"Si je devais résumer mon diagnostic, il est optimiste, mais avec une bonne dose de prudence", a-t-il jugé.

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe par la pandémie, a également souffert de la pire récession parmi les pays développés.

Mais avec une campagne de vaccination rapide, le Royaume-Uni espère revenir à la normale plus tôt que prévu jusqu'à présent. Malgré un confinement en place depuis début janvier, l'organisme public OBR (Office for budget responsibility) projette que l'économie retrouvera son niveau d'avant la crise sanitaire dès mi-2022, là où l'organisme espérait atteindre ce niveau à la fin de l'année prochaine.

"Certains des effets" sur l'économie "devraient commencer à s'estomper avec l'amélioration des conditions sanitaires et la levée des restrictions", a commenté M. Bailey.

Alors que la BoE se réunira la semaine prochaine, M. Bailey a souligné que les risques pour l'économie britannique se situent à présent "des deux côtés", avec à la fois la crainte que la situation sanitaire empire, plombant l'économie, et la possibilité d'une relance rapide qui ferait grimper l'inflation.

Sur les marchés financiers, la crainte d'une inflation en hausse a poussé les investisseurs à délaisser les obligations, faisant grimper leurs taux.

La BoE examine donc à la fois la possibilité d'adopter des taux négatifs pour tenter de doper l'investissement, une mesure jamais appliquée au Royaume-Uni et à laquelle la Banque a demandé à la finance britannique de se préparer, et celle de "resserrer sa politique monétaire si c'était nécessaire".