Une source proche du dossier expliquait lundi à l'AFP que l'enseignant assassiné a été "désigné" à l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, "par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération".

Les gardes à vue visent donc à déterminer les responsabilités éventuelles des collégiens en la matière, d'après la même source.

Une personne "déjà condamnée pour des faits de terrorisme et qui déclare spontanément avoir été en lien avec l'auteur quelque temps avant les faits" a également été placée en garde à vue lundi.

Les 10 autres gardes à vue sont celles qui avaient commencé depuis vendredi soir et dans le week-end.

Tout d'abord, l'entourage familial, avec les parents, le grand-père et le petit frère de l'assaillant, interpellés à Evreux (au nord-ouest de Paris).

Est également interrogé le père de l'élève qui avait appelé à une mobilisation contre l'enseignant, qu'il dénonçait pour avoir montré des caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression. Le parent d'élève a été interpellé à Chanteloup-les-Vignes, en région parisienne.

L'homme qui l'avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé sa fille dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que sa compagne, le sont également.

Enfin, trois personnes ayant été en contact avec l'agresseur, qui se sont présentées spontanément au commissariat d'Evreux vendredi soir, sont aussi en garde à vue.

Parmi celles-ci, selon une source proche du dossier, une personne soupçonnée d'avoir convoyé l'assaillant, et une autre personne soupçonnée de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une de ses armes.

Selon la source de l'AFP, plusieurs proches ont déclaré en garde à vue que la radicalisation d'Abdoullakh Anzorov date de "quelques mois à plus d'un an".

Son entourage familial a indiqué aux enquêteurs qu'Anzorov avait "évoqué la polémique" visant le professeur mais pas son acte macabre à venir.