En outre, le réseau de l'opposant a été ajouté à la liste des organisations "extrémistes et terroristes". Ivan Pavlov est accusé de "divulgation d'informations sur une enquête préliminaire", un délit passible de trois mois de prison, selon l'organisation Komanda 29 qu'il dirige. Il a été arrêté après une perquisition dans la chambre d'hôtel où il séjournait à Moscou. La police a également perquisitionné leur bureau de Saint-Pétersbourg et le domicile de la compagne d'Ivan Pavlov.

L'organisation, basée à Saint-Pétersbourg, réunit des avocats et des journalistes défendant les Russes accusés dans des affaires de trahison ou d'espionnage. Le groupe tire son nom de l'article 29 de la Constitution russe sur la protection de la liberté d'expression et de l'article 29 du Code pénal sur les crimes contre l'Etat, qui comprend la trahison et l'espionnage.

Ivan Pavlov défend également le réseau de bureaux régionaux et le Fonds de lutte contre la corruption (FBK) d'Alexeï Navalny.

Ce réseau a d'ailleurs été ajouté à la liste des organisations "extrémistes et terroristes", a annoncé vendredi le service russe des renseignements financiers. Dans un communiqué, ce service a indiqué avoir mis à jour sa "liste d'organisations et de personnes" participant "à des activités extrémistes ou terroristes", parmi lesquelles apparaissent désormais les bureaux d'Alexeï Navalny.

Leurs activités deviennent donc interdites et les membres du FBK ou leurs sympathisants sont menacés de longues peines de prison. Les 37 bureaux régionaux de l'opposant avaient annoncé jeudi leur auto-dissolution.

Ivan Pavlov défend aussi un ex-journaliste spécialisé dans les affaires de défense, Ivan Safronov, dont l'arrestation en juillet 2020 pour avoir transmis des documents confidentiels à la République tchèque a été très médiatisée en Russie. Selon Komanda 29, M. Pavlov reçoit régulièrement des menaces des services de sécurité.