Après le décès de la jeune Maëlle il y a dix jours à cause d'un choc toxique provoqué par un tampon hygiénique, une autre femme a raconté son histoire liée à cette infection.

Sandrine, une infirmière de 36 ans, a tenu elle, aussi, à témoigner. En juin dernier, elle a dû être amputée des deux jambes suite, ici aussi, à un choc toxique. Dans une interview accordée au Parisien, cette jeune Française explique avoir gardé un jour sa cup menstruelle plusieurs heures d'affilée car elle n'avait pas eu le temps de la vider. Le soir-même, elle a ressenti des douleurs au ventre, et sa situation ne s'arrangeant pas, elle est partie à l'hôpital le lendemain. Contrairement au cas de Maëlle, les médecins ont ici directement compris que Sandrine faisait un choc toxique lié au port de la cup.

Mais malgré le diagnostic rapide des médecins, la bactérie a eu le temps de se répandre dans son corps et la toxine liée à l'infection a atteint ses reins, ses poumons et son foie. La bactérie a causé de tels dégâts que la jeune femme a dû être amputée de deux pieds, et trois semaines après cette première opération, on lui a aussi enlevé plusieurs phalanges de ses deux mains.

La mère de famille veut aujourd'hui que son histoire serve à faire bouger les choses. "Quand j’entends que l’infection est liée à un mésusage des cups et tampons par les femmes, cela me met hors de moi, tant les informations que l’on nous donne varient", s'est-elle exprimée. "Prenez les cups, selon le fabricant, il est écrit sur les notices que l’on peut les garder 4, 6, 8 ou 12 heures ! Comment on s’y retrouve là-dedans ? Pourquoi un temps d’utilisation clair et net n’est-il pas indiqué en gros ? Après tout, on le fait bien sur les paquets de pâtes", a lancé Sandrine, qui a créé son association, "Dans mes baskets", afin de faire de la prévention auprès des jeunes.