"Cette horreur dépasse la logique humaine, qu'une religion puisse armer les mains des terroristes aveuglés par la haine", a déploré Mgr Iéronymos à l'Agence de presse grecque, Ana. Le prêtre orthodoxe grec a été grièvement blessé par balles samedi après-midi à Lyon alors qu'il fermait son église par un homme seul aux motivations inconnues.

Mgr Iéronymos a estimé que "des extrémistes intolérants et fanatiques, des intégristes de la violence et de la mort se servent de la religion, l'utilisant comme une balle qui vise au coeur de la liberté et surtout de la liberté de croyance d'autrui".

Il a dénoncé tous ceux qui "se servent de la religion comme d'une arme pour éliminer tout avis différent" et "comme couteau qui massacre les droits de l'homme".

Pour sa part, le ministère grec des Affaires étrangères a dénoncé sur Twitter "l'attentat contre un membre du clergé orthodoxe d'origine grecque, près de l'église de l'Annonciation de la Vierge à Lyon".

Les autorités grecques sont "en contact avec les autorités Françaises compétentes", a indiqué le ministère.

Nikolaos Kakavelakis, âgé de 52 ans, visé par deux coups de feu, a été atteint au foie et à bout touchant. Il se trouve dans un état grave et a été hospitalisé. L'arme, un fusil à canon scié, n'a pas été retrouvée, selon des sources proches du dossier à Lyon.

Alors que la France est encore sous le choc de l'attentat contre une église de Nice, qui a fait trois morts, le procureur de Lyon a indiqué qu'"àce stade aucune hypothèse n'est écartée, ni privilégiée".