Monde Présente sur le plateau de l'émission de David Pujadas sur LCI, Julie Graziani a provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux, ce mardi 5 novembre. Les propos de cette dernière sur une mère touchant le salaire minimum ont ainsi interpellé les internautes. La chroniqueuse revenait sur une rencontre entre le président français, Emmanuel Macron, et une habitante de Rouen. La Rouennaise avait ainsi expliqué au chef d'Etat que les personnes dans sa situation (mère divorcée au SMIC avec deux enfants) bénéficiaient d'" aides qui ne sont pas terribles".

Un discours qu'a dénigré Julie Graziani sur le plateau de LCI. "Je comprends très bien qu'elle ne s'en sorte pas, c'est sûr qu'elle ne s'en sort pas à ce niveau-là, a lancé la chroniqueuse de David Pujadas. Mais je ne connais pas son parcours de vie à cette dame, qu’est-ce qu’elle a fait pour se retrouver au SMIC ? Est-ce qu’elle a bien travaillé à l’école ? Est-ce qu’elle a suivi des études ?"

Mais elle ne s'est pas arrêté là. En effet, Graziani a estimé ensuite que "quand on est au SMIC, il ne faut peut-être pas divorcer". "À un moment donné, quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés, et des boulets sur des boulets, on se retrouve avec des problèmes, a-t-elle ajouté par la suite. Je ne dis pas que c’est forcément elle qui a divorcé. Peut-être que son mari l’a quittée, mais à un moment on assure ses arrières aussi. Il faut prendre sa vie en main, arrêter de se plaindre, et arrêter d’empiler les difficultés".

Les propos de la jeune femme ont fait réagir en masse les internautes. "Affligeant", a jugé l'un d'entre eux. "Quel mépris", s'est encore étonné un autre. 

La polémique naissante n'a toutefois pas effrayé la jeune femme qui persiste et signe. Elle a tenu, sur Twitter, à "mettre les points sur les i". "Chacun est responsable de ses parcours de vie. Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes, a-t-elle écrit. Ce n'est pas à l'Etat d'arranger tes problèmes". Pas sûr que sa réaction vienne apaiser les tensions que sa précédente intervention avait créées.