Au moins d'août, 77% des répondants envisageaient de se faire vacciner.

Selon le responsable du département Santé et soins de santé au Forum Économique Mondial, Arnaud Bernaert, ces résultats sont suffisamment significatifs pour compromettre l'efficacité d'un vaccin et la fin du cycle de confinement. "Il est essentiel que les gouvernements et le secteur privé collaborent pour instaurer la confiance dans les prochaines étapes. Il est important de savoir que lorsqu'un vaccin sera prêt, il fera une différence", a-t-il déclaré.

Depuis le mois d'août, l'intention de vaccination a diminué dans 10 des 15 pays étudiés, surtout en Chine, en Australie, en Espagne et au Brésil, révèle le sondage. Plus de quatre personnes sur cinq en Inde, en Chine, en Corée du Sud et au Brésil déclarent qu'elles obtiendraient un vaccin si celui-ci était disponible, contre un peu plus de la moitié en France et environ deux personnes sur trois aux États-Unis, en Espagne, en Italie, en Afrique du Sud, au Japon et en Allemagne. Les plus grandes inquiétudes concernent les effets secondaires (34%) et les essais cliniques trop rapides (33%). Une plus petite proportion de sondés pensent que le vaccin ne sera pas efficace (10%), reconnaissent être contre les vaccins en général (10%) ou estiment que le risque de contracter le Covid-19 est trop faible (8%). "Si les chiffres de cette nouvelle étude montrent que la confiance dans un vaccin contre le Covid-19 reste importante, l'hésitation croissante est significative et souligne qu'un vaccin ne sera pas efficace si les gens refusent de se faire vacciner", a conclu M. Bernaert.

L'étude a été réalisée par Ipsos du 8 au 13 octobre 2020 sur sa plateforme d'enquêtes en ligne Global Advisor, auprès d'un total de 18.526 adultes, âgés de 18 à 74 ans aux États-Unis, au Canada et en Afrique du Sud, et de 16 à 74 ans en Australie, au Brésil, en Chine, en France, en Allemagne, en Inde, en Italie, au Japon, au Mexique, en Corée du Sud, en Espagne et au Royaume-Uni.