Monde

Cette semaine, le retour de l'ancien chef d'état UMP dans l'arène hexagonale est évoqué dans le Point. Le magazine relaye pour se faire un entretien avec l'ex-Ministre de l’Economie puis de l’Ecologie (entre 2007 et 2010) Jean-Louis Borloo. Proche de Nicolas Sarkozy, il affirme que ce dernier ne s'en cache plus et envisage un come-back en politique par "devoir" . "La question n’est pas de savoir si je veux ou ne veux pas revenir. Je ne peux pas ne pas revenir. Je n’ai pas le choix. C’est une fatalité", aurait déclaré Sarkozy. Une emphase et un sens de la formule qu'on pourrait sans peine lui attribuer, et qui viendrait confirmer cette rumeur persistante, même si elle fut maintes fois récusée.

"Vous ne pourrez jamais me détacher de mon intérêt pour la France. Je suis attaché à son destin..." Il y a quelques mois, on se souvient de cette allusion à peine voilée lors d'un déjeuner d'affaires. Et Borloo d'enfoncer le clou: "Il veut revenir, ce n’est plus une révélation ", sentiment qu'il partage avec d'autres figures importantes de l'entourage de Nicolas Sarkozy, comme Jean-Pierre Raffarin ou Gérard Larcher.

Excellent timing s'il en est, puisque la cote popularité de l'actuel président est plus que jamais en pente descendante. Selon un sondage Ifop publié par le Figaro mercredi, 46% des Français se verraient en effet volontiers (re)dirigés par Sarkozy, alors que seulement 27% d'entre-eux lui préfèrent la gouvernance de François Hollande. Enfin, au sein même de l'UMP, Nicolas Sarkozy aurait toujours le vent en poupe, puisque 27% des sondés verraient en lui le candidat idéal du parti pour les présidentielles, loin devant Juppé et Fillon.