"Hier soir j'avais une bonne avance, dans de nombreux Etats-clés", a-t-il tweeté. "Puis, un par un, ils ont commencé à disparaître comme par magie avec l'apparition et le comptage de bulletins surprise." Il s'agit en réalité du dépouillement de bulletins arrivés par courrier, qui pourraient mettre plusieurs jours à être comptés dans certains États.

Comme lorsque Trump a écrit que les démocrates "essayaient de voler l'élection" cette nuit, Twitter a rapidement réagi en contestant le tweet du président sortant. 


Joe Biden a, lui, promis sur le même réseau social que les démocrates ne s'accorderont "aucun répit jusqu'à ce que chaque bulletin de vote soit compté".

Mercredi, vers 16h00 (HB), le vainqueur de l'élection présidentielle n'était toujours pas connu, alors que le dépouillement se poursuit dans huit États, dont sept décisifs.

Après une campagne virulente, l'attente des résultats se déroulait dans une atmosphère tendue, alors que Donald Trump a proclamé sa victoire bien avant d'avoir engrangé les 270 grands électeurs nécessaires pour parvenir à la Maison Blanche. Il a annoncé, pendant la nuit de mardi à mercredi et alors que nombre de bulletins n'étaient pas encore dépouillés, qu'il allait saisir la Cour suprême pour cesser le comptage des votes, dénonçant des "fraudes" sans apporter d'éléments concrets.

C'est la première fois depuis 2000 que les Américains se lèvent le lendemain de l'élection sans connaître le nom de leur président. Le scénario s'annonce toutefois plus complexe qu'en 2000, quand l'élection dépendait de la seule Floride. A l'époque, c'est la Cour suprême qui avait fini, plus d'un mois après le scrutin, par intervenir pour mettre fin aux procédures de recomptage et donner raison au républicain George W. Bush.