C'est un nouveau bain de sang qu'a connu la Birmanie ce week-end. Les Nations unies ont estimé à 107 (114 selon les médias locaux), dont sept enfants, le nombre de morts samedi lors des protestations massives organisées contre la junte qui paradait à la traditionnelle "journée des forces armées", contre 13 dimanche, selon le dernier bilan de l'Association pour l'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale qui recense les victimes de la répression.

Déjà condamné par Joe Biden et l'UE, notre ministre fédérale des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a également tenu à réagir suite à ce nouveau week-end meurtrier en Birmanie. Elle a tweeté à ce propos: "la répression meurtrière #Myamar, y compris contre des enfants, est ignoble et intolérable. Travaillons au départ de l’UE à l’arrêt immédiat des violences, à maintenir la pression notamment via sanctions sur les auteurs, et à soutenir le retour de la démocratie dans le pays."


Pour rappel, l’armée militaire birmane a renversé la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi le 1er février dernier, et réprime dans le sang les manifestations quotidiennes réclamant le retour de la démocratie et la libération des anciens dirigeants. Au total, environ 460 civils birmans sont morts depuis ce putsch.

Malgré ces répressions, les manifestants pro-démocratie ne renoncent pas et se sont de nouveau retrouvés dans les rues lundi en Birmanie, dès l'aube.