Pour l'heure, 36 des 55 grandes sociétés belges fournissent des indicateurs plus ou moins précis sur leurs émissions, selon l'étude de l'agence de communication Finn qui a scanné leurs rapports financiers et durables ainsi que leurs sites web.

Dix-sept d'entre elles font un reporting spécifique et chiffré sur la durabilité, expriment des engagements, publient leur empreinte carbone, détaillent leurs émissions directes et indirectes et communiquent sur leurs objectifs de réduction. Ce sont les bons élèves de la classe, parmi lesquels figurent 13 sociétés cotées telles qu'AB InBev, UCB, Umicore, bpost, KBC, Proximus ou Solvay. Les quatre non cotées sont les banques Belfius et Argenta, le groupe de dragage DEME et le groupe agroalimentaire Vandemoortele.

Dix-neuf autres, soit trois sur dix, sont en revanche en défaut d'information: impossible de connaître la quantité d'émissions qu'elles génèrent.

Quatre sociétés ne publient même aucun bilan carbone et ne font aucune référence à la lutte contre le changement climatique. Ces mauvais élèves se nomment Alcopa, Sonaca, Van Hool et Nethys.

Celles qui ont fait les progrès les plus notoires selon l'agence Finn, sont Vandemoortele, pour avoir calculé pour la première fois son empreinte carbone en 2020, Ontex, qui a ajouté ses émissions indirectes dans le calcul, ainsi qu'Econocom, Ethias et Agfa Gevaert qui ont tous trois progressé dans leur reporting en chiffres. Greenyard récolte par ailleurs un bon point pour avoir promis de se fixer des objectifs clairs dans les deux ans. Belfius se distingue en intégrant dès cette année les données liées au télétravail de ses employés dans le calcul de ses émissions de CO2, première entreprise belge à le faire.