Parmi les dix recommandations formulées par l'ONG, une seule a été effectivement appliquée par le réseau social. Ce rapport, intitulé "Twitter Scorecard" a examiné dans quelle mesure Twitter a suivi les recommandations ayant pour objectif de lutter contre les insultes visant les femmes et les personnes non binaires sur sa plateforme. Ces recommandations sont divisées en quatre catégories : transparence, mécanismes de déclaration, procédure d'évaluation des signalements de violations, et paramètres de confidentialité et de sécurité.

Twitter propose désormais davantage d'informations via son Centre d'assistance et ses rapports de transparence. Il a également lancé de nouvelles campagnes de sensibilisation du public, élargis la portée de sa Politique en matière de conduite haineuse, et amélioré ses mécanismes de signalement, ainsi que les paramètres de confidentialité et de sécurité. Amnesty international salue ces avancées importantes mais précise que de nombreux efforts restent à fournir.

"Malgré nos appels répétés afin de l'inciter à améliorer sa plateforme, Twitter ne tient toujours pas ses engagements en matière de protection des utilisateurs et utilisatrices exposés à un risque élevé de violence en ligne", a déclaré Michael Kleinman, directeur du programme Technologie et Droits humains à Amnesty International États-Unis. "Nous avons vu à de nombreuses reprises que Twitter échoue continuellement dans sa mission consistant à proposer des recours pour les préjudices et effets bien réels liés à l'utilisation de sa plateforme pour des femmes et/ou des groupes marginalisés".

"Nous nous engageons à tester publiquement des solutions qui visent à régler les problèmes de fond que rencontrent nos utilisateurs et utilisatrices, et à leur donner les moyens d'agir en leur confiant les commandes de leur propre expérience", a déclaré Twitter en réaction à ce rapport.

Amnesty international insiste sur le fait que Twitter se doit de proposer à ses utilisateurs une utilisation sans crainte de sa plateforme et, en tant qu'entreprise, a également l'obligation morale d'adopter des mesures concrètes pour éviter de causer des violations des droits humains ou d'y contribuer.