La violence au Mexique qui précède des scrutins, surtout au niveau local, est généralement le fait des cartels impliqués dans le trafic de drogue qui opèrent dans la région.

"Le crime organisé essaie d'influer sur le cours de ces élections", a déclaré la ministre de la sécurité, Rosa Icela Rodriguez.

Elle a fait état de 73 cas de violence politique, dont 64 homicides, principalement dans les États de Guerrero, d'Oaxaca (sud), de Veracruz (est), de Baja California (nord), de Jalisco (ouest), de Guanajuato et de Morelos (centre).

Rosa Icela Rodriguez n'a pas précisé combien des personnes visées étaient candidates aux élections du 6 juin.

Dans ce contexte, le gouvernement a présenté jeudi un plan visant à renforcer la protection des candidats menacés.

"Nous nous efforçons d'arrêter ces crimes face à ces organisations criminelles qui cherchent (...) à accroître leur influence politique", a poursuivi la ministre au cours de la conférence de presse matinale du président Andres Manuel Lopez Obrador.

La violence contre les responsables politiques prend le plus souvent la forme d'homicides, d'enlèvements, de menaces à l'encontre des membres de leur famille, d'incendies de maisons et d'extorsions de fonds.

Quelque 94 millions de Mexicains sont appelés à élire 500 députés à la chambre basse fédérale, 15 des 32 gouverneurs, les députés de 30 congrès dans les États et des milliers de maires et autres responsables locaux.

Selon le cabinet de conseil Etellekt, 153 hommes politiques ont été assassinés pendant la campagne électorale de 2018, dont 48 étaient candidats à des fonctions électives.

Ce cabinet souligne que 90% de ces crimes restent impunis.

Depuis décembre 2006, date à laquelle le gouvernement a déclenché une offensive contre la drogue, le Mexique a enregistré plus de 300.000 morts violentes, selon des données officielles.