Monde Philippe Lamberts et Frédérique Ries se sont opposés au texte, contrairement à deux députés socialistes.

Rebondissement au Parlement européen concernant la résolution européenne concernant "l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe" visant entre autres à interdire les symboles communistes dans l’Union européenne. À la suite de la mobilisation d’historiens et d’intellectuels, des députés ont finalement changé leur vote. Une spécificité européenne nommée "roll call vote" autorise en effet les eurodéputés à changer d’avis dans certains cas.

Ainsi, Philippe Lamberts, député européen Écolo, a décidé, sous la pression, de transformer son oui en une abstention. Il a expliqué les raisons de ce changement dans un long texte publié sur sa page Facebook.

"La famille verte est unanime quant au fait qu’elle s’oppose à toute forme de totalitarisme. C’est donc à ce titre, et suivant la position majoritaire du groupe, que j’ai voté initialement pour cette résolution. Mais je dois reconnaître qu’étant fort absorbé par les responsabilités liées à ma fonction de coprésident du groupe, je n’ai prêté qu’une attention insuffisante au contenu du texte. Après les interpellations reçues ces derniers jours, je me suis donc replongé dans cette résolution et un certain nombre d’éléments y sont effectivement problématiques", explique-t-il .

"Cette résolution entretient fondamentalement une confusion des genres entre le rôle politique d’un député européen et le travail d’historien. L’abstention est donc motivée par le fait que le rôle du Parlement européen, et a fortiori de ses membres, n’est pas d’écrire l’Histoire.", précise-t-il enfin.

Pour rappel, vingt-six historiens avaient manifesté leur opposition à la résolution, lui reprochant notamment d’écrire "une Histoire officielle, assortie de menaces pour ceux qui n’avaliseraient pas leur révisionnisme, qu’il s’agisse d’États ou de formations politiques qualifiés de communistes".

Malgré les critiques des historiens, deux députés socialistes, Marc Tarabella et Marie Arena, n’ont pas retiré leur vote en faveur de la résolution. Frédérique Ries, députée MR, s’est quant à elle opposée au texte.