, dans les jours qui suivent, comme le veut la tradition, je présenterai ma démission et celle du gouvernement au président de la République", a-t-il expliqué.

Il s'est dit pour l'heure "extrêmement mobilisé" à la veille du second tour de la présidentielle du 24 avril, pour lequel les sondages donnent le président sortant vainqueur face à la candidate d'extrême droite, mais avec une avance moindre que lors de la présidentielle de 2017.

Le président sortant recueillerait selon les études d'opinion 53 à 55,5% des suffrages exprimés, contre 44,5 à 47% pour Marine Le Pen. Emmanuel Macron était sorti vainqueur en 2017 avec 66% des voix contre 34% à la candidate d'extrême droite.

"Rien n'est joué et il ne faudrait surtout pas tirer" des estimations avancées par les sondages "l'idée que l'élection est pliée, que le match est plié. Il ne l'est pas" et "nous devons convaincre (les Français) que le programme d'Emmanuel Macron est le meilleur pour la France et pour eux", a insisté Jean Castex.

8h00 : Le camp Chirac souligne une "situation infiniment plus grave qu'en 2017 et 2002" et soutient Macron

Claude Chirac, fille de l'ancien président Jacques Chirac, et son époux Frédéric Salat-Baroux, ex-secrétaire général de l'Élysée, ont appelé à soutenir Emmanuel Macron, affirmant à l'AFP que "pas une voix ne devait manquer" au président sortant. "Comme l'a dit Jacques Chirac durant toute sa vie, l'heure est au combat contre l'extrémisme", ont-ils ajouté, assurant que "derrière un entre-deux-tours en apparence banalisé, la situation est infiniment plus grave qu'en 2017 et 2002."

7h00 : Quoi de prévu pour les deux candidats ce mardi?

Les deux candidats vont donc se consacrer ce mardi à la préparation de leur débat. Aucun événement ne figure à l'agenda de Marine Le Pen. Alors que son entourage avait indiqué qu'elle allait se retirer dans l'Ouest, elle a dit lundi qu'elle allait préparer chez elle, dans son bureau, ce passage obligé de la présidentielle depuis 1974.

A cinq jours du second tour, la candidate du RN, qui a axé sa campagne sur la question du pouvoir d'achat, se dit "extrêmement sereine".

Par rapport à 2017, où Emmanuel Macron l'avait largement emporté (66% à 34%), le contexte a changé: les sondages prévoient un résultat plus serré, même si le président sortant est donné vainqueur dans une fourchette de 53 à 55,5%.

Et il devra cette fois-ci défendre le bilan de son quinquennat face aux attaques de sa rivale qui dénonce "une forme de profond mépris à l'égard des Français" de la part du chef de l'Etat.

Le duel mercredi à 21H00, arbitré par les journalistes Léa Salamé et Gilles Bouleau, est d'autant plus attendu que le président sortant n'a participé à aucun débat avant le premier tour, le RN l'accusant de "fuir" la discussion.

Le chef de l'Etat a répondu qu'aucun de ses prédécesseurs en fonction ne s'était prêté à l'exercice. Discret avant le premier tour, il a lui-même changé de braquet après sa qualification le 10 avril, enchaînant les déplacements, bains de foule et interviews depuis une semaine.

"Madame Le Pen s'est beaucoup préparée à ce débat" mais "un entre-deux-tours, ça dure quinze jours, pas qu'une soirée", a-t-il déclaré vendredi sur FranceInfo.

S'il semble vouloir dédramatiser l'événement, Emmanuel Macron continuera pour autant mardi à préparer avec soin un débat qu'il dit prendre "très au sérieux".

"C"est un débat crucial, dont l'enjeu, pour moi, est qu'apparaissent clairement les conséquences des deux choix possibles", affirme son allié François Bayrou, dans un entretien à La République des Pyrénées.

Plusieurs soutiens d'Emmanuel Macron ont tiré le signal d'alarme lundi face à ceux qui seraient tentés de bouder les urnes dimanche en estimant que les jeux étaient déjà faits. Même si les enquêtes d'opinion lui sont favorables, le candidat Macron n'est pas non plus à l'abri d'un faux pas et d'une mobilisation des anti-macronistes autour de Marine Le Pen.

6h00 : Coup pour coup lundi soir...

Pendant la campagne, les deux adversaires se sont jusque-là affrontés à distance, se rendant coup pour coup.

Lundi, la candidate du RN s'en est une nouvelle fois prise au président-candidat qui "a fait le choix d'une forme de brutalité, d'outrance, qui n'était pas utile". "Mais ça cache en fait la vacuité de son projet", a-t-elle ajouté.

Le président sortant a répliqué lundi soir sur France 5 que "pas beaucoup de choses ont changé" depuis "le triste anniversaire du 21 avril 2002" et la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour. "C'est une famille, un clan qui, depuis huit élections présidentielles, défend les mêmes idées".

Dans cette dernière ligne droite, les deux candidats s'efforcent aussi de séduire les partisans de l'insoumis Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième au premier tour avec près de 22% des voix, juste derrière la candidate du Rassemblement national, et qui a appelé aussitôt à ne pas accorder "une seule voix" à l'extrême droite.

Il doit s'exprimer sur BFMTV mardi en fin d'après-midi, après la consultation réalisée auprès de ses soutiens en vue du second tour, où le vote blanc ou nul est arrivé en tête avec 37,65% devant le vote Macron (33,4%) et l'abstention (29%), le soutien à Mme Le Pen n'ayant pas été proposé.