La période de douze mois allant de octobre 2019 à septembre 2020 se situe à 1,28°C au-dessus des températures de l'ère préindustrielle. Alors que les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, ce chiffre rapproche dangereusement la planète du plafond fixé par l'Accord de Paris.

Le pacte, conclu en 2015 par près de 200 Etats qui se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, vise à contenir le réchauffement sous 1,5°C, ou au pire 2°C, pour limiter les impacts dévastateurs des tempêtes, sécheresses et autres canicules déjà à l'oeuvre.

Mais alors que la planète s'est déjà réchauffée de plus de 1°C, elle gagne encore en moyenne 0,2°C par décennie depuis la fin des années 1970, insiste Copernicus dans son bilan climatique mensuel.

Et 2020 ne risque pas d'inverser la tendance, avec déjà les mois de janvier, mai et juin les plus chauds.

"Au niveau mondial, septembre 2020 a été 0,05°C au-dessus de septembre 2019, jusqu'alors le plus chaud jamais enregistré", indique le service européen. Soit 0,63°C au-dessus de la moyenne de la période 1981-2020.