"Le pic du mois d'avril" en nombre d'hospitalisations en raison du coronavirus a été franchi en France, soit au-delà de la barre des 32.000, a-t-il par ailleurs indiqué. Un nouveau confinement a été décrété il y a deux semaines dans l'Hexagone. "Notre stratégie de confinement, fondée sur un équilibre différent qu'au mois de mars, semble produire les premiers effets attendus", a souligné Jean Castex. Toutefois, il faut rester "prudents".

"Il serait en effet irresponsable de lever ou d'alléger le dispositif dès maintenant. C'est pourquoi les règles de confinement resteront inchangées pour 15 jours."

Le contexte sanitaire demeurait préoccupant avec 4.803 patients dans les services de réanimation et plus de 42.000 morts en France depuis le début de l'épidémie de Covid-19.

Depuis 15 jours, les déplacements non essentiels sont interdits en France et le télétravail est obligatoire partout où il est possible. Les commerces non essentiels entre autres ont également dû fermer leurs portes.

Si la situation sanitaire le permet, les premières mesures d'allègement pourraient intervenir le 1er décembre, a indiqué le Premier ministre. Mais elles seraient "strictement limitées aux commerces que nous avons dû fermer" et se feraient "sur base d'un protocole renforcé".

Cette première étape "ne pourra cependant pas concerner d'autres établissements recevant du public ou les risques de contamination sont par nature plus élevés, comme par exemple les bars, les restaurants et les salles de sport", a poursuivi le Premier ministre.

Le Premier ministre Jean Castex souhaite "pouvoir permettre un nouvel allégement" pour les vacances de Noël, pour que les Français "puissent passer des fêtes de fin d'année en famille" mais il ne juge par contre "pas raisonnable d'espérer pouvoir organiser de grandes fêtes", notamment pour le réveillon du 31 décembre.

Le chef du gouvernement a enfin demandé de ne "pas relâcher" mais d'"amplifier" les efforts face au confinement, en appelant au "civisme" pour le respecter.