Incarcéré dans une prison de haute sécurité de Sardaigne depuis juillet 2017, il n'a pas regagné sa cellule samedi en mi-journée après une sortie.

Alors qu'un avis de recherche a été lancé dans tout le pays pour retrouver ce prisonnier condamné à perpétuité, un syndicat italien de policiers a réclamé un changement des règles de sortie, demandant la suppression des permis de sortie pour les criminels ayant déjà fui de prison.

Originaire de la province de Bergame (nord de l'Italie), Giuseppe Mastini s'était installé avec sa famille de forains "sinti" à Rome dans les années 70, avant de perpétrer son premier meurtre à l'âge de onze ans, selon l'agence ANSA.

Sa toute première évasion remonte à 1987, lorsqu'il n'avait pas réintégré sa prison. Durant sa cavale de deux ans, il avait ensuite perpétré de nombreux crimes: vols, prise en otage d'une jeune fille, meurtre d'un officier de police, blessures infligées à un autre. Il a aussi été cité dans l'enquête sur le meurtre du réalisateur Pier Paolo Pasolini.

"Johnny le Gitan" s'était également évadé de l'établissement pénitencier de Fossano (région de Cuneo, nord de l'Italie) en juin 2017, selon le même mode opératoire. Une permission accordée en 2014 avait aussi été émaillée d'irrégularités.