M. Puigdemont, qui avait été arrêté le 23 septembre à son arrivée sur l'île italienne et remis en liberté le lendemain, est arrivé peu avant 11H00 (09H00 GMT) à la cour d'Appel de Sassari, acclamé par plusieurs dizaines de militants indépendantistes catalans et sardes qui scandaient "Liberté! Liberté!", a constaté une journaliste de l'AFP.

La justice italienne devra confirmer ou non la décision de la cour d'appel de le laisser en liberté. "Durant l'audience, il faudra déterminer si le mandat d'arrêt européen peut être appliqué ou non", a expliqué à l'AFP son avocat italien, Agostinangelo Marras.

L'affaire sera examinée par trois juges de la cour d'appel, dont la décision pourra faire l'objet d'un recours devant la cour de Cassation, a expliqué l'avocat. "Pour le moment le thème de l'extradition ne sera pas abordé", a-t-il estimé.

La stratégie du leader catalan est d'essayer d'amener la justice italienne à déterminer si oui ou non le mandat d'arrêt européen était en vigueur, et d'éviter la question de l'extradition.

La sédition, un crime dont l'Espagne l'accuse, ne figure pas dans le code pénal italien, ce qui rendrait une éventuelle procédure d'extradition très complexe. Dans les affaires d'extradition, la justice italienne dispose pour se prononcer d'un délai de 60 jours, qui peut toutefois être prolongé plusieurs fois.