Trois civils ont perdu la vie sous les décombres d'un immeuble frappé par un bombardement dans la ville de Popasna, a annoncé le gouverneur de la région de Lougansk (Est), Serguiï Gadaï.

"Ils s'abritaient des missiles russes dans une cave et l'immeuble a été touché", a-t-il précisé.

Dans un bombardement à Kharkiv (Est), deuxième plus grande ville d'Ukraine, trois personnes ont été tuées et sept blessées, dont deux grièvement, a annoncé le gouverneur régional Oleg Synegoubov.

Au moins deux civils ont été tués et six blessés mardi dans la région de Donetsk, a par ailleurs annoncé sur Telegram son gouverneur Pavlo Kyrylenko.

"A Avdiïvka, les troupes russes ont effectué des frappes aériennes. L'hôpital central, une école et des immeubles d'habitation ont été touchés", a-t-il affirmé.

Dans le Sud, à Zaporijjia, des frappes ont fait au moins un mort et un blessé, selon l'administration régionale.

"Ce matin deux missiles guidés russes ont touché l'enceinte d'une entreprise de la ville. Le troisième missile a explosé en vol. Des infrastructures de l'entreprise ont été détruites et endommagées", précisent les autorités sur Telegram.


Des explosions dans la région indépendantiste de Transnistrie, la Moldavie appelle au calme

La présidente de la Moldavie a lancé mardi un appel au "calme" et annoncé des mesures pour renforcer la sécurité de ce pays frontalier de l'Ukraine, après une série d'explosions dans la région séparatiste prorusse de Transdniestrie. "Il s'agit d'une tentative pour accroître les tensions (...) Nous appelons nos concitoyens à rester calmes et à se sentir en sécurité", a déclaré la présidente Maïa Sandu après une réunion du Conseil suprême de la Sécurité.

La présidente pro-européenne moldave a en outre annoncé un renforcement des patrouilles aux frontières et des contrôles dans les transports, notamment le long du fleuve Dniestr qui sépare la Moldavie du territoire séparatiste de Transdniestrie.

Elle a également appelé à augmenter le niveau de préparation des organes chargés de l'ordre public. "La Moldavie condamne fermement toute tentative de déstabilisation de la situation", a ajouté Maïa Sandu.

Une série d'explosions se sont produites lundi et mardi en Transdniestrie, une région soutenue par Moscou qui a fait sécession de la Moldavie lors d'une guerre en 1992. Depuis, des troupes russes sont déployées dans ce territoire séparatiste. Mardi, deux détonations ont endommagé une tour radio et, lundi, un bâtiment officiel avait été la cible d'une attaque au lance-roquettes dans la capitale séparatiste, Tiraspol.

Ces deux incidents n'ont pas fait de victime, mais renforcent la crainte d'un débordement en Moldavie du conflit qui ravage l'Ukraine voisine. Kiev a accusé mardi Moscou de chercher à "déstabiliser" la Transdniestrie.

Dans la foulée de ces explosions, Kiev a accusé Moscou de chercher à "déstabiliser" la région de Transnistrie. "La Russie veut déstabiliser la région de Transnistrie, ce qui suggère que la Moldavie devrait s'attendre à recevoir des 'invités'", a déclaré sur Twitter le conseiller de la présidence ukrainienne Mikhaïlo Podoliak, faisant référence aux soldats russes qui ont envahi l'Ukraine depuis le 24 février.