"Les députés insoumis voteront contre cette proposition et si elle est adoptée ils voteront +non+ à la question posée", a précisé le groupe dans un communiqué.

Pour M. Mélenchon, le présupposé de la consultation est d'affirmer que "M. Macron est un défenseur de l'environnement", or "la réponse est non, c'est tout le contraire"."On ne l'aidera pas à faire croire qu'il a tenu compte de la Convention citoyenne parce que ce n'est pas vrai", a assuré le leader insoumis. "Le procédé n'est pas honnête, la question ne l'est pas et le personnage non plus", a-t-il poursuivi.

"Quand les citoyens désignent la lune, le président de la République espère que les idiots regardent le référendum", a lancé pour sa part le député socialiste Boris Vallaud. "Le référendum c'est bien, les actes c'est mieux. Nous avons le sentiment d'une promesse non tenue" à l'égard de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), a ajouté l'élu des Landes. "Pourquoi ne pas aller sur l'écocide?", a-t-il interrogé. "Des propositions ont été faites à l'Assemblée nationale comme au Sénat" sur la création d'un tel crime.

Porte-parole du groupe communiste à l'Assemblée nationale, Pierre Dharréville a, comme M. Mélenchon, mis en garde "contre une exploitation politicienne" du sujet environnemental. "S'il s'avérait que ce soit une pirouette pour des formules d'affichage, ce serait désastreux", a fait valoir le député des Bouches-du-Rhône. Emmanuel Macron a "un bilan en matière écologique catastrophique", a-t-il fustigé. Le chef de l'Etat "a un problème politique, c'est pour cela qu'il fait cette proposition".

Le président a ouvert la voie lundi à la tenue d'un référendum sur l'introduction de la défense de l'environnement dans la Constitution, au cours d'une rencontre avec les membres de la CCC qui l'ont exhorté à prendre des "décisions fortes" contre le réchauffement climatique. L'organisation de ce référendum d'ici à la fin du quinquennat en 2022 reste cependant incertaine puisqu'elle ne pourra intervenir qu'après un vote de l'Assemblée nationale et du Sénat, ce dernier étant contrôlé par la droite.