Alors que le dirigeant est mis en cause par une série d'accusations sur son intégrité, le bimensuel satirique d'informations Private Eye a révélé l'existence de ce jugement datant du 26 octobre 2020, trouvé dans une base de données en ligne des tribunaux civils anglais et gallois.

Consultée par l'AFP, la décision de justice ne donne pas de détails sur la nature de la dette, ni le créancier. Elle désigne en revanche clairement comme débiteur Boris Johnson, inscrit sous la célèbre adresse du 10 Downing street, résidence des Premiers ministres britanniques depuis 1735.

Les services de M. Johnson n'ont pour l'instant par répondu aux sollicitations de l'AFP concernant cette affaire.

Celle-ci vient s'ajouter à de nombreuses autres révélations survenues ces derniers temps sur les finances du leader conservateur.

La Commission électorale, qui réglemente le financement des partis et des élections, enquête en ce moment sur la façon dont le dirigeant a financé la somptueuse rénovation de son appartement à Downing Street, des doutes planant sur la participation non-déclarée d'un riche donateur du Parti conservateur, à hauteur de 58.000 livres (67.500 euros).

Boris Johnson a lui affirmé avoir entièrement payé de sa poche le montant des rénovations dépassant l'allocation annuelle qui lui est attribué pour entretenir ce bien, niant tout manque de transparence.

Le dirigeant de 56 ans se trouve cependant sous le coup d'autres investigations. L'autorité chargée de veiller au respect des règles parlementaires a ainsi indiqué début mai enquêter sur la façon dont il a financé de luxueuses vacances passées aux Caraïbes après sa victoire aux législatives de fin 2019.

Selon la presse britannique, plusieurs donateurs conservateurs auraient été approchés pour couvrir les frais de garde du tout jeune fils d'un an de Boris Johnson, Wilfred.