A 65 ans, Guillermo Lasso a transformé son troisième essai et succèdera à l'impopulaire Lenin Moreno, qui achèvera en mai son mandat de quatre ans. Devançant son adversaire de plus de cinq points, il a obtenu 52,51% des voix contre 47,49% à Andrés Arauz, selon 93,14% des suffrages dépouillés.

"Le 24 mai prochain, nous assumerons avec responsabilité le défi de changer le destin de notre patrie et à atteindre pour tous l'Equateur d'opportunités et de prospérité auquel nous aspirons", a-t-il promis depuis Guayaquil (sud-ouest), sa ville natale.

Son rival de gauche, âgé de 36 ans, a admis la défaite: "Je le féliciterai pour le triomphe électoral obtenu aujourd'hui et lui démontrerai nos convictions démocratiques", a-t-il déclaré.

Quelque 13,1 millions d'électeurs étaient appelés à départager M. Arauz, arrivé en tête du premier tour le 7 février, de M. Lasso, vaincu précédemment par M. Correa, qui a gouverné le pays pendant dix ans jusqu'en 2017, puis par M. Moreno.

La journée électorale s'est déroulée sans incident, selon le Conseil national électoral (CNE).

Après la clôture, M. Arauz s'était risqué à devancer les résultats officiels et à se déclarer vainqueur, en citant un sondage de sortie des urnes lui donnant 1,6% d'avance sur son rival.

M. Lasso s'est dit prêt à donner sa "vie au peuple", promettant "un Equateur libre et démocratique". Adepte du libre-échange, il vise un "déficit zéro pour ne pas aggraver la dette" et a promis de créer deux millions d'emplois.

Le PIB de ce pays dollarisé de 17,4 millions d'habitants s'est contracté de 7,8% en 2020 et la dette globale atteint 63,88 milliards de dollars (63% du PIB).

L'Equateur est en outre très touché par la pandémie, avec quelque 340.000 cas de Covid-19, dont plus de 17.000 morts.