Voici la liste des dossiers judiciaires qui peuvent embarrasser Sarkozy.

L'ex-président Nicolas Sarkozy (2007-2012) est cité dans plusieurs affaires judiciaires susceptibles de gêner ses ambitions politiques en France.

CORRUPTION PRESUMEE

Nicolas Sarkozy a été mis en examen (inculpé) en juillet 2014 pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Il est soupçonné d'avoir tenté, avec son avocat, d'obtenir des informations couvertes par le secret sur une procédure le concernant - une saisie de ses agendas - auprès d'un haut magistrat. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que ce dernier obtienne un poste de prestige à Monaco.

La justice cherche aussi à savoir comment l'ex-président a été informé de son placement sur écoutes, décidé dans une enquête sur des accusations de financement de sa campagne 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. L'enquête pour trafic d'influence est d'ailleurs née de conversations captées par les enquêteurs entre M. Sarkozy et son avocat. L'ancien président peut être renvoyé en procès ou bénéficier d'un non-lieu.

PRESIDENTIELLE 2007

Des juges enquêtent sur des accusations de financement libyen, formulées notamment par l'intermédiaire en contrats d'armement Ziad Takieddine, depuis avril 2013. D'ex-dignitaires libyens ont évoqué ce financement sans fournir d'élément matériel, d'autres ont démenti.

BYGMALION ET FAUSSE FACTURATION

Des juges financiers travaillent sur des soupçons de fausses factures et de double comptabilité, d'une valeur totale de 10 à 11 millions d'euros, pour des prestations assurées par une société évènementielle, Bygmalion, lors de la campagne présidentielle 2012. Les dépenses auraient été imputées au parti UMP pour ne pas dépasser le plafond autorisé lors d'une campagne présidentielle - 22,5 millions d'euros. Nicolas Sarkozy a réfuté l'existence d'un tel système.

MALVERSATIONS FINANCIERES POUR LA PRESIDENTIELLE 2012

La justice enquête sur la prise en charge par l'UMP de pénalités infligées au candidat Sarkozy, pour environ 400.000 euros, après le rejet de ses comptes de campagne 2012 pour dépassement du plafond autorisé. Une autre enquête pour détournement de fonds publics porte sur un meeting à Toulon (sud) fin 2011, non inscrit dans les dépenses de campagne.

ARBITRAGE TAPIE

Les juges d'instruction soupçonnent que cet arbitrage, ayant abouti en juillet 2008 à une sentence accordant 403 millions d'euros à Bernard Tapie pour régler son vieux litige avec la banque Crédit Lyonnais sur la revente de l'équipementier sportif Adidas, ne soit le fruit d'un "simulacre" pour favoriser l'homme d'affaires, avec l'aval de l'Elysée occupé alors par Nicolas Sarkozy.

SONDAGES DE L'ELYSEE

Un juge enquête sur la régularité de contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy, notamment avec la société Publifact de Patrick Buisson, alors proche conseiller du président.