23h17 : Ramzan Kadyrov rétrograde après avoir affirmé que ses troupes ont capturé la mairie de Marioupol

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a assuré jeudi que ses forces avaient pris la mairie de Marioupol, avant de publier une vidéo où il n'est question que d'un bâtiment officiel de la périphérie de cette grande ville du sud-est de l'Ukraine que l'armée russe assiège.

"Les gars rapportent par radio qu'ils ont libéré le bâtiment de l'administration de Marioupol et qu'ils y ont hissé notre drapeau", a déclaré M. Kadyrov sur Telegram, assurant que les forces ukrainiennes avaient "abandonné leurs positions". Il a ajouté que d'autres unités russes avançaient parallèlement dans ce grand port en grande partie détruit par les bombardements. "Inch'Allah, Marioupol sera bientôt complètement nettoyé", a-t-il lancé.

Mais dans une vidéo publiée quelques heures plus tard, M. Kadyrov assure que les forces de Moscou "ont complètement nettoyé les quartiers résidentiels de la partie orientale de la ville".

Les images montrent un groupe de soldats hissant un drapeau à l'effigie du dirigeant tchétchène sur un bâtiment endommagé. "Les soldats ont hissé un drapeau au-dessus du bâtiment du bureau du procureur du district de Levoberejny, le dernier libéré", a-t-il écrit.

21h52 : Quatre Russes inculpés aux Etats-Unis pour des cyberattaques dans le secteur de l'énergie

Les Etats-Unis ont révélé jeudi avoir inculpé quatre pirates informatiques russes, liés au gouvernement de leur pays, pour des attaques commises entre 2012 et 2018 contre des centaines d'entités du secteur de l'énergie dans le monde.

"Les hackeurs liés à l'Etat russe représentent une menace grave et constante sur les infrastructures essentielles des Etats-Unis et du reste du monde", a commenté la ministre adjointe de la Justice, Lisa Monaco, citée dans un communiqué.

20h06: Les pénuries alimentaires "vont se concrétiser" selon Biden

Le président américain Joe Biden a estimé jeudi que des pénuries alimentaires mondiales allaient "se concrétiser" à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie tandis que la France propose un plan d'urgence pour la sécurité alimentaire au niveau de l'UE et du G7. Evoquées jusqu'à présent comme un risque majeur, "les pénuries alimentaires vont se concrétiser", a affirmé Joe Biden après des sommets du G7 et de l'Otan, assurant que les Etats-Unis comme le Canada, producteurs majeurs de céréales, allaient augmenter leurs exportations en conséquence.

19h47 : "Les deux prochaines semaines diront qui gagnera la guerre en Ukraine"

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé les États membres de l'UE à renforcer leurs fournitures d'armes et d'équipement militaire à l'Ukraine contre la Russie, à son arrivée au sommet européen de Bruxelles sur l'Ukraine. "Parlons de choses concrètes, nous devons continuer de soutenir l'armée ukrainienne. Les deux prochaines semaines, les armes décideront de quel côté ira la victoire", a affirmé le Haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

"Les forces russes ont tenté une conquête rapide, et maintenant elles massacrent la population. Du point de vue militaire, c'est un grand échec pour la Russie. En un mois, elles n'ont pas pu se déplacer à plus de 200 kilomètres de leur base logistique", a-t-il dit.

"Comme elles ne peuvent conquérir les villes, elles les bombardent, elles tuent des innocents et détruisent tout. Mais les Ukrainiens sont en train de se battre et nous les y aidons, en leur fournissant des armes, et le résultat de la guerre n'est déjà plus celui qu'espérait le Kremlin. Ils peuvent subir une grande défaite. Nous continuerons à soutenir l'Ukraine, et à mettre la pression sur la Russie."

Pour ce sommet, l'Espagnol a fait part de son souhait de voir les dirigeants européens donner des orientations sur de nouvelles sanctions individuelles et sectorielles contre la Russie.

Mercredi, sur sa proposition, les États membres ont validé un doublement - de 500 millions à un milliard d'euros - du financement européen sur lequel ils peuvent compter pour fournir des armes à l'Ukraine, comme ils l'avaient convenu au sommet informel de Versailles

19h31: Russes et Ukrainiens échangent des prisonniers

Russes et Ukrainiens ont procédé jeudi à des échanges de prisonniers, selon la vice-Première ministre ukrainienne et la déléguée russe aux droits humains. "En échange de dix occupants capturés, nous avons récupéré dix de nos militaires", a-t-elle écrit, affirmant qu'il s'agissait du "premier véritable échange de prisonniers de guerre" avec la Russie depuis le début de son offensive en Ukraine.

Par ailleurs, onze marins civils russes, rescapés d'un navire ayant coulé en mer Noire près d'Odessa, ont été envoyés en Russie contre le retour en Ukraine de 19 marins civils capturés par les Russes.

"Je confirme l'information concernant l'échange de 10 militaires russes détenus sur le territoire ukrainiens contre 10 militaires ukrainiens. Et il y a également eu un échange de marins civils russes contre des marins civils ukrainiens", a indiqué la déléguée russe aux droits humains auprès du Kremlin, Tatiana Moskalkova.

19h20: Un nouveau partenariat énergétique USA-UE est en vue

Les États-Unis et l'Union européenne sont sur le point d'annoncer un nouveau partenariat énergétique pour remplacer les carburants fossiles russes dont l'UE a décidé de se défaire, a annoncé jeudi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à son arrivée au sommet européen de Bruxelles. "Demain (vendredi), avec le président (des États-Unis, Joe) Biden, nous allons présenter un nouveau chapitre de notre partenariat énergétique. Il porte sur du gaz naturel liquéfié (GNL) supplémentaire en provenance des États-Unis pour l'UE, en remplacement du GNL russe que nous avons jusqu'à présent", a affirmé l'Allemande. "C'est une avancée importante", a-t-elle insisté.

Les Européens comptent sur ce gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis pour diversifier leurs pays d'approvisionnement, dans leur stratégie de se défaire au plus vite de leur dépendance aux énergies fossiles russes.

18h39 : L'Otan n'a "jamais été aussi unie", affirme Biden

Le président russe Vladimir Poutine "misait sur une division de l'Otan" en déclenchant l'invasion de l'Ukraine, mais l'Alliance atlantique n'a "jamais été plus unie qu'aujourd'hui", a affirmé jeudi à Bruxelles le président américain Joe Biden.

Vladimir Poutine "ne pensait pas que nous puissions maintenir cette cohésion. L'Otan n'a jamais, jamais été plus unie qu'elle ne l'est aujourd'hui. Poutine obtient exactement le contraire de ce qu'il voulait en envahissant l'Ukraine", a déclaré M. Biden à l'issue d'un sommet de l'Otan et d'un G7 à Bruxelles.

Le président américain s'est également dit favorable à ce que la Russie soit exclue du G20 et promet une "réponse" de l'Otan si la Russie utilise des armes chimiques.


18h06 : Le Canada va augmenter ses exportations de pétrole

Le Canada, quatrième producteur mondial de pétrole, a annoncé jeudi une augmentation d'environ 5% de ses exportations de pétrole pour répondre "aux demandes d'aide" de ses "alliés, aux prises avec des pénuries" en raison du conflit en Ukraine.

17h59: Kadyrov assure que ses forces ont capturé la mairie de Marioupol

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a assuré jeudi que ses forces avaient pris la mairie de Marioupol, grande ville du sud-est de l'Ukraine que l'armée russe assiège. "Les gars rapportent par radio qu'ils ont libéré le bâtiment de l'administration de Marioupol et qu'ils y ont hissé notre drapeau", a déclaré M. Kadyrov sur Telegram, assurant que les forces ukrainiennes avaient "abandonné leurs positions".

Il a ajouté que d'autres unités russes avançaient parallèlement dans ce grand port en grande partie détruit par les bombardements. "Inch'Allah, Marioupol sera bientôt complètement nettoyé", a-t-il lancé.

Cette information n'a pas pu être vérifiée de manière indépendante et a été mise en doute par des responsables ukrainiens.

17h34 : Le G7 fera le maximum pour que Poutine et ses partisans "rendent des comptes"

"Nous ne ménagerons pas nos efforts pour que le président Poutine et les architectes et partisans de cette agression, y compris le régime de Loukachenko au Bélarus, rendent des comptes", affirment ces pays dans une déclaration commune.

"Dans ce but, nous continuerons à travailler ensemble, avec nos alliés et partenaires du monde entier", ont ajouté les pays du G7 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Canada, Japon, Allemagne et Italie).

"La population russe doit savoir que nous n'avons aucun grief à son égard", ont-ils cependant assuré à l'issue d'une réunion tenue à Bruxelles.

"C'est le président Poutine, son gouvernement et ses partisans, y compris le régime de Loukachenko au Bélarus qui imposent cette guerre et ses conséquences aux Russes", ont affirmé les pays du G7.

"C'est leur décision qui ternit l'histoire du peuple russe", ont-ils estimé.

Les sept grandes puissances se sont par ailleurs inquiétées d'une montée de la "répression à l'encontre du peuple russe" et ont déploré les efforts entrepris par le Kremlin "pour priver les citoyens russes d'accès à une information non biaisée via de la censure".

Déterminé à apppliquer "pleinement" les sanctions sans précédent déjà annoncées contre la Russie, le G7 s'est également dit prêt à prendre de "nouvelles mesures si nécessaire".

"Nous mettons en garde contre toute menace d'utilisation d'armes chimiques, biologiques et nucléaires ou de matériel connexe", a-t-il ajouté, rappelant "les obligations de la Russie en vertu des traités internationaux dont elle est signataire et qui nous protègent tous".

Une série de sommets internationaux consacrés à la guerre en Ukraine, dont un sommet du G7 et un sommet de l'Union européenne, se tiennent jeudi à Bruxelles en présence du président américain Joe Biden.

Washington a annoncé à cette occasion de nouvelles sanctions financières contre la Russie, visant le monde politique, des oligarques et l'industrie de défense, et renforcé la coordination avec ses alliés occidentaux pour empêcher la Russie d'utiliser ses réserves d'or.

16h36 : "Risque bien réel" d'utilisation d'armes chimiques en Ukraine, dit Zelensky au G7

"Le risque d'une utilisation à grande échelle d'armes chimiques par la Russie sur le territoire de l'Ukraine est bien réel", a déclaré jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une adresse vidéo aux chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Cet avertissement intervient au lendemain d'une déclaration de son homologue américain Joe Biden qui a jugé que l'utilisation de l'arme chimique était une "menace crédible".

16h35 : L'ONU "exige" la cessation "immédiate" de la guerre en Ukraine

L'Assemblée générale de l'ONU regroupant 193 Etats a adopté jeudi à une écrasante majorité de 140 voix une nouvelle résolution qui "exige" de la Russie un arrêt "immédiat" de la guerre en Ukraine.

Lors d'un vote de l'Assemblée générale réunie depuis mercredi au siège des Nations unies à New York, 140 pays ont voté pour, 38 se sont abstenus et cinq ont voté contre. Le 2 mars, lors d'un vote qualifié d'"historique" par l'Assemblée générale, 141 pays avaient approuvé une première résolution non contraignante qui "exige(ait) que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine". Cinq Etats, dont la Russie, avaient voté contre et 35 s'étaient abstenus.

14h50 : L'Otan va apporter plus d'assistance à l'Ukraine

"Les leaders de l’Otan se sont mis d’accord pour apporter plus d’assistance à l’Ukraine", a affirmé Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, à l'issue du sommet extraordinaire à Bruxelles. "Nous allons imposer encore des sanctions sans précédent à la Russie et allons renforcer notre mécanisme de défense, notamment. Les leaders ont approuvé des contingents en Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, notamment, et ce en sus des contingents déjà déployés dans les Etats baltes et en Pologne", a-t-il ajouté. "Cela nous fait huit contingents multinationaux de l’Otan , de la mer baltique jusqu’à la mer Noire. En dehors de l’Europe, 100.000 soldats américains sont aussi déployés pour soutenir l’effort de l’Otan". Le secrétaire général de l'Otan a également ajouté que les dirigeants s'étaient mis d’accord pour retravailler sur le système de défense, sur le long terme, "pour faire face à de nouvelles menaces de sécurité et pour la dissuasion".

Le Norvégien a annoncé que l'Otan allait déployer plus de forces à l'est de l'Alliance, notamment pour faire face à "des menaces rapides". "Dans les airs, nous allons déployer plus d’avions et renforcer notre défense intégrée sol-air. En mer, nous aurons des groupes de navires, des sous-marins en grand nombre ainsi que des navires de combat qui seront présents en permanence".

"Aujourd’hui, les leaders alliés se sont mis d’accord sur une assistance développée pour l’Ukraine. Les alliés équipent l’Ukraine avec du matériel militaire significatif, dont des systèmes de défense anti-aériens, des drones et des systèmes anti-chars très efficaces. Nous allons aussi apporter une aide financière substantielle."

L'Otan va aussi fournir à l'Ukraine des équipements de protection contre les menaces chimiques, biologiques et nucléaires et va également protéger ses forces déployées sur le flanc oriental contre ces menaces, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Alliance.

Les Alliés sont "préoccupés" par la possibilité de l'utilisation de telles armes en Ukraine après l'invasion russe et "ont convenus de fournir des équipements pour aider l'Ukraine à se protéger contre les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires", a expliqué le Norvégien Jens Stoltenberg à l'issue d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'Alliance.

Il n'est pas question de troupes de l'OTAN en Ukraine, a toutefois souligné M. Stoltenberg. "Nous avons la responsabilité de veiller à ce que le conflit ne s'aggrave pas davantage", a déclaré le Norvégien. "Ce serait encore plus dangereux et causerait encore plus de destruction".

"Nous devons développer notre aide pour protéger d’autres partenaires, face au risque de la Russie, comme la Géorgie et la Bosnie-Herzégovine", a continué Jens Stoltenberg. Il a également noté que les Alliés appelaient la Chine à s'abstenir de soutenir l'effort de guerre russe. "Elle ne doit pas fournir de soutien économico-militaire à l’invasion russe. Au contraire, Pékin devrait utiliser sa défense contre la Russie et promouvoir une résolution immédiate de la paix". Le secrétaire général de l'Otan a invité la Biélorussie a cesser d’être complice de l’invasion de Poutine.


14h44 : Les forces de l'Otan équipées contre une possible attaque nucléaire ou chimique

Les groupements militaires de l'Otan stationnés sur le flanc oriental de l'Alliance ont été équipés contre une possible attaque nucléaire, chimique ou biologique venant de la Russie, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Le ministère russe de la Défense a déclaré il y a plusieurs jours avoir saisi des documents de combat d'une brigade ukrainienne, notamment une carte montrant les sites d'un développement d'armes chimiques. Des accusations qualifiées d'"absolument fausses" et balayées par le chef de l'Otan, qui y voit "un prétexte" pour que les Russes puissent eux-mêmes utiliser des armes chimiques.

"Si la Russie fait usage d'armes chimiques, cela pourrait avoir des conséquences extrêmement graves. Celles-ci pourraient s'étendre à des pays alliés. Toute utilisation d'armes chimiques changerait fondamentalement la nature du conflit" et "serait une violation flagrante du droit international", a indiqué M. Stoltenberg.

L'Otan dispose d'un bataillon de défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN). Il s'agit d'une force multinationale à haut niveau de préparation qui fournit aux missions de l'Alliance et aux forces interarmées déployées de l'Otan une capacité nucléaire, biologique et chimique (NBC) crédible.

14h42 : Six civils tués, 15 blessés dans un bombardement à Kharkiv

Au moins six civils ont été tués et 15 autres blessés jeudi dans un bombardement russe à Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a indiqué le gouverneur régional sur Telegram.

"Selon des données préliminaires, six civils ont été tués et 15 autres blessés et hospitalisés", a écrit Oleg Syniegoubov.

Le bombardement, effectué avec des "armes de longue portée", a touché un bureau de poste près duquel des habitants locaux recevaient de l'aide humanitaire, a-t-il précisé, dénonçant un nouveau "crime des occupants russes".

Deuxième ville du pays comptant presque 1,5 million d'habitants avant la guerre, Kharkiv est située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe.

Depuis le début de l'invasion fin février, la ville est pilonnée par des bombardements russes qui y ont détruit près d'un millier de bâtiments, pour la plupart des immeubles résidentiels, avait indiqué lundi son maire, Igor Terekhov, cité par les médias.


14h40 : Les Occidentaux veulent empêcher la Russie d'utiliser son or

Les pays du G7 et de l'Union européenne sanctionneront toute transaction impliquant les réserves d'or de la Russie, pour éviter que Moscou ne contourne ainsi les mesures d'isolement financières prises par les Occidentaux, a annoncé la Maison Blanche jeudi dans un communiqué.

Un haut responsable de l'administration américaine a par ailleurs assuré que les pays du G7, qui tiennent un sommet extraordinaire jeudi à Bruxelles à propos de la guerre en Ukraine, étaient "unis" pour considérer que "les organisations internationales et les instances multilatérales ne devaient pas poursuivre leurs activités avec la Russie comme si de rien n'était".

14h30: Le Kremlin balaye les interrogations sur l'absence publique du ministre de la Défense

Le Kremlin a indiqué jeudi que le ministre russe de la Défense avait informé le président Vladimir Poutine de l'évolution du conflit en Ukraine, balayant les interrogation suscitées par l'absence d'apparitions publiques de Sergueï Choïgou depuis deux semaines. Lors d'une réunion du conseil de sécurité russe, M. "Choïgou a fait son rapport sur le déroulement de l'opération militaire spéciale", a déclaré aux agences russes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Précédemment, ce dernier avait dans un briefing avec la presse rejeté des spéculations de médias sur l'état de santé du ministre, qui n'a pas fait d'apparition publique depuis environ deux semaines.

"Le ministre de la Défense a beaucoup à faire actuellement (...) ce n'est pas vraiment le moment de faire dans l'activité médiatique", a-t-il dit.

Sergueï Choïgou est d'ordinaire un visage très familier des écrans de télévision. Vladimir Poutine et lui se mettent régulièrement en scène dans des séjours dans la taïga sibérienne, au volant de véhicules tout-terrain, buvant le thé ou cueillant des champignons.

14h29: Un tiers des réfugiés ukrainiens accueillis en Flandre

Un tiers des réfugiés ukrainiens arrivés en Belgique est accueilli en Flandre pour le moment, a indiqué jeudi le ministre flamand du Logement, Matthias Diependaele, devant le parlement régional. La Flandre s'est dite prête à accueillir 60% des réfugiés. Cette proportion n'est pas encore atteinte. Sur la base des chiffres disponibles mardi, le nombre d'Ukrainiens enregistrés en Belgique s'élevait à 20.938, dont quelque 4.700 ont besoin de trouver un hébergement. Ces derniers sont aiguillés vers les administrations locales par Fedasil. A Bruxelles et en Wallonie, la proportion de personnes accueillies dans ce cadre est à peu près équivalente alors que les deux Régions avaient convenu d'accueillir environ 40% des réfugiés (10% dans la capitale, 30% en Wallonie).

La plus grande partie des Ukrainiens arrivant en Belgique trouve jusqu'à présent à se loger elle-même, chez des parents ou des proches.

14h17: Washington sanctionne 328 élus de la Douma et 48 entreprises de défense

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi de nouvelles sanctions financières contre la Russie, visant le monde politique, des oligarques et l'industrie de défense, en réponse à l'invasion de l'Ukraine.

Ces mesures, qui impliquent en particulier un gel des avoirs aux Etats-Unis, concernent en particulier 328 députés de la Douma - ainsi que l'institution elle-même - et 48 "grandes entreprises publiques" du secteur de la défense, selon un communiqué de la Maison Blanche.

14h16: Les Etats-Unis prêts à accueillir 100.000 Ukrainiens

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi être prêts "à accueillir jusqu'à 100.000 Ukrainiens et autres personnes fuyant l'agression de la Russie", selon un communiqué de la Maison Blanche publié alors que le président Joe Biden participe à plusieurs réunions internationales à Bruxelles.

Washington va par ailleurs débloquer "plus d'1 milliard de dollars en financements supplémentaires" pour renforcer l'aide humanitaire en Ukraine mais aussi pour faire face aux "impacts graves" du conflit ailleurs dans le monde, notamment à "l'augmentation nette de l'insécurité alimentaire", selon la même source.

13h53 : La Finlande va envoyer de l'aide militaire supplémentaire à l'Ukraine

La Finlande va envoyer du matériel militaire supplémentaire à l'Ukraine, a annoncé jeudi le pays nordique, trois semaines après une première cargaison d'armes.

Pour des "raisons de sécurité", le détail de cette nouvelle livraison ne sera pas rendu public, a expliqué à l'AFP Miikka Pynnonen, un conseiller du ministère de la Défense.

Le 28 février, la Finlande avait annoncé l'envoi de 1.500 armes antichar, de 2.500 fusils d'assaut et de munitions pour soutenir l'Ukraine face à l'invasion russe, rompant avec sa doctrine de ne pas livrer d'armes à des zones de guerre.

Le pays, riverain de la Russie, s'interroge actuellement sur une éventuelle candidature d'adhésion à l'Otan du fait de la menace russe, même si Helsinki a écarté une demande dans l'immédiat.

Plusieurs pays dont le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Suède ont annoncé cette semaine de nouvelles livraisons d'armes à l'Ukraine après des appels du président ukrainien Volodymyr Zelensky à accroître l'aide militaire.

13h37 : La Pologne refuse de payer en roubles le gaz russe

Le groupe gazier polonais PGNiG a annoncé jeudi qu'il continuerait à régler ses achats de gaz russe conformément au contrat en cours et refuserait les paiements en roubles réclamés par Moscou.

L'Allemagne - pour qui un tel changement représente une "rupture de contrat" - et l'Autriche ont déjà rejeté cette demande formulée mercredi par le président russe Vladimir Poutine.

"On ne voit pas trop une telle possibilité", a dit le président du groupe polonais Pawel Majewski, interrogé sur l'exigence de Moscou.

"Le contrat, dont je ne peux révéler les détails, fixe le mode de paiement. Il n'est pas prévu qu'une partie puisse le modifier selon son bon vouloir", a-t-il déclaré, selon l'agence PAP.

"Nous remplirons ce contrat conformément à nos engagements", a-t-il conclu.

Le contrat en cours, dit "contrat Yamal", expire à la fin de l'année. La Pologne compte se dégager bientôt complètement de sa dépendance du gaz russe grâce notamment au gazoduc Baltic Pipe qui l'approvisionnera en gaz norvégien via le Danemark, et à son terminal gazier du port de Swinoujscie recevant du gaz naturel liquéfié acheminé par bateau.

13h35 : Moscou accuse Varsovie d'une "escalade dangereuse dans la région"

La Russie a accusé jeudi la Pologne d'une "escalade dangereuse dans la région", après l'expulsion par Varsovie de 45 diplomates russes accusés d'espionnage.

"Varsovie a procédé à une escalade dangereuse dans la région, guidée non pas par ses intérêts nationaux, mais par les principes de l'Otan fondés sur une russophobie ouverte élevée au rang de politique officielle", a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, promettant une réponse "qui fera réfléchir les provocateurs polonais".

13h15 : Les Occidentaux envisagent de livrer à l'Ukraine des missiles anti-navire

Les Etats-Unis "ont entamé des consultations (avec leurs alliés) pour fournir des missiles anti-navire à l'Ukraine", a indiqué jeudi une haute responsable américaine, soulignant toutefois que ce scénario présentait des "défis techniques".

Elle a par ailleurs affirmé que lors du sommet de l'Otan à Bruxelles, "beaucoup" de dirigeants avaient estimé que "la Chine (devait) prendre ses responsabilités dans la communauté internationale" et qu'il fallait "continuer à demander à la Chine de ne pas soutenir la Russie dans son agression."

12h45 : Pour Varsovie, la Russie n'est plus "autoritaire" mais "totalitaire"

Le Premier ministre polonais Mateusz Mazowiecki a estimé jeudi à Varsovie que la Russie était devenue "un État totalitaire" et il a appelé au renforcement des sanctions contre Moscou suite à l'invasion de l'Ukraine. Les sanctions occidentales sont "sans précédent, elles vont très loin, mais sont insuffisantes", a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse, invoquant comme preuve la réouverture ce jeudi de la bourse de Moscou, la reprise de transactions sur les obligations russes et le renforcement du rouble.

Le président russe Vladimir Poutine "prépare la Russie pour quelques mois de temps difficiles" et "la grande machine de la propagande russe m'indique que la Russie n'est plus aujourd'hui un État autoritaire, mais un État totalitaire, comme l'Union soviétique dans les années 1980".

"Nous vivons un moment décisif", a poursuivi M. Morawiecki. "Si Poutine brise l'Ukraine, s'il nous brise, nous, notre volonté de combat, de combat économique, il avancera, dans un an ou deux, vers d'autres objectifs. Il avancera sur Helsinki, Vilnius, Varsovie, Bucarest, peut-être sur Berlin. Qu'en Allemagne, on y réfléchisse bien."

Le Premier ministre polonais a confié avoir l'intention "d'intervenir très fermement", lors du Conseil Européen à Bruxelles "tant au sujet des sanctions que d'autres actions vis-à-vis de la Russie et vis-à-vis de l'Ukraine".

12h30 : L'Ukraine exhorte l'Occident à ne pas payer le gaz russe en roubles

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a exhorté les États de l'UE à ne pas payer les importations de gaz en roubles, comme l'a exigé la Russie mercredi. "Si un pays de l'UE s'incline devant les demandes humiliantes de Poutine de payer le pétrole et le gaz en roubles, ce sera comme aider l'Ukraine d'une main et aider les Russes à tuer des Ukrainiens de l'autre", a-t-il écrit sur Twitter. "J'exhorte les pays concernés à faire un choix sage et responsable", a-t-il ajouté.

La décision du Kremlin semble avoir pour but de soutenir une monnaie nationale mise à mal par des semaines de sanctions dues à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais cela compromettrait cependant les sanctions imposées à la banque centrale de Moscou à la suite de l'invasion.

La Russie continuera à livrer le gaz comme promis, a assuré son président Vladimir Poutine mercredi, mais elle n'acceptera plus les paiements en dollars ou en euros.

Cette mesure s'appliquera aux pays "inamicaux" figurant sur la liste noire - c'est-à-dire ceux qui ont imposé des sanctions à la Russie depuis son invasion du 24 février - comme la Grande-Bretagne, le Canada, le Japon, la Suisse, l'Ukraine, les États-Unis et les membres de l'Union européenne.

12h15 : Zelensky accuse la Russie d'utiliser des "bombes au phosphore" en Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé jeudi la Russie d'utiliser des "bombes au phosphore" en Ukraine, un mois après le début de l'invasion russe.

"Ce matin (...) il y a eu des bombes russes au phosphore. Des adultes ont été tués et des enfants ont été tués à nouveau", a lancé M. Zelensky dans un message vidéo publié sur son compte Telegram à l'attention des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance atlantique, réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles.

Volodymyr Zelensky a également demandé à l'Otan de fournir "une aide militaire sans restriction" à son pays, pour qu'il puisse faire face à l'armée russe que Kiev affronte pour l'instant "dans des conditions inégales". "Pour sauver les gens et nos villes, l'Ukraine a besoin d'une assistance militaire sans restriction. De même que la Russie utilise, sans restriction, tout son arsenal contre nous", a-t-il déclaré.

Sans le combat mené par l'Ukraine face à l'invasion russe, tous les voisins de la Russie seront en danger, a mis en garde également le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un discours devant le Parlement suédois cette fois. "Si l'Ukraine ne résistait et ne se défendait pas (...) cela signifierait que tous les voisins de la Russie seraient en danger à partir de maintenant", a affirmé le dirigeant ukrainien dans un discours par visioconférence.

"Cela signifierait que vous êtes en danger, car seule la mer vous sépare de cette politique agressive" de la Russie, a-t-il mis en garde, dans un exercice de communication répété à de multiples reprises ces derniers temps pour inciter les Occidentaux à soutenir encore davantage l'Ukraine.


11h30 : De hauts responsables ukrainiens évoquent "la plus grande contre-attaque de cette guerre"

Comme le relaie Het Laatste Nieuws, un journaliste de la chaîne d'information américaine NBC a pu s'entretenir avec deux hauts responsables ukrainiens à l'hôtel de ville de Kiev, qui ont montré sur une carte comment les forces ukrainiennes ont repris de nombreuses zones aux Russes au cours des dernières 24 heures. Ce serait "la plus grande contre-attaque de cette guerre", affirment-ils.

11h20 : L'Allemagne envisage de "suspendre" la fermeture de certaines centrales à charbon

Le gouvernement allemand a annoncé jeudi qu'il se donnait la possibilité de "suspendre" la fermeture de certaines centrales à charbon pour remplacer le gaz russe, mais garde l'objectif d'une sortie de cette énergie fossile en 2030.

"La fermeture de centrales à charbon pourra être suspendue jusqu'à nouvel ordre après examen par l'Agence fédérale des réseaux", indique un accord signé entre les partis de la coalition d'Olaf Scholz, présenté jeudi.

"Nous maintenons l'objectif d'une sortie du charbon, idéalement d'ici 2030", le cap fixé par le gouvernement lors de son entrée en fonction fin 2021.

11h15 : Pékin rejette l'accusation de "mensonges éhontés" de l'Otan

La Chine a renvoyé jeudi au patron de l'Otan ses accusations de "désinformation", après que Jens Stoltenberg lui ait reproché de répandre des "mensonges éhontés" sur l'invasion de l'Ukraine.

Proche partenaire de Moscou, Pékin s'est jusqu'à présent gardé de condamner l'invasion russe, se contentant d'appeler l'ensemble des parties à la retenue. Les Occidentaux pressent le géant asiatique de manifester clairement son opposition à l'offensive du Kremlin.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a ainsi dénoncé mercredi "le soutien politique apporté à la Russie par la Chine, y compris en répandant des mensonges éhontés et de la désinformation".

Relayant des soupçons américains, il a fustigé "la possibilité que Pékin apporte un soutien matériel pour l'invasion de l'Ukraine" et exhorté la Chine à "se joindre au reste du monde pour appeler à une fin immédiate et pacifique de cette guerre".

"Accuser la Chine de faire de la désinformation sur l'Ukraine, c'est en soi de la désinformation", a répliqué lors d'une conférence de presse Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Les États-Unis et l'Otan devraient engager un dialogue avec la Russie pour démêler le noeud de la crise ukrainienne. Pour résoudre une crise, il convient d'être calme et rationnel, non de jeter de l'huile sur le feu", a-t-il dit.

La Chine se présente comme une puissance neutre et reproche à l'extension de l'Otan d'être responsable de la crise ukrainienne.

"Nous avons toujours plaidé pour que l'Ukraine soit un pont entre l'Est et l'Ouest, plutôt que l'avant-garde d'un jeu entre grandes puissances", a argumenté Wang Wenbin.

"Le temps prouvera que la position de la Chine est du bon côté de l'histoire."

L'Otan tient jeudi un sommet extraordinaire à Bruxelles pour discuter de sa stratégie en Europe et cimenter l'unité des Occidentaux face à la Russie.

10h50 : Nouvelles sanctions de Londres visant des entités russes et bélarusses

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi une nouvelle série de sanctions visant 59 personnalités et entreprises russes et six entités biélorusses, en réaction à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Sont frappées des entreprises comme le géant russe des diamants Alrosa, le groupe privé de services militaires Wagner, ou celui de centrales hydroélectriques Rushydro.

La liste des personnalités visées s'allonge de son côté avec le fondateur de Tinkoff Bank, Oleg Tinkov, et l'influent patron de la première banque russe Sberbank, Guerman Gref, ainsi que Polina Kovaleva, fille de la maîtresse supposée du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui vit à londres et que des militants anti-corruption appelaient à sanctionner.

"Il y a des bases raisonnables pour suspecter que Polina Kovaleva est associée au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à travers la relation qu'il entretient avec sa mère", peut-on lire dans une notice d'information publiée jeudi par le gouvernement britannique.

Evgeny Shvidler, ancien administrateur du groupe d'acier Evraz, est aussi sanctionné tout comme Galina Danilchenko qui a été installée comme maire de la ville ukrainienne de Melitopol par les forces russes qui l'occupent.

Plus de 1.000 personnes et entités russes ont été placées sur la liste des cibles de sanctions britanniques, essentiellement depuis le début de l'invasion en Ukraine fin février.

10h40 : La Russie dit avoir pris le contrôle d'Izioum, près de Kharkiv

Le ministère russe de la Défense a déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi avoir pris le "contrôle total" d'Izioum, qui se situe au sud-est de Kharkiv. La ville dans laquelle habitent environ 45.000 personnes se situe stratégiquement à l'est du pays et à environ 95 kilomètres de la frontière russe. L'information n'a pas été confirmée du côté ukrainien.

Les forces russes n'ont pratiquement pas réussi à s'emparer de villes ukrainiennes depuis le début de leur invasion du pays il y a un mois. Dans le sud, Kherson est passée aux mains russes depuis le 2 mars. Cinq jours plus tôt, les troupes russes avaient pris le port de Berdiansk sur la mer d'Azov, qui est devenu depuis un port important pour les envahisseurs.

La marine ukrainienne a d'ailleurs affirmé jeudi avoir détruit un navire de transport de troupes russes ancré dans le port de Berdiansk, qui se trouve près de Marioupol, assiégée depuis la fin février et pilonnée sans répit.

"Le navire de transport de troupes Orsk a été détruit dans le port occupé de Berdiansk. Gloire à l'Ukraine!", a écrit la marine dans un message sur son compte Facebook, accompagné de trois photos: un gros plan du navire non endommagé, et deux photos montrant, de loin, de la fumée dans le port et un bateau en feu, sans qu'on y distingue clairement le bateau.

10h25 : Boris Johnson appelle à cibler les réserves d'or russes

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé jeudi à accroître encore "la pression" sur le gouvernement du président russe Vladimir Poutine en raison de l'invasion de l'Ukraine, en empêchant notamment la Russie d'utiliser ses importantes réserves d'or.

"Nous devons faire plus et nous devons faire plus sur le plan économique", a déclaré le dirigeant à la radio LBC avant sa participation à un sommet extraordinaire de l'Alliance atlantique à Bruxelles, un mois après le début de la guerre.

"Pouvons-nous faire plus pour l'empêcher d'utiliser ses réserves d'or, en plus de ses réserves de devises?", a-t-il poursuivi à propos du président russe Vladimir Poutine.

Une partie des réserves de devises étrangères de la Banque centrale russe à l'étranger ont été gelées par les Occidentaux, limitant sa capacité d'action, mais celle-ci a accumulé d'importantes réserves d'or lui permettant de faire face aux sanctions économiques.

Après une vague de sanctions occidentales visant des intérêts russes, "mon message aujourd'hui à l'Otan est qu'il y a moyen pour le monde de continuer à intensifier la pression sur Poutine", a affirmé M. Johnson.

"Plus nous faisons pression maintenant, surtout sur des choses comme l'or, plus je pense que nous pourrons abréger la guerre, abréger le massacre en Ukraine".

Le sommet extraordinaire de l'Otan sera suivi jeudi par un sommet du G7 au siège de l'Alliance. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se réuniront ensuite pour un sommet de deux jours.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit intervenir en visioconférence durant les trois sommets, centrés sur la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine.

"La machine de guerre russe est déjà coupable de crimes de guerre", a affirmé M. Johnson, estimant que la Russie devrait comparaître devant la Cour internationale de justice, et le président Poutine devant la Cour pénale internationale.

09h50 : Plus de la moitié des enfants en Ukraine ont été déplacés

Plus de moitié des enfants en Ukraine ont dû quitter leur foyer pour fuir l'insécurité et les combats déclenchés par l'invasion de l'armée russe le 24 février, a indiqué l'Unicef jeudi.

"Un mois de guerre en Ukraine a entraîné le déplacement de 4,3 millions d'enfants - plus de la moitié de la population enfantine du pays, estimée à 7,5 millions", a détaillé le Fonds des Nations unies pour l'enfance dans un communiqué.

09h20 : Kiev affirme avoir détruit un navire russe de transport de troupes en mer d'Azov

La marine ukrainienne a affirmé jeudi avoir détruit un navire de transport de troupes russes ancré dans le port de Berdiansk, ville proche de Marioupol sur la mer d'Azov.

"Le navire de transport de troupes Orsk a été détruit dans le port occupé de Berdiansk. Gloire à l'Ukraine!", a écrit la marine dans un message sur son compte Facebook, accompagné de trois photos: un gros plan du navire non endommagé, et deux photos montrant, de loin, de la fumée dans le port et un bateau en feu, sans qu'on y distingue clairement le bateau.

Selon l'agence Tass, qui citait la chaîne de télévision Zvezda du ministère russe de la Défense, ce navire de transport de troupes et de matériel appartenant à la Flotte de la mer Noire était le premier navire russe de guerre russe à arriver à Berdiansk, le 21 mars.

"L'arrivée de ce grand navire de débarquement dans le port de Berdiansk est un événement important, qui ouvre des possibilités pour la mer Noire en termes de logistique en utilisant pleinement l'infrastructure de Berdiansk", disait Zvezda en citant un officier de la flotte russe.

Le navire, qui peut transporter jusqu'à 1.500 tonnes de cargaison, "est en train de décharger sous nos yeux des véhicules blindés qui renforceront notre déploiement", ajoutait la même source.

L'information était invérifiable dans l'immédiat. L'armée russe ne donne que très rarement des informations sur ses pertes.

Le port de Berdiansk est situé à 80 km à l'ouest du port stratégique de Marioupol, dont les Russes tentent de s'emparer depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février. Marioupol est assiégée depuis la fin février et pilonnée sans répit.

Si des milliers de véhicules chargés de civils ont pu quitter la ville la semaine dernière, quelque 100.000 personnes y sont toujours coincées dans des conditions de dénuement total, selon Kiev, et plus de 2.500 personnes y ont déjà péri.

Cette région du sud-est de l'Ukraine est l'une de celles où les forces russes ont le plus progressé depuis le début du conflit, même s'ils ne peuvent revendiquer le contrôle total que d'une seule ville d'importance, Kherson.

08h55 : Au moins 4 morts et 6 blessés dans un bombardement près de Lougansk

Au moins quatre personnes sont mortes, dont deux enfants, et six autres ont été blessées dans des frappes russes sur la localité de Roubijné, près de Lougansk, dans l'Est de l'Ukraine, a indiqué jeudi le gouverneur de la région, Serguiï Gaïdaï.

Le gouverneur a ajouté que le bilan risquait de "s'avérer bien supérieur". "L'aviation russe a commencé à larguer des bombes au phosphore sur Roubijné", a-t-il accusé.

D'autres responsables de cette région ont accusé les Russes d'utiliser de telles bombes ces derniers jours, accusations invérifiables dans l'immédiat.

"Les Russes agonisent, ils n'arrivent pas à avancer, voilà pourquoi ils ont commencé à utiliser des armes lourdes", a déploré M. Gaïdaï.

Des frappes russes ont aussi touché Lyssytchansk et Novodroujesk, deux villes situées à 80 km au nord-ouest de Lougansk, a-t-il par ailleurs indiqué, sans donner plus de détails.

08h40 : Reprise partielle du marché des actions à Moscou, après un mois de fermeture

Le marché des actions a repris partiellement jeudi à la Bourse de Moscou après un mois d'interruption, une réouverture très contrôlée après l'imposition de sanctions sans précédent par les Occidentaux pour l'intervention russe en Ukraine.

Lors de cette reprise partielle des cotations, avec seulement une trentaine d'actions disponibles, l'indice Moex, libellé en roubles, a pris 10%, tandis que l'indice RTS, libellé en dollars, a perdu 4%.

08h30 : "Poutine a commis une grosse erreur"

"Le président russe Vladimir Poutine a commis la grosse erreur d'avoir lancé une guerre contre un pays souverain", a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à son arrivée au siège de l'Alliance avant un sommet extraordinaire qui rassemble les 30 chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. "Nous devons nous tenir prêt à envisager tous les scénarios possibles et à y réagir rapidement", a expliqué le chef de l'Otan. "L'Alliance a déjà renforcé sa présence sur le flanc est devrait encore le faire", a ajouté M. Stoltenberg.

En réponse à question sur l'état de santé mentale du président Poutine, le secrétaire général de l'Otan a indiqué "ne pas vouloir spéculer ce qu'il se passe à Moscou". Mais il a une fois de plus condamné les attaques contre des civils et les infrastructures civiles par les troupes russes en Ukraine. "Il s'agit clairement d'une violation du droit international et la Russie sera jugée pour cela", a-t-il lancé à la presse.

Des décisions à plus long terme sur l'avenir ainsi que le développement des capacités de dissuasion et de défense devraient être envisagées aujourd'hui et discutées en prévision du sommet qui se tiendra fin juin à Madrid.

07h00 : L'OTAN estime qu'entre 7.000 et 15.000 soldats russes ont péri dans le conflit

Selon les estimations de l'OTAN, entre 7.000 et 15.000 soldats russes ont été tués en Ukraine. Ces chiffres sont basés sur les informations fournies par l'Ukraine, celles diffusées en Russie et celles de services de renseignements, a affirmé un haut fonctionnaire de la défense, sous couvert de l'anonymat, mercredi. Ce collaborateur de l'OTAN affirme que l'alliance tient aussi compte de ce que la Russie divulgue sans le vouloir. "Dans la guerre, des erreurs sont commises", avance-t-il.

Un journal russe pro-Kremlin, Komsomolskaja Pravda, a publié une information dimanche rapportant que bon nombre de soldats russes étaient morts au combat en Ukraine.

L'article a ensuite disparu et un journaliste du média a affirmé lors d'une conférence de presse du Kremlin que le site avait été piraté.

L'article en ligne de dimanche, qui citait le ministère russe de la Défense, faisait état de 9.861 soldats qui auraient perdu la vie depuis le début de la guerre. Ce qui est considérablement davantage que les 498 que Moscou a jusqu'à présent officiellement confirmé.

© AFP

04h30 : Quatre incendies éteints dans la zone d'exclusion de Tchernobyl

Plusieurs incendies dans la zone d'exclusion autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine ont été éteints, mais certains continuent de brûler, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique. Le président de l'AIEA a indiqué que quatre feux avaient été éteints. Le parlement ukrainien a affirmé plus tôt cette semaine que sept feux brûlaient dans la zone, s'étalant sur deux kilomètres carré et qu'ils avaient vraisemblablement été causés par des bombardements ou incendies criminels russes.

Ce territoire bordant le réacteur nucléaire, site du pire accident nucléaire, est passé sous contrôle russe depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.

Les régulateurs ukrainiens ont affirmé à l'AIEA qu'ils ne procédaient pas à des mesures de radiation dans cette région, mais que des mesures légèrement plus conséquentes de césium avaient été détectées à Kiev et deux autres sites à l'ouest de Tchernobyl. Les relevés ne posaient toutefois pas d'inquiétudes graves, selon ces régulateurs.

M. Grossi pour sa part reste très préoccupé par la situation en Ukraine et a souligné la nécessité urgente de dégager un accord qui pourrait permettre à l'agence de fournir une assistance technique pour une opération sécurisée des centrales nucléaires du pays.

04h15 : La participation de Poutine au G20 irait "trop loin"

Permettre au président russe Vladimir Poutine de participer au sommet du G20, qui doit se tenir à la fin de l'année en Indonésie, irait "trop loin", a déclaré jeudi le Premier ministre australien Scott Morrison. "La Russie a envahi l'Ukraine. C'est un acte violent et agressif qui fait voler en éclats l'état de droit international", a souligné M. Morrison lors d'une conférence de presse à Melbourne. "Et l'idée de s'asseoir autour d'une table avec Vladimir Poutine... à mes yeux, va trop loin".

M. Poutine a été invité à prendre part au sommet des vingt premières économies mondiales, qui doit se tenir en novembre à Bali, en dépit des appels à exclure Moscou du G20 en réaction à la guerre en Ukraine.

Mercredi, l'ambassadrice russe en Indonésie a affirmé que le président "à jusqu'à présent l'intention" de venir à ce sommet qui doit notamment réunir la Chine, les Etats-Unis, le Japon et des pays européens.

"Je pense que nous devons avoir dans la salle des pays qui n'envahissent pas d'autres pays", a déclaré jeudi le Premier ministre australien, qui a précisé être en "liaison directe" avec le président indonésien Joko Widodo à ce sujet.

La Chine s'est prononcée mercredi contre une exclusion de la Russie, indiquant que c'est un "membre important" du G20 et qu'aucun n'a le droit d'expulser un autre pays.

De son côté, Washington a évoqué la possibilité d'exclure Moscou de certaines organisations internationales, dont le G20.

03h30 : La Russie restreint l'accès à News.Google

Le régulateur russe des médias (Roskomnadzor) a restreint l'accès au service en ligne News.Google, accusé de fournir l'accès à de "fausses" informations sur l'offensive russe en Ukraine, ont rapporté mercredi les agences de presse russes. Cette décision a été prise à la demande du Parquet général russe, selon un communiqué de Roskomnadzor, cité par les agences.

Ce service d'actualités en ligne "assurait l'accès à de nombreuses publications et matériaux qui contiennent de fausses informations (...) sur le déroulement de l'opération militaire spéciale sur le territoire ukrainien", précise le communiqué.

Contacté par l'AFP, Google a confirmé "que certaines personnes rencontraient des difficultés pour accéder à l'application et au site Web Google Actualités en Russie et que cela n'était pas dû à des problèmes techniques de notre côté".

"Nous avons travaillé dur pour que les services d'information comme News soient accessibles aux personnes en Russie aussi longtemps que possible", a souligné le groupe.

Depuis le début de l'intervention russe en Ukraine le 24 février, le pouvoir russe a considérablement renforcé son contrôle des informations diffusées sur internet, l'un des derniers espaces d'expression libre dans le pays.

02h00 : Zelensky appelle à des manifestations dans le monde entier contre l'invasion

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi soir les citoyens du monde entier à descendre dans les rues pour protester contre l'invasion de son pays par la Russie. "Allez-y avec des symboles ukrainiens pour défendre l'Ukraine, pour défendre la liberté, pour défendre la vie!", a lancé M. Zelensky dans un message vidéo en anglais. "Retrouvez-vous sur les places, dans la rue, montrez-vous et faites-vous entendre!"

Dans un discours enflammé à la veille de la date marquant le premier mois de l'invasion russe, M. Zelensky a appelé le monde à "se lever contre la guerre à partir du 24 mars".

"Exprimez-vous, manifestez depuis vos bureaux, vos maisons, vos écoles et vos universités, manifestez au nom de la paix !", a martelé le président Zelensky.

Des centaines de civils ont été tués, des centaines d'autres blessés et plus de trois millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis que la Russie a commencé à l'envahir le 24 février pour mettre un terme à ses velléités pro-occidentales.

00h25 : Moscou expulse des diplomates américains en représailles

La Russie a décidé d'expulser des diplomates américains en représailles à l'expulsion par Washington de 12 membres de la mission diplomatique russe auprès de l'ONU, a indiqué mercredi la diplomatie russe dans un communiqué. "Le 23 mars, une note avec la liste des diplomates américains déclarés +persona non grata+ a été remise au responsable de la mission diplomatique américaine qui a été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères", précise le communiqué.

Cette décision a été prise en réponse à l'expulsion par Washington des diplomates de la mission diplomatique russe auprès de l'ONU à New York, selon la même source.

00h01 : La guerre en Ukraine accentue l'impasse des biocarburants, selon une ONG

Le recours aux biocarburants à base d'huiles végétales ou de céréales en Europe est jugé "irresponsable" par l'ONG Transport & Environment, compte tenu de la menace qui pèse sur la sécurité alimentaire mondiale depuis le début de la guerre en Ukraine. "La grande majorité des biocarburants utilisés dans l'Union européenne provient de cultures vivrières", dénonce l'ONG dans une étude publiée jeudi: selon elle, 78% des matières premières utilisées pour produire du biodiesel sont en effet des huiles obtenues à partir de colza, de palme, de soja, et de tournesol. Pour le bio-éthanol, la proportion de produits agricoles (maïs, blé, betteraves..) est encore plus élevée: 96%.