23h37 : La Deutsche Bank arrête progressivement ses activités en Russie

La Deutsche Bank veut mettre fin à ses activités en Russie, a fait savoir la banque allemande sur Twitter vendredi soir. "Nous condamnons fermement l'invasion russe en Ukraine et soutenons le gouvernement allemand et ses alliés dans la défense de notre démocratie et de notre liberté", a-t-elle confirmé. La Deutsche Bank s'ajoute aux grandes banques qui se retirent de la Russie à la suite de l'invasion de l'Ukraine. Les géants américains Goldman Sachs et JPMorgan Chase ont précédé la Deutsche Bank.

Au départ, la banque allemande ne voulait pas se retirer de la Russie, mais il semble maintenant que la situation se dégrade. "Nous sommes en train de mettre un terme à nos activités restantes", a précisé la Deutsche Bank sur Twitter. Nous aidons nos clients non russes à réduire leurs avoirs (en Russie, ndlr)." Aucune nouvelle activité ne sera lancée en Russie non plus, a-t-il été précisé en outre.

Selon un porte-parole, il s'agit toutefois uniquement d'un retrait financier de Russie, et le centre informatique de la Deutsche Bank dans le pays n'est pas affecté. C'est là que travaille la majorité des 1.700 employés russes de la banque.

23h05 : Les Etats-Unis et leurs alliés mettent la Russie au ban du commerce international

Les Etats-Unis et leurs alliés sont encore montés d'un cran dans l'escalade des sanctions contre Moscou, en ouvrant la voie à des tarifs douaniers punitifs et en asséchant les échanges avec le pays, en réponse à l'invasion de l'Ukraine.

"Les États-Unis, nos alliés et partenaires continuent de travailler de concert pour accroître les pressions économiques sur (Vladimir) Poutine et isoler davantage la Russie sur la scène mondiale", a déclaré vendredi le président américain depuis la Maison Blanche.

L'UE et le G7 se sont joints à Washington pour révoquer le statut dit de "nation la plus favorisée" dont bénéficie Moscou, qui facilite le libre-échange de biens et services. Joe Biden a en outre annoncé l'interdiction d'importations de "secteurs phares de l'économie russe, notamment les produits de la mer, la vodka et les diamants".

Dans la foulée de cette annonce, le département américain du Commerce a annoncé l'interdiction des exportations de produits de luxe, dont les bijoux, voitures, vêtements et antiquités, à destination de la Russie et du Bélarus. "Nous ne permettrons pas à (Vladimir) Poutine et à ses amis de continuer à vivre dans l'opulence tout en causant d'énormes souffrances dans toute l'Europe de l'Est", a justifié la secrétaire américaine au commerce Gina Raimondo.

22h19 : Les rares nouvelles sortant de Marioupol racontent le désespoir

Des corps abandonnés dans les rues, les civils tentant de fuir bombardés: les très rares informations émanant du port ukrainien de Marioupol racontent le désespoir des habitants piégés dans la ville assiégée par l'armée russe.

Les habitants qui ont pu sortir cherchent maintenant par tous les moyens à avoir des nouvelles de ceux qui sont restés dans cette ville où les communications sont coupées quasiment en totalité depuis plus d'une semaine.

Quelques rares endroits dans la ville permettent encore d'obtenir parfois un faible signal téléphonique.

22h04 : Pas de présence visible de soldats bélarusses en Ukraine, selon Washington

Les Etats-Unis n'ont constaté aucun signe qui montrerait la présence de militaires bélarusses en Ukraine, malgré le soutien que Minsk apporte à Moscou, a assuré vendredi le Pentagone. "Nous n'avons vu aucun élément qui montrerait que des militaires ou des forces bélarusses sont entrés en Ukraine", a déclaré le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby.

"Cela ne signifie pas que cela ne pourrait pas arriver", a-t-il tempéré, en précisant avoir noté des déclarations récentes du président bélarusse Alexandre Loukachenko, proche allié de Vladimir Poutine, qui a évoqué la possibilité que son armée vole si besoin au secours des forces russes.

Pour mener leur offensive en Ukraine, les forces de Moscou y sont entrées depuis leur propre territoire ainsi que depuis la Crimée annexée, mais aussi depuis le Bélarus, où des militaires russes étaient positionnés officiellement pour des "exercices".

M. Loukachenko, qui dirige le Bélarus d'une main de fer depuis 1994, a annoncé le 1er mars avoir ordonné le déploiement de forces supplémentaires dans le sud, à la frontière avec l'Ukraine. Même si le Bélarus sert de base arrière à l'armée russe, aucun militaire bélarusse ne participe à l'offensive de Moscou, affirme Minsk.

21h33 : Washington déplore l'absence d'engagement russe dans une "diplomatie sérieuse"

Les forces russes augmentaient la pression vendredi sur Kiev et l'est de l'Ukraine, où la grande ville de Dnipro a à son tour été prise pour cible, les Etats-Unis déplorant que Vladimir Poutine ne s'engage pas dans "une diplomatie sérieuse".

La capitale ukrainienne ainsi que Marioupol, sur la mer d'Azov, Kryvy Rig, Kremenchug, Nikopol et Zaporijie sont les principales zones où les Russes concentrent toujours leurs efforts, a déclaré l'armée ukrainienne dans un communiqué.

"Incapable d'obtenir un succès, l'ennemi continue ses attaques à l'aide de missiles et de bombes sur les villes situées profondément dans le territoire de l'Ukraine, Dnipro, Lutsk et Ivano-Frankivsk", a-t-elle ajouté.

20h49 : L'UE menace Moscou de nouvelles sanctions massives

Doublement des financements pour des armes à l'Ukraine, menaces de nouvelles sanctions "massives" contre Moscou, les Européens réunis en sommet à Versailles ont encore accru vendredi la pression sur la Russie pour qu'elle cesse son offensive militaire.

"Si (le président russe Vladimir) Poutine intensifie les bombardements, fait le siège de Kiev, s'il intensifie encore les scènes de guerre, nous savons que nous devrons prendre encore des sanctions massives", a déclaré le président français Emmanuel Macron à la presse à l'issue de deux jours de réunion avec les dirigeants européens.

Ces sanctions iraient au-delà de celles du G7 et de l'UE annoncées vendredi, qui incluent notamment l'exclusion du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial, ouvrant la voie à l'imposition de tarifs douaniers punitifs, ainsi que l'interdiction de l'exportation vers la Russie des produits de luxe.

Emmanuel Macron n'a pas exclu que l'UE puisse s'en prendre ultérieurement aux importations de gaz ou de pétrole, jusqu'ici épargnées en raison de leur coût pour les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes.

"Rien n'est interdit, rien n'est tabou", a-t-il lancé.

20h11 : "La Biélorussie pourrait lancer une attaque sur l’Ukraine ce soir", indique The Kyiv Independent

"Selon le Centre ukrainien pour les communications stratégiques et la sécurité de l'information, les forces biélorusses pourraient lancer un assaut contre l'Ukraine à 21 heures" (ndlr; 20h en Belgique), relate le journal ukrainien The Kyiv independant.

"Cet avertissement a été lancé à la suite d'une attaque russe présumée contre le territoire bélarussien depuis l'espace aérien ukrainien. Les forces russes ont déjà utilisé le Belarus comme étape pour leur invasion de l'Ukraine", écrit encore le journal sur Twitter.

19h50 : YouTube étend au monde entier son blocage des médias proches du pouvoir russe

YouTube a annoncé vendredi que le blocage des médias financés par la Russie allait désormais s'appliquer dans le monde entier, et non plus seulement en Europe, une mesure supplémentaire visant à couper les ponts avec Moscou. "Nos lignes directrices interdisent les contenus qui nient, minimisent ou banalisent des événements violents bien documentés et nous retirons les contenus sur l'invasion russe de l'Ukraine qui enfreignent ce règlement", a indiqué un porte-parole du site de partage de vidéos détenu par Google. "Conformément à ces règles, nous bloquons également, avec effet immédiat, les chaînes YouTube associées à des médias financés par l'Etat russe dans le monde", a-t-il ajouté.

YouTube précise que les contenus concernés peuvent aller d'allégations faisant passer les victimes pour de fausses victimes jouées par des acteurs à des vidéos présentant l'invasion russe comme une opération de maintien de la paix ou de libération.

En revanche, certaines publications contenant des incitations à la haine pourront être tolérées à condition qu'elles aient une vocation "pédagogique, documentaire, scientifique ou artistique", souligne la plateforme.

Le site ajoute qu'il va falloir du temps avant que le blocage mondial soit pleinement effectif.

19h26 : Le maire d'une ville enlevé par des soldats russes, selon des responsables ukrainiens

Le maire de Melitopol a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent cette ville du sud de l'Ukraine, ont affirmé plusieurs responsables ukrainiens. "Un groupe de dix occupants a enlevé le maire de Melitopol Ivan Fedorov", a indiqué sur son compte Twitter la Rada, le Parlement ukrainien. "Il refusait de coopérer avec l'ennemi", a-t-elle ajouté. Selon cette source, il a été arrêté alors qu'il se trouvait au centre de crise de la ville, située à environ 120 km au sud de Zaporojie, pour s'occuper de questions d'approvisionnement.

Le chef-adjoint de l'administration présidentielle ukrainienne, Kirillo Timochenko, a publié sur Telegram une vidéo montrant de loin des soldats sortant d'un bâtiment en tenant un homme vêtu de noir, la tête apparemment recouverte d'un sac noir. Selon la Rada, une autre responsable de la région, la cheffe adjointe du conseil régional de Zaporojie Leyla Ibragimova, avait déjà été enlevée puis relâchée il y a quelques jours.

Avant l'invasion russe débutée le 24 février, Melitopol comptait un peu plus de 150.000 habitants.

18h50 : La Russie affirme avoir complètement bloqué la ville portuaire de Marioupol

La ville de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, est complètement bloquée, selon la Russie. "Tous les ponts et les routes d'accès à la ville ont été détruits", a déclaré vendredi le colonel général Mikhail Mizintsev, relayé par l'agence de presse russe Interfax. Le responsable militaire a également affirmé que les "nationalistes" ukrainiens avaient installé des mines sur les routes principales et ouvert le feu sans discernement. "Ils forcent la population à rester chez elle", a ajouté le responsable russe.

Plusieurs tentatives d'évacuation de civils via des couloirs humanitaires ont échoué. Les deux parties s'accusent de ne pas respecter le cessez-le-feu.

18h45 : La Suisse interdit le survol de son territoire pour acheminer des armes

La Suisse, fidèle à sa doctrine de neutralité militaire, a décidé vendredi d'interdire le survol de son territoire à tous ceux qui souhaitent apporter un soutien militaire aux belligérants en Ukraine, a annoncé le gouvernement. "En lien avec l'agression russe contre l'Ukraine, le Conseil fédéral a décidé (...) que les demandes de survol du territoire suisse émanant de parties au conflit et d'autres États dans le but d'apporter un soutien militaire aux parties au conflit, notamment par la livraison de matériel de guerre, ne seraient pas acceptées", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Cette décision ne concerne pas le survol d'avions militaires des parties au conflit ou d'autres États à des fins humanitaires ou médicales, y compris le transport aérien de blessés.

En vertu du droit de la neutralité, la Suisse ne peut participer à une guerre opposant d'autres États. Sur le plan historique, la neutralité a joué un rôle important dans la formation de l'État suisse, et est évoquée dans des documents dès 1647, a expliqué la Confédération dans une brochure sur la neutralité publiée suite à l'invasion russe en Ukraine.

La "neutralité armée permanente" de la Suisse a été internationalement reconnue dans une déclaration des grandes puissances européennes (Russie, Angleterre, Prusse, Autriche et France) lors du Congrès de Vienne de 1815.

Depuis la création de l'État fédéral suisse en 1848, elle est une composante importante de la politique de sécurité suisse, et de la politique extérieure, un concept très largement accepté par la population selon les sondages.

Les obligations principales sont les suivantes: s'abstenir de participer à la guerre, assurer sa propre défense, garantir l'égalité de traitement des belligérants pour l'exportation de matériel de guerre, s'abstenir de fournir des mercenaires aux belligérants et s'abstenir de mettre son territoire à disposition des belligérants.

18h25 : L'UE va aussi bannir les exportations de produits de luxe vers la Russie

L'Union européenne va interdire l'exportation de ses produits de luxe vers la Russie, afin de porter "un coup à l'élite russe", dans le cadre de nouvelles sanctions décidées avec les pays du G7, a annoncé vendredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Ceux qui soutiennent la machine de guerre de Poutine ne devraient plus pouvoir profiter de leur style de vie somptueux pendant que des bombes tombent sur des innocents en Ukraine", a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le luxe français et italien devrait être particulièrement touché.

17h54 : L'UE garde l'option de sanctions additionnelles sous le coude: "rien n'est tabou"

"Nous allons proposer un 4e paquet de sanctions, pour davantage encore isoler la Russie", a indiqué vendredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l'issue d'un sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Rassemblés au château de Versailles, les dirigeants des 27 ont surtout discuté vendredi de la souveraineté européenne à assurer, en termes de défense, d'énergie, d'économie. Mais la présidence française, organisatrice du sommet, et les leaders des institutions européennes sont aussi revenus sur leurs échanges de la veille, centrés sur l'invasion russe de l'Ukraine.

Il y a déjà eu des sanctions "inédites", "massives" et décidées avec une rapidité exceptionnelle par les Etats membres à la suite de l'invasion, le 24 février, a souligné le président français Emmanuel Macron. Pour la suite, "toutes les options sont sur la table", assure-t-il, sans s'avancer davantage.

Fermeture des ports européens aux navires russes, ajout d'autres banques parmi les institutions exclues du système de messagerie bancaire Swift, etc. : a priori, "rien n'est tabou", a affirmé le président français en conférence de presse. "Nous sommes prêts à sanctionner au-delà de ce qui a été fait".

Le Français a évoqué des "décisions additionnelles", "limitées", qui seront prises "suite au G7".

A son arrivée vendredi à Versailles, le Premier ministre belge Alexander De Croo avait indiqué qu'il est surtout question dans un premier temps d'"élargir" les sanctions existantes (par exemple en visant d'autres banques russes ou en allongeant la liste de personnalités concernées par des mesures restrictives). "On voit aujourd'hui que les mesures déjà prises font vraiment mal à la Russie", avait-il ajouté. "Il faut, je pense, avoir un peu de patience stratégique, attendre quelques semaines pour que les sanctions fassent effet".

16h44 : Une confrontation directe entre l'Otan et la Russie provoquerait "la Troisième Guerre mondiale", prévient Biden

La Russie "paiera le prix fort si elle utilise des armes chimiques" en Ukraine, a prévenu le président américain Joe Biden lors d'un discours à la Maison Blanche vendredi. Le président des Etats-Unis Joe Biden s'est engagé vendredi à "éviter" une "confrontation directe entre l'Otan et la Russie", car elle provoquerait "la Troisième Guerre mondiale". "Nous n'allons pas combattre une guerre contre la Russie en Ukraine", a martelé le dirigeant américain. Les Occidentaux s'inquiètent d'une possible utilisation d'armes chimiques par Moscou en Ukraine. De son côté, la Russie accuse Washington et Kiev de gérer des laboratoires destinés à produire des armes biologiques dans le pays, ce qui a été démenti par les deux capitales. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur ce sujet se tiendra vendredi.

Joe Biden a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis et ses alliés avaient décidé d'exclure la Russie du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial, ce qui ouvre la voie à l'imposition de tarifs douaniers punitifs en réponse à l'invasion de l'Ukraine. "Nous prenons également des mesures supplémentaires pour interdire les secteurs phares de l'économie russe, notamment les produits de la mer, la vodka et les diamants", a déclaré le président américain. Moscou bénéficiait jusqu'alors d'un statut commercial dit de "nation la plus favorisée", qui favorisait le libre-échange de biens et services.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont annoncé interdire les exportations de produits de luxe vers la Russie et le Bélarus. "Nous ne permettrons pas à (Vladimir) Poutine et à ses amis de continuer à vivre dans l'opulence tout en causant d'énormes souffrances dans toute l'Europe de l'Est", a justifié la secrétaire américaine au commerce Gina Raimondo. L'interdiction vise aussi des oligarques russes et bélarusses qui vivent à l'étranger.

16h28 : Le conseil des ministres confirme se joindre au renvoi devant la CPI

Le Conseil des ministres, réuni de manière électronique, a approuvé vendredi sa participation au renvoi de la situation en Ukraine devant la Cour pénale internationale (CPI), confirmant ainsi une décision du cabinet restreint (kern). Le 3 mars dernier, le procureur de la Cour pénale internationale, basée à La Haye, avait annoncé "l'ouverture immédiate" d'une enquête sur la situation en Ukraine, où seraient perpétrés des crimes de guerre, après avoir reçu le feu vert de 39 États parties de la CPI.

Outre les États membres de l'Union européenne, l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande ou encore la Suisse, la Colombie et le Costa Rica ont donné leu aval.

L'enquête recouvrira tous les actes commis en Ukraine "depuis le 21 novembre 2013".

16h20 : L'UE et la France saluent la décision de Londres sur l'accueil des Ukrainiens

La Commission européenne et la France ont salué vendredi la décision du Royaume-Uni de simplifier à partir de la semaine prochaine la procédure d'entrée au Royaume-Uni pour les Ukrainiens fuyant leur pays en guerre après de nombreuses critiques, notamment de Paris.

"C'est un bon pas dans la bonne direction", a réagi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, tandis que le président français Emmanuel Macron a qualifié de "premier pas" cette décision annoncée jeudi même s'il y a "encore du travail", à l'issue du sommet de l'UE à Versailles.

16h16 : Poutine a vu "des aspects positifs" lors des échanges durant les pourparlers sur l'Ukraine

Il y a eu "certains aspects positifs" lors des négociations "pratiquement quotidiennes" afin de mettre un terme aux combats en Ukraine, a déclaré le président russe Vladimir Poutine vendredi. Il n'a pas donné d'autres détails lors de son allocution qu'il a tenue à la suite d'une rencontre avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko au Kremlin.

Il a noté le "coup dur" porté à l'économie russe en raison des importantes sanctions occidentales qui ont été imposées à la Russie. Le président russe a toutefois fait remarquer que Moscou s'était habituée aux sanctions au fil des ans. "Et nous en sommes sortis plus forts", selon lui.

"L'Union soviétique a connu constamment les restrictions et les sanctions (occidentales), mais elle s'est développée et a connu des succès majeurs", a-t-il ajouté.

La porte-parole de l'opposant russe Alexei Navalny, Kira Yarmysh, a affirmé sur Twitter que M. Poutine avait réussi, en deux semaines, à ramener le pays dans la situation financière qu'il avait connue dans le début des années 1990, une période marquée par le chaos et la pauvreté.

15h57 : Le G7 exhorte à ne pas entraver les exportations de denrées alimentaires

Les pays du G7 demandent à la communauté internationale d'éviter toute mesure limitant les exportations de denrées alimentaires pour ne pas aggraver l'actuelle hausse des prix sur ce marché déstabilisé par la guerre en Ukraine, a déclaré le ministre allemand de l'Agriculture.

"Nous devons veiller à ce que les prix ne s'envolent pas davantage en raison d'une distorsion de marché si certains pays empêchent les exportations", a indiqué Cem Özdemir qui s'est dit "très inquiet" de ce risque, à l'issue d'une réunion avec ses homologues du G7.

15h48 : Macron prévient que de nouvelles "sanctions massives" seront prises si la guerre continue

Emmanuel Macron a prévenu vendredi, à l'issue du sommet de l'UE à Versailles, que les Européens étaient prêts à prendre des "sanctions massives" contre la Russie si la guerre en Ukraine se poursuivait.

"Si les choses continuaient sur le plan militaire, (...) nous prendrons des sanctions nouvelles, y compris des sanctions massives", a déclaré le président français devant la presse, en affirmant que l'UE soutiendrait l'Ukraine "jusqu'au bout".

15h46 : Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre des oligarques russes, dont Abramovitch

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre des oligarques russes, notamment Roman Abramovitch, propriétaire du club anglais de football de Chelsea, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

"Aujourd'hui, on annonce des sanctions contre cinq personnes supplémentaires, dont Roman Abramovitch", a déclaré Justin Trudeau à des reporters à Varsovie, à l'issue d'un déplacement de six jours en Europe.

"Ces personnes seront empêchées de faire des affaires au Canada et leurs avoirs seront gelés", a-t-il ajouté.

Le Canada est le deuxième pays à sanctionner Roman Abramovitch après le Royaume-Uni jeudi.

M. Abramovitch est un actionnaire de la multinationale britannique Evraz, qui gère notamment des aciéries dans le centre du Canada, dans les provinces du Saskatchewan et de l'Alberta.

Les cinq oligarques sont des hauts fonctionnaires et associés, actuels et anciens, du régime russe, considérés par le gouvernement canadien comme "complices de la décision du président Poutine d'envahir un pays pacifique et souverain", selon un communiqué du bureau du Premier ministre canadien.

En outre, M. Trudeau a annoncé vendredi des sanctions contre 32 sociétés militaires russes.

Ces mesures s'ajoutent aux nombreuses sanctions prises par le gouvernement canadien depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie fin février.

En Pologne, le Premier ministre a également annoncé 50 millions de dollars canadiens (35 millions d'euros) d'aide humanitaire et 117 millions pour la mise en oeuvre de mesures d'immigration visant à accueillir des Ukrainiens au Canada.

15h15 : La Russie restreint l'accès à Instagram

La Russie a annoncé vendredi avoir restreint l'accès au réseau social Instagram, qu'elle accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine.

"A la suite de la requête du bureau du Procureur général, l'accès au réseau social Instagram (...) sera restreint en Russie", a déclaré le régulateur russe des télécommunications Roskomnadzor dans un communiqué.

Les sites ou applications à l'accès limité deviennent généralement largement inaccessibles. C'est déjà le cas de Facebook et Twitter, qui ont été visés par cette même mesure de restriction après le déclenchement de l'opération militaire en Ukraine, le 24 février.

14h29 : L'Union européenne doit "en faire plus" pour l'Ukraine, dit Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé vendredi que l'Union européenne devait "en faire plus" pour l'Ukraine, après que les dirigeants des 27 ont exclu la veille toute adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE.

"Il faut aller plus fort. Ce n'est pas ce que nous attendons", a déclaré M. Zelensky dans une vidéo sur Telegram.

"Il faut que les décisions des hommes politiques coïncident avec l'humeur de leurs peuples, les peuples européens (...) L'Union européenne doit en faire plus pour nous, pour l'Ukraine."

Réunis jeudi en sommet à Versailles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE n'ont pas jugé possible l'adhésion rapide de l'Ukraine à l'Union européenne, tout en ouvrant la porte à des liens plus étroits.

Alors que Kiev a déposé une candidature dans l'espoir de rejoindre l'UE "sans délai", le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a rappelé qu'il n'existait "pas de procédure rapide".

"Nous voulons travailler intensivement avec l'Ukraine", a-t-il néanmoins précisé.

Dans la même vidéo, le président ukrainien a par ailleurs dénoncé l'envoi par la Russie de combattants syriens dans son pays.

"C'est une guerre avec un ennemi très têtu (...) qui a décidé d'embaucher des mercenaires contre nos citoyens. Des assassins de Syrie, d'un pays où tout a été détruit par les occupants, comme ils nous le font subir à nous", a-t-il dit.

L'envoi de Syriens sur le front ukrainien a été proposé vendredi par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou au président Vladimir Poutine, qui l'a approuvé lors d'une réunion de son conseil de sécurité.

"Si vous voyez que des gens veulent y aller volontairement (...) et aider ceux qui vivent dans le Donbass (est de l'Ukraine, ndlr), alors il faut aller à leur rencontre et les aider à rejoindre la zone de combat", a dit le maître du Kremlin.

Selon M. Poutine, "les parrains occidentaux du régime ukrainien ne se cachent même pas" et rassemblent "des mercenaires du monde entier pour les envoyer en Ukraine".

La Russie a apporté un soutien militaire considérable au régime syrien depuis l'automne 2015, face aux forces de l'opposition syrienne et des jihadistes, sauvant de facto le pouvoir de Bachar al-Assad qui contrôle désormais l'essentiel de la Syrie.

14h23 : Possibles crimes de guerre lors des attaques russes contre les civils identifiés par l'ONU

Le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a recensé plusieurs attaques russes contre des cibles civiles en Ukraine. Ces actes peuvent constituer des crimes de guerre, selon les responsables de l'Onu. Des civils ont été tués ou blessés, selon l'Onu, ce qui va à l'encontre du droit humanitaire international. Les forces armées russes utilisent des roquettes et de l'artillerie lourde près des zones habitées et y ont effectué des raids aériens, selon l'organisation internationale.

"Nous rappelons aux autorités russes que les attaques ciblées contre des civils, ainsi que les bombardements sont interdits par le droit international et peuvent constituer des crimes de guerre", a déclaré une porte-parole de l'ONU, dénonçant l'attaque qui a eu lieu il y a quelques jours contre un hôpital pédiatrique et une maternité à Marioupol.

14h10: L'ONU s'inquiète de la décision de Meta sur les messages violents

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme s'est inquiété vendredi de l'annonce de Meta, la maison-mère de Facebook et Instagram, de faire des exceptions à son règlement en ne supprimant pas des messages hostiles à l'armée et aux dirigeants russes. "C'est très clairement un sujet très, très complexe, mais qui soulève des inquiétudes en matière de droits de l'homme et de droit humanitaire international", a expliqué Elizabeth Throssel, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, lors d'un briefing de presse à Genève.

Meta a annoncé jeudi faire des exceptions à son règlement sur l'incitation à la violence et à la haine en ne supprimant pas des messages hostiles à l'armée et aux dirigeants russes.

"En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, nous faisons preuve d'indulgence pour des formes d'expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que +mort aux envahisseurs russes+", a confirmé à l'AFP Andy Stone, responsable de la communication de Meta. Il a toutefois précisé que les appels à la violence contre des civils russes restaient interdits.

Le flou qui entoure cette annonce "pourrait certainement contribuer à des discours haineux dirigés contre des Russes en général", a expliqué Mme Throssel, insistant que "cela serait très inquiétant".

Elle a indiqué que le Haut Commissariat allait parler avec Meta pour avoir des précisions.

"Nous allons les (Meta) encourager à regarder de plus près les dégâts qui pourraient accompagner ce changement de politique", a précisé la porte-parole, tout en reconnaissant que le sujet demandait à être examiné de plus près en raison de la complexité des concepts juridiques entourant notamment la liberté d'expression et le contexte particulier d'un conflit.

Ainsi, il est possible "que dans un conflit en cours, appeler à la violence contre ceux qui sont directement engagés dans les hostilités pourrait ne pas être prohibé", a-t-elle laissé entendre, estimant que cela demandait une analyse plus approfondie du Haut Commissariat et aussi plus d'informations de la part du géant des réseaux sociaux.

13h50 : Le chancelier allemand Olaf Scholz en visite à Ankara lundi

Le chancelier Olaf Scholz effectuera lundi sa première visite en tant que chef du gouvernement en Turquie, pays qui se profile en médiateur depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Des entretiens avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, suivis d'une conférence de presse commune, sont prévus, a indiqué vendredi la chancellerie allemande.

La Turquie, dont le pays est membre de l'Otan, a offert sa médiation entre Kiev et Moscou dont les troupes pilonnent l'Ukraine depuis le 24 février.

Le pays a accueilli jeudi à Antalya (sud) les premiers pourparlers directs entre les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et ukrainien Dmytro Kouleba depuis le début de l'offensive.

Les deux ministres ont échoué à conclure un cessez-le-feu tout en promettant de poursuivre le dialogue entre leurs deux pays.

Bien qu'alliée de l'Ukraine à laquelle elle fournit des drones de combat, Ankara a veillé à maintenir ses relations avec la Russie dont dépendent étroitement son secteur touristique et ses approvisionnements en blé et énergie.

13h48 : Biden veut suspendre la Russie du régime normal des relations commerciales internationales

Joe Biden va annoncer vendredi qu'il veut exclure la Russie du régime normal des relations commerciales mondiales en la privant de son statut dit de "nation la plus favorisée", ce qui ouvrirait la voie à des hausses de tarifs douaniers, a indiqué une source proche du dossier. La décision finale sur cette nouvelle sanction en réponse à l'invasion de l'Ukraine, qui serait prise en coordination avec le G7 et l'Union européenne, revient pour ce qui concerne les États-Unis au Congrès, a indiqué la même source, confirmant les informations de plusieurs médias américains.

Il devrait s'agir d'une formalité puisque le même Congrès, dans un rare élan bipartisan, s'est d'ores et déjà déclaré favorable à une telle mesure.

L'agenda du président américain vendredi prévoit qu'il s'exprime à 10H15 heure locale (20H15 GMT) pour annoncer de nouvelles mesures en réponse à "la guerre non provoquée et injustifiée" de la Russie contre l'Ukraine.

La clause de la nation la plus favorisée - qui aux États-Unis porte le nom de "relation commerciale permanente normale" - est une pierre angulaire du libre échange.

C'est un principe de réciprocité et de non-discrimination qui régit actuellement l'essentiel des relations commerciales entre États.

Ainsi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) exige que tout avantage commercial - comme une réduction des tarifs douaniers - accordé par un membre est automatiquement appliqué à tous les autres.

Concrètement, priver la Russie de ce statut permettrait à ses partenaires commerciaux de lui imposer des tarifs douaniers plus élevés, de manière à pénaliser les exportations russes.

Cela dit, la Russie est beaucoup moins dépendante des États-Unis que de l'UE, à laquelle elle vend environ un tiers de ses exportations, contre seulement 5% aux Américains en 2020, selon les données du Fonds monétaire international relayées par Bloomberg.

Cette nouvelle étape s'inscrit dans le cadre des sanctions économiques imposées à Moscou pour faire pression sur la Russie après que le pays a envahi l'Ukraine le 24 février dernier.

13h36 : La Russie engage des poursuites contre Meta pour "appel aux meurtres" de Russes

La Russie a annoncé vendredi engager des poursuites contre Meta pour "appel aux meurtres" de Russes, la maison mère de Facebook et Instagram ayant assoupli son règlement quant aux messages violents destinés à l'armée et aux dirigeants russes. Le puissant comité d'enquête de Russie a indiqué lancer ses investigations "du fait des appels illégaux aux meurtres de ressortissants russes de la part des collaborateurs de la société américaine Meta". Le Parquet russe a lui demandé de classer le géant de l'internet organisation "extrémiste" et de bloquer l'accès à Instagram dans le pays.

13h21 : Poutine approuve l'idée d'envoyer des Syriens combattre contre l'Ukraine

Le Kremlin a jeté un pavé dans la mare vendredi, se disant favorable au déploiement de combattants syriens en Ukraine, réponse, selon Moscou, à l'acheminement en soutien à Kiev de "mercenaires" à la solde des Occidentaux.

La nationalité de ces guerriers présentés comme bénévoles ne doit rien au hasard. La Russie a apporté un soutien militaire considérable au régime syrien depuis l'automne 2015, appuyant ses forces contre celles de l'opposition et celles des jihadistes, sauvant de facto le pouvoir de Bachar al-Assad qui contrôle désormais l'essentiel de la Syrie.

L'envoi de Syriens sur le front ukrainien a été proposé vendredi par le ministre de la Défense Sergueï Choïgou au président Vladimir Poutine, qui s'est empressé d'approuver lors d'une réunion de son conseil de sécurité.

"Si vous voyez que des gens veulent y aller volontairement (...) et aider ceux qui vivent dans le Donbass (est de l'Ukraine, ndlr), alors il faut aller à leur rencontre et les aider à rejoindre la zone de combat", a dit le maître du Kremlin.

13h01 : La Belgique envoie du matériel humanitaire en Slovaquie et en Moldavie

La Belgique a décidé d'envoyer du matériel humanitaire en Slovaquie et en Moldavie via le mécanisme d'aide d'urgence B-FAST, pour un montant de 2 millions d'euros, indique vendredi les Affaires étrangères. Pour la Slovaquie, il s'agit de matériel sanitaire (masques FFP2, donation du SPF Santé publique) et d'équipements de 1re urgence (générateurs, lits de camp, matelas, couvertures).

Pour la Moldavie, il s'agit également d'équipements de 1re urgence : tentes, générateurs et kits d'hygiène.

La Belgique répond ainsi aux demandes d'assistance adressées par la Slovaquie et la Moldavie à travers le mécanisme de protection civile de l'Union européenne (UCPM).

À la suite de l'invasion militaire de l'Ukraine par la Russie, les deux pays doivent en effet faire face à un afflux important de personnes en provenance d'Ukraine, principalement des femmes et des enfants.

13h00 : Poutine voit des "avancées positives" dans les pourparlers avec l'Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a dit vendredi voir "des avancées positives" dans les pourparlers avec l'Ukraine, à l'occasion d'une rencontre avec son allié bélarusse Alexandre Loukachenko.

"Je vais vous informer (...) de comment se passent les négociations, qui ont lieu presque tous les jours désormais. Il y a certaines avancées positives", a-t-il dit sans donner d'autres précisions.

12h50 : Quatre soldats ukrainiens tués dans un bombardement de la base aérienne de Lutsk

Quatre soldats ukrainiens ont été tués et six autres blessés vendredi dans le bombardement par l'armée russe de la base aérienne de Lutsk, dans le nord-ouest de l'Ukraine, ont annoncé les autorités locales.

"Malheureusement, à la suite du bombardement de notre aérodrome par la Fédération de Russie, quatre militaires ont été tués et six blessés", a indiqué le maire de Lutsk Ihor Polichtchouk sur Telegram. Un précédent bilan faisait état de deux soldats morts et six blessés.

Selon le responsable de l'administration régionale, Youriy Pohuliayko, "quatre roquettes ont été tirées" à 05H45 (03H45 GMT) sur la base aérienne par un avion de chasse russe.

12h45 : Londres sanctionne 386 élus de la Douma ayant soutenu l'invasion de l'Ukraine

La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a annoncé vendredi des sanctions contre 386 députés de la Douma russe ayant soutenu l'invasion de l'Ukraine. Dans un communiqué, la ministre précise que ces élus, qui avaient voté pour reconnaître l'indépendance des régions séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk dans l'est de l'Ukraine, se voient frappés d'une interdiction de voyager et d'un gel de leurs avoirs au Royaume-Uni.

12h30 : Biden, en coordination avec G7 et UE, s'apprête à exclure la Russie du régime normal des relations commerciales

Le président américain Joe Biden va annoncer vendredi qu'il veut exclure la Russie du régime normal des relations commerciales mondiales en la privant de son statut de "nation la plus favorisée", ce qui ouvrirait la voie à des hausses de tarifs douaniers, a indiqué une source proche du dossier.

La décision finale sur cette nouvelle sanction en réponse à l'invasion de l'Ukraine, qui serait prise en coordination avec le G7 et l'Union européenne, revient pour ce qui concerne les Etats-Unis au Congrès, a indiqué la même source, confirmant les informations de plusieurs médias américains.

12h15 : Un drone s'écrase à Zagreb

Un engin s'est écrasé dans la nuit de jeudi à vendredi dans un parc de la capitale croate, Zagreb, a annoncé la police, des médias affirmant qu'il s'agit vraisemblablement d'un drone de reconnaissance de fabrication soviétique utilisé récemment par les forces ukrainiennes. Les autorités ont fermé l'accès à la zone, un parc situé à six kilomètres du centre-ville, et n'ont toujours pas donné de détails sur le type de l'engin.

12h00 : Les chaînes publiques allemandes ARD et ZDF reprennent leur couverture depuis la Russie

Les chaînes publiques allemandes ARD et ZDF ont annoncé vendredi reprendre depuis la Russie leur couverture, interrompue après l'adoption par Moscou d'une loi menaçant les médias de sanctions pour toute diffusion d'"informations mensongères sur l'armée".

Les sujets sur "la situation politique, économique et sociale en Russie seront à nouveau diffusés depuis les studios de Moscou", ont annoncé dans un communiqué les deux chaînes publiques, précisant toutefois que "la couverture de la situation militaire en Ukraine" serait assurée par d'autres rédactions d'ARD et ZDF.

11h50 : L'Espagne va envoyer de nouvelles armes à l'Ukraine

Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi l'envoi prochain de nouvelles armes à l'Ukraine pour l'aider face à l'invasion russe, sans toutefois préciser leur nature. Interrogé sur un nouvel envoi de matériel militaire à Kiev, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a assuré que cela allait "être le cas", conformément "à la décision prise par les 27 Etats de l'Union européenne" d'aider "l'armée ukrainienne".

11h45 : Frappes russes sur un centre pour personnes handicapées près de Kharkiv

Un établissement pour personnes handicapées a été touché vendredi par des frappes russes, près de Kharkiv, dans l'Est de l'Ukraine, sans toutefois faire de victimes selon un premier bilan des services d'urgence. "L'ennemi a frappé aujourd'hui un établissement spécialisé pour personnes handicapées près d'Oskil", a indiqué sur Telegram le responsable de l'administration régionale, Oleh Sinegoubov.

Il a précisé que 330 personnes --dont 10 sont en fauteuil roulant et 50 à mobilité réduite-- se trouvaient sur les lieux au moment de l'attaque.

Septante-trois personnes ont pu être évacuées, a-t-il ajouté.

"Heureusement, il n'y a pas de victimes", ont indiqué un peu plus tard les secours ukrainiens, en précisant que "les charpentes du bâtiment ont été détruites au niveau des 2e et 3e étages".

"Les Russes ont de nouveau mené une attaque brutale contre des civils", a déploré M. Sinegoubov. "C'est un crime de guerre contre des civils, un génocide de la nation ukrainienne!", a-t-il fustigé sur sa chaîne Telegram.

Ce bombardement intervient deux jours après des frappes aériennes qui ont touché un hôpital pédiatrique et une maternité à Marioupol, port assiégé du Sud de l'Ukraine. Ces frappes, qui ont suscité une vague d'indignation à travers le monde, ont fait trois morts dont une fillette et de nombreux blessés.

Selon M. Sinegoubov, l'armée russe "n'a d'autre choix que d'attaquer cyniquement la population civile" face à la résistance de l'armée ukrainienne, après plus de deux semaines de combats.

© AFP

11h40 : Le Kremlin dit que les Syriens peuvent se porter volontaires pour combattre

Le Kremlin a indiqué vendredi que des ressortissants syriens pouvaient se porter volontaires pour aller combattre les forces ukrainiennes.

Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou "a dit, qu'avant tout, ceux qui veulent, qui ont demandé (à partir combattre) sont des ressortissants du Proche-Orient, des Syriens", a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, peu après que Vladimir Poutine a approuvé l'idée de faciliter l'envoi de combattants volontaires dans les zones de conflit en Ukraine.

11h35 : La DFB retire à Schröder son titre de membre d'honneur

La fédération allemande de football (DFB) a retiré à l'ancien chancelier Gerhard Schröder son titre de membre d'honneur en raison de ses liens avec Vladimir Poutine et avec des grands groupes russes qu'il refuse de couper, a indiqué la DFB vendredi. Âgé de 77 ans, M. Schröder se serait rendu cette semaine à Moscou pour s'entretenir avec M. Poutine. L'ancien chancelier est président du conseil d'administration de Rosneft, premier groupe pétrolier russe, et du comité d'actionnaires de Nord Stream 2, gazoduc russo-allemand controversé. Il doit en principe entrer en juin au conseil de surveillance du géant russe Gazprom.

La DFB, plus grande fédération sportive au monde, a fait état de cette nouvelle vendredi à Bonn, où elle doit élire son nouveau président. Les principaux candidats sont l'ancien homme politique Bernd Neuendorf, soutenu par le football amateur, et Peter Peters, qui a lui les faveurs du monde professionnel.

11h30 : "L'Otan ne veut pas de guerre ouverte avec la Russie"

L'Otan ne veut pas de "guerre ouverte avec la Russie", a déclaré vendredi à l'AFP Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Alliance, à Antalya dans le Sud de la Turquie.

"Nous avons la responsabilité d'empêcher que ce conflit (entre la Russie et l'Ukraine, ndlr) s'intensifie au-delà des frontières de l'Ukraine et devienne une guerre ouverte entre la Russie et l'Otan", a-t-il dit en marge du Forum diplomatique organisé par la présidence turque.

M. Stoltenberg a ainsi justifié le refus de l'Alliance atlantique d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine pour protéger la population des bombardements russes.

Une telle mesure "signifierait être prêt à abattre des avions russes", a-t-il estimé, "et nous amènerait très certainement à une guerre ouverte".

M. Stoltenberg devait s'entretenir avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, au lendemain des premiers pourparlers entre les ministres russe et ukrainien des Affaires étrangères dans la station balnéaire.

Le patron de l'Otan, organisation dont la Turquie est membre, a encore appelé le président russe Vladimir Poutine à "mettre fin à cette guerre insensée" et à trouver une "solution politique".

"La première mesure serait de garantir des corridors humanitaires permettant aux gens de sortir et de se procurer des vivres et des médicaments", a-t-il réclamé.

10h35 : Bruxelles propose 500 millions d'euros supplémentaires pour financer des armes pour l'Ukraine

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a proposé vendredi à Versailles, où les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sont réunis en sommet, de doubler le financement européen pour fournir des armes à l'Ukraine contre la Russie et de porter cette somme à 1 milliard d'euros.

M. Borrel a déclaré avoir "fait une proposition pour doubler la contribution (de l'UE) avec 500 millions d'euros en plus pour des armements en soutien à l'armée ukrainienne". "Je suis certain que les dirigeants vont la soutenir", a-t-il ajouté.

10h30 : Plus de 2,5 millions de personnes ont fui l'Ukraine

Plus de 2,5 millions de personnes ont fui l'Ukraine, dont 116.000 sont des ressortissants de pays tiers, depuis le lancement de l'invasion russe le 24 février, ont indiqué les Nations unies vendredi.

"Le nombre de réfugiés venus d'Ukraine - tragiquement - a atteint aujourd'hui 2,5 millions. Nous estimons également qu'environ deux millions de personnes sont déplacées à l'intérieur de l'Ukraine", a indiqué le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, dans un tweet.

10h00 : Poutine ordonne de faciliter l'envoi de combattants "volontaires" en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné vendredi à son armée de faciliter l'envoi de combattants "volontaires" en Ukraine en réponse à l'acheminement, selon lui, de "mercenaires" par l'Occident.

"Si vous voyez que des gens veulent y aller volontairement, qui plus est pas pour de l'argent, et aider ceux qui vivent dans le Donbass (est de l'Ukraine, ndlr), alors il faut aller à leur rencontre et les aider à rejoindre la zone de combat", a dit Vladimir Poutine, en réponse à une proposition de son ministre de la Défense.

Selon lui, cela se justifie car "les parrains occidentaux du régime ukrainien ne se cachent même pas" et rassemblent ouvertement "des mercenaires du monde entier pour les envoyer en Ukraine".

L'Ukraine a annoncé la création d'une légion d'étrangers volontaires intégrée à ses forces armées pour combattre les forces russes sur son territoire.

La Russie est accusée depuis des années de recourir à des paramilitaires privés, comme le nébuleux groupe Wagner, et de les déployer sur des terrains de conflits, en Syrie comme en Centrafrique ou au Mali.

Elle a aussi été accusée d'avoir notamment formé de la sorte en 2014 la rébellion séparatiste armée prorusse du Donbass ukrainien.

M. Poutine a aussi dit à son ministre Sergueï Choïgou soutenir son idée de remettre aux forces séparatistes de l'est les armements pris à l'Ukraine, "en particulier ceux de fabrication occidentale".

© DR

9h30 : Le parquet russe ordonne un contrôle strict des entreprises étrangères quittant la Russie

Le parquet russe a ordonné vendredi un "contrôle strict" des entreprises étrangères annonçant la suspension de leurs activités dans le pays en raison de l'intervention militaire russe en Ukraine. "Les procureurs vont établir un contrôle strict quant au respect de la législation du travail, des conditions des contrats de travail, de paiement des salaires, de l'exécution des obligations contractuelles envers les contractants et envers la fédération de Russie", a annoncé le procureur général dans un communiqué.

9h27 : Le parquet russe ordonne un contrôle strict des entreprises étrangères quittant la Russie

© AFP

9h25 : Les livraisons de gaz via l'Ukraine se poursuivent à un niveau élevé, déclare Gazprom

La Russie affirme qu'elle fournit toujours de grandes quantités de gaz à l'Europe via l'Ukraine, deux semaines après le début de l'offensive militaire russe dans le pays. Vendredi, la quantité contractuelle de 109,5 millions de mètres cubes sera à nouveau mise à disposition, a déclaré à l'agence Interfax le porte-parole de l'entreprise publique Gazprom, Sergei Koeprihanov. Le président russe Vladimir Poutine avait souligné jeudi que les livraisons de pétrole et de gaz aux pays étrangers ne seraient pas interrompues, malgré les nombreuses sanctions occidentales contre Moscou. "Nous remplissons toutes nos obligations en matière d'approvisionnement énergétique. Nous fournissons tout ce que nous devons fournir", avait déclaré le chef du Kremlin.

9h05 : La Russie signale la prise de Volnovatsja

Les forces rebelles dans la région du Donbass ont "libéré" la ville de Volnovatsja, a déclaré le général russe Igor Konashenkov. Volnovatsja est une ville d'environ 20.000 habitants, située entre la capitale provinciale Donetsk et le port de Marioupol. À Marioupol, les "milices populaires" des séparatistes pro-russes gagnent également du terrain, a déclaré M. Konashenkov. En outre, selon le général, la Russie a détruit vendredi matin deux aérodromes militaires ukrainiens avec des "armes de précision à longue portée", à Lutsk et à Ivano-Frankivsk, toutes deux situées dans l'ouest de l'Ukraine.

Au total, les forces russes auraient éliminé 3.213 cibles au niveau de l'infrastructure militaire ukrainienne depuis le début de l'invasion, le 24 février. Selon M. Konashenkov, près de cent avions, plus de mille chars, 113 systèmes de missiles, 389 pièces d'artillerie de campagne et mortiers et 118 drones ont été détruits.

La Russie parle d'une opération militaire spéciale contre des cibles exclusivement militaires. Moscou ne cesse de souligner que les soldats russes n'attaquent pas les cibles civiles dans les villes, mais des combats se déroulent dans de nombreuses villes.

8h50 : Biden va demander au Congrès de suspendre les relations commerciales avec Moscou

Les États-Unis ainsi que d'autres pays du G7 et l'Union européenne souhaiteraient ouvrir la voie à une augmentation des droits de douane sur les marchandises russes, rapportent différents médias américains. Le président Joe Biden devrait demander vendredi au Congrès américain de suspendre les relations commerciales normales avec la Russie, rapportent notamment le Wall Street Journal et l'agence de presse financière Bloomberg. Le président américain ne peut pas modifier unilatéralement le statut commercial de la Russie, ce pouvoir revenant au Congrès, mais des représentants démocrates et républicains y ont déjà exprimé leur soutien à une telle mesure par le passé.

Officiellement, cette demande entraînerait le retrait du statut de "nation la plus favorisée" à la Russie. Ce principe exige que les pays soient traités de manière égale au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en termes de droits de douane et d'autres mesures réglementaires. Cela signifierait que, en termes de commerce extérieur, les États-Unis mettraient la Russie dans la même catégorie que Cuba ou la Corée du Nord, par exemple.

Biden pourrait annoncer son intention lors d'une présentation des mesures américaines contre Moscou qui est prévue à 16h15, heure belge.

La Russie est beaucoup moins dépendante des États-Unis que de l'UE, à laquelle elle vend environ un tiers de ses exportations, contre seulement 5% aux Américains en 2020, selon les données du Fonds monétaire international relayées par Bloomberg.

Cette nouvelle étape s'inscrit dans le cadre des sanctions économiques imposées à Moscou pour faire pression sur la Russie après que le pays a envahi l'Ukraine le 24 février dernier.

7h30 : Frappes russes sur les villes de Dnipro et Lutsk selon les autorités, un jardin d'enfants et un immeuble résidentiel notamment touchés

Des frappes aériennes ont visé vendredi des zones civiles, faisant une victime à Dnipro, dans le centre de l'Ukraine, une ville épargnée jusqu'à présent par les forces russes, selon les services d'urgence ukrainiens.

Tôt le matin, "il y a eu trois frappes aériennes sur la ville, sur un jardin d'enfants, un immeuble résidentiel et une usine de chaussures à deux étages où un incendie s'est ensuite déclaré. Une personne est décédée", ont déclaré les secours ukrainiens dans un communiqué.

La ville de Lutsk, dans le nord-ouest de l'Ukraine, a également été visée par des frappes aériennes.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a annoncé que "les aérodromes militaires de Lutsk et d'Ivano-Frankivsk (ville de l'ouest de l'Ukraine, ndlr), ont été mis hors service".

"Explosions du côté de l'aéroport. Tout le monde à l'abri! Ne publiez aucune photo, adresse ou coordonnées!", a averti pour sa part sur Facebook Ilhor Polichtchouk, le maire de la ville de Lutsk.

Les services de chauffage municipaux, Lutskteplo, ont également annoncé sur Facebook des interruptions "en raison des explosions".

© AFP

7h00 : Des compagnies turque et kazakhe suspendent leurs vols vers la Russie

La compagnie nationale kazakhe Air Astana et la compagnie à bas coûts turque Pegasus Airlines ont annoncé suspendre temporairement leurs vols vers la Russie, suite aux sanctions prises contre Moscou après son intervention militaire en Ukraine. Selon des communiqués publiés sur leurs sites, les deux compagnies ont pris cette décision à cause, notamment, d'incertitudes sur l'assurance des appareils à destination de la Russie.

6h00 : Des psychologues de 20 pays veulent dissuader Poutine de continuer la guerre

Dans une lettre, des psychologues, issus d'une vingtaine de pays, veulent persuader le président russe Vladimir Poutine d'arrêter son invasion militaire en Ukraine. Ils veulent, disent-ils, lui montrer la voie vers une sortie de crise. La lettre, qui est une initiative de deux psychologues des universités de Francfort et de Marbourg, est signée par près de quarante de leurs confrères originaires entre autres des États-Unis, de Pologne, de Norvège, d'Inde ou encore du Pakistan.

Les auteurs de la missive mettent en lumière les conséquences pour les personnes qui déclenchent une guerre. Celle-ci conduit finalement au "rejet, à l'isolement et à la menace physique". "Nous voulons vous montrer un moyen de sortir de cette situation dangereuse", écrivent-ils.

Il n'est pas certain que la lettre sera lue par Vladimir Poutine. Les initiateurs l'ont téléchargée via le portail Internet sur lequel les citoyens russes peuvent envoyer des messages au maitre du Kremlin. Mais l'intention est surtout d'envoyer un signal à l'opposition en Russie et à la population en Ukraine.

5h00 : Twitter et Facebook suppriment des messages de l'ambassade russe à Londres

Des commentaires postés par l'ambassade russe au Royaume-Uni au sujet du bombardement d'un hôpital pédiatrique en Ukraine ont été enlevés par les plateformes Twitter et Meta (Facebook) qui estiment qu'ils allaient à l'encontre de leurs règles sur la négation d'évènements violents, ont annoncé les sociétés jeudi, citées par l'agence de presse Reuters. A Marioupol, le bombardement russe de l'hôpital pédiatrique a fait trois morts dont une fillette, selon la mairie de cette ville portuaire. Le précédent bilan publié mercredi par les autorités faisait état de 17 personnes blessées. L'attaque contre cet hôpital a provoqué l'indignation des autorités ukrainiennes et occidentales.

4h45 : Les Etats-Unis adoptent un budget avec 14 milliards pour l'Ukraine

Le congrès américain a adopté jeudi un nouveau budget fédéral, qui comprend une enveloppe de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne. Le texte voté par des sénateurs des deux camps. Il comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions pour Kiev. Approuvé la veille par la chambre des représentants, le nouveau budget doit désormais être promulgué par le président américain Joe Biden.

4h30 : Le Japon va sanctionner trois banques du Bélarus

Le Japon va geler les avoirs de trois banques du Bélarus, a annoncé jeudi le gouvernement de Tokyo, quelques jours après la décision de l'Union européenne de durcir les sanctions contre Minsk en raison de son soutien à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les sanctions de Tokyo contre le Bélarus, qui seront imposées à partir du 10 avril, interviennent alors que le Japon agit de concert avec ses partenaires occidentaux pour faire pression sur Moscou en imposant une série de mesures aux institutions financières et sur les exportations vers la Russie, notamment de semi-conducteurs.

4h00 : Le Premier ministre chinois juge la situation en Ukraine "déconcertante"

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a qualifié la situation en Ukraine de "déconcertante, en effet". "Nous espérons sincèrement que la situation va s'améliorer et que la paix reviendra rapidement", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Pékin vendredi, en fin de congrès annuel du parti populaire chinois. Le Premier ministre a en outre déclaré qu'il était important de soutenir la Russie et l'Ukraine dans leurs négociations."Nous soutenons et encourageons tous les efforts qui mènent à un règlement pacifique de la crise", a-t-il souligné.

M. Li a appelé à la retenue, affirmé qu'il était important d'éviter que la spirale de tensions devienne hors de contrôle.

Cependant, interrogé par un journaliste, le dirigeant a continué de refuser de critiquer la Russie pour son invasion de l'Ukraine. Il a aussi décrié les sanctions internationales contre la Russie.

Ces sanctions selon lui "vont nuire à la reprise économique mondiale. Ce n'est dans l'intérêt de personne".

3h45 : L'armée ukrainienne assure freiner les offensives russes en diverses villes

L'armée ukrainienne affirme avoir repoussé et freiné des offensives russes en divers endroits. Au nord du pays, les Russes sont empêchés d'accéder à la ville de Tchernihiv, assure l'Etat-major du pays sur Facebook. Près de Kharkiv, à l'est du pays, les Russes tentent toujours de bloquer la ville par le nord, ce qui semble ne pas encore avoir été couronné de succès.

Sur la Mer noire et la Mer d'Azov, les conditions météorologiques auraient forcé les navires de la marine russe à retourner vers leurs bases.

Au sud du pays, les Russes tentent toujours de prendre le contrôle de la ville de Mykolaïv. Selon les forces armées ukrainiennes, leurs opposants seraient toujours empêchés et auraient subis de lourdes pertes.

Cependant, ces informations communiquées par Kiev ne peuvent être vérifiées de manière indépendante.

3h30 : "L'Ukraine fait partie de la famille européenne", affirme Charles Michel

Le président du Conseil européen Charles Michel a assuré que l'Ukraine, sous le coup d'une offensive russe, "fait partie de la famille européenne". Le leader européen s'exprimait après un premier volet d'un sommet européen organisé à Versailles (France) jeudi soir. Les dirigeants européens poursuivront leurs discussions sur le conflit russo-ukrainien vendredi matin. Charles Michel a assuré à la presse au sortir de la réunion que l'UE comptait "montrer un soutien sans faille, ferme, à l'Ukraine, c'est-à-dire être engagé sur le plan financier et matériel", évoquant une proposition de débloquer 500 millions d'euros supplémentaires pour le pays.

3h15 : L'ex-chancelier allemand Schröder à Moscou pour s'entretenir avec le président Poutine

L'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder est présent à Moscou pour une entrevue avec le président russe Vladimir Poutine au sujet du conflit en Ukraine, rapporte l'agence de presse allemande dpa. Un premier contact a déjà eu lieu jeudi, mais il n'est pas encore déterminé si celui-ci donnera lieu à un nouvel entretien. C'est à la demande d'une médiation de la part de l'Ukraine que ces discussions ont lieu.

3h00 : Le long convoi militaire russe semble s'être dispersé selon des images satellites

Le convoi militaire russe qui s'étalait sur plusieurs dizaines de kilomètres semble s'être largement dispersé, selon de nouvelles images satellites, de l'entreprise Maxar Technologies, relevées par le média américain CNN. Sur les images captées jeudi à 11H37 heures locales, il apparait que des éléments du convoi ont adopté de nouvelles positions dans les bois près du village de Loubianka, à 40 kilomètre du centre de la capitale Kiev.

Plus au nord, des appareils russes peuvent être aperçus près de la base aérienne de Hostomel en route vers des zones résidentielles près d'Ozera, à 27 kilomètres de la capitale Kiev.

Dans un terrain près de Berestianka, ce sont des camions et tanks qui sont observables. Des équipements d'artillerie sont aussi désormais installés près de Loubianka.

Non loin d'Ivankiv, où se terminait le convoi long de 60 kilomètres, il reste des véhicules et autres matériels.

Le convoi avait été repéré pour la première fois fin février par cette entreprise américaine, et il ne formait alors que 5 kilomètres. Il était alors en route depuis le Bélarus vers Kiev. Ses rangs ont grossi au point de former un convoi long de 60 kilomètres. Début mars, il était à l'arrêt à une vingtaine de kilomètres de la capitale.

Il n'était plus observable les jours passés à cause de la nébulosité. Mais grâce à un ciel dégagé jeudi, l'entreprise Maxar a pu prendre de nouvelles photos de la formation militaire russe.

2h30 : Des posts appelant à la "mort des envahisseurs russes" autorisés sur Facebook et Instagram

Meta, la maison mère de Facebook et d'Instagram, a annoncé jeudi faire des exceptions à son règlement sur l'incitation à la violence et à la haine en ne supprimant pas des messages hostiles à l'armée et aux dirigeants russes.

"En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, nous faisons preuve d'indulgence pour des formes d'expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que +mort aux envahisseurs russes+", a confirmé à l'AFP Andy Stone, responsable de la communication de Meta.

"Nous continuons de ne pas autoriser des appels crédibles à la violence contre des civils russes", ajoute-t-il.

La déclaration de Meta intervient après la publication d'un article de l'agence Reuters, citant des courriels échangés par des modérateurs de contenus du géant des réseaux sociaux et affirmant que la mise à jour du règlement s'appliquait à l'Arménie, l'Azerbaïdjan, l'Estonie, la Géorgie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la Slovaquie et l'Ukraine.

2h25 : L'Occident doit envoyer des armes en Ukraine, selon la Première ministre estonienne

La Première ministre estonienne Kaja Kallas appelle l'Occident à envoyer des armes en Ukraine, sans préciser spécifiquement à quel type d'armes elle fait référence. "L'Estonie a déjà décidé en janvier d'aider l'Ukraine de plusieurs manières: humanitaire, financière et avec des armes. Il s'agit maintenant pour M. Poutine de ne gagner cette guerre", a déclaré Mme Kallas aux journaux du groupe de médias allemand Funke et au journal français Ouest-France. "Nous devons soutenir l'Ukraine avec tout ce que nous avons", a-t-elle déclaré.

1h00 : Plus de 30 civils auraient péris en une vingtaine de jours dans les régions séparatistes

Plus de trente civils ont été tués dans les régions séparatistes pro-russes à l'est de l'Ukraine au cours des trois dernières semaines, rapporte l'agence de presse d'Etat, TASS, citant des représentants séparatistes. Rodion Miroshnik, un représentant de la république auto-proclamée de Lougansk, a fait état d'un bilan de 34 civils tués et de 180 blessés en 22 jours, dans ce qu'il décrit comme "une escalade" de la part des forces ukrainienne dans le Donbass.

L'information ne pouvait être recoupée de manière indépendante.

Moscou a reconnu les territoires séparatistes de Lougansk et Donetsk comme Etats indépendants fin février.

Ensuite les dirigeants de ces républiques auto-proclamées ont fait appel à l'aide du président russe Vladimir Poutine pour se protéger de l'armée ukrainienne.

Des offensives russes sont depuis lors menées aussi dans d'autres régions ukrainiennes, déclenchant un exode massif d'Ukrainiens vers l'Ouest.

00h50 : Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur les armes biologiques demandée par Moscou

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira vendredi à 16H00 HB en urgence sur la fabrication supposée d'armes biologiques en Ukraine, à la demande de Moscou dont la crédibilité en matière d'armes chimiques a été mise en cause par Washington et Londres lors d'une session sur la Syrie. La Russie accuse Washington et Kiev de gérer des laboratoires destinés à produire des armes biologiques en Ukraine, ce qui a été démenti par les deux capitales. Moscou avait déjà accusé en 2018 les Etats-Unis de mener secrètement des expérimentations biologiques dans un laboratoire de Géorgie, une autre ex-république soviétique qui, comme l'Ukraine, ambitionne de rejoindre l'Otan et l'Union européenne.

00h15 : Des couloirs humanitaires vers la Russie dont les chars sont aux portes de Kiev

Moscou a promis jeudi l'ouverture quotidienne de couloirs humanitaires pour permettre aux Ukrainiens fuyant les combats de gagner la Russie, alors même que son armée poursuivait sa manoeuvre d'encerclement de Kiev.

© DR

00h01 : Zelensky accuse Moscou d'une "attaque" sur un couloir humanitaire vers Marioupol

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi l'armée russe d'empêcher l'évacuation de civils des villes encerclées de Marioupol et Volnovakha (sud-est) et d'avoir mené une attaque sur le trajet prévu d'un couloir humanitaire. "Les troupes russes n'ont pas cessé le feu. Malgré tout, j'ai décidé d'envoyer un convoi de véhicules vers Marioupol, avec de la nourriture, de l'eau, des médicaments (...) Mais les occupants ont lancé une attaque de char exactement là où devait passer ce couloir", a-t-il affirmé, dans une vidéo, ajoutant qu'environ 100.000 personnes avaient pu quitter ces deux derniers jours d'autres villes ukrainiennes en proie aux combats.