Si la percée de Valérie Pécresse (LR) ainsi que les bonnes formes de Marine Le Pen (RN) et du président sortant Emmanuel Macron (LREM) se confirment dans les sondages, la gauche, elle, est toujours à la traîne.

En effet, ni le représentant de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon (crédité à 8%), l'écologiste Yannick Jadot (7% d'intentions de votes) ou la socialiste Anne Hidalgo (créditée à 3%) ne semblent actuellement être une alternative sérieuse à la droite ou l'extrême-droite.

Cette désunion de la gauche à quatre moins de la présidentielle désole le député européen PS Raphaël Glucksmann. Invité sur BFMTV-RMC ce mardi, le socialiste n'a pas caché sa colère.

"C’est quoi ce spectacle? C’est un niveau pathétique qu'on n'a jamais atteint dans ce pays", a-t-il d'emblée déclaré visiblement amer. "Et ce n'est pas seulement les électeurs de gauche qui doivent être frustrés. C'est un manque incroyable pour le débat public français. Vous avez d’un côté l’extrême droite, la droite, Emmanuel Macron qui se battent pour gagner et à gauche, ils se battent pour quoi? Ils se battent pour être premier à gauche", a encore fustigé l'essayiste français.

"J'ai hyper honte"

Afin de pouvoir contrer les extrêmes, Raphaël Glucksmann appelle à l'union autour d'un seul candidat: "On a une division comme on n'en a jamais connu. Autant de candidats pour aussi peu d'électeurs, c'est une farce", a-t-il regretté.

Enfin, le philosophe attend une réaction des différents candidats de gauche face aux grands défis à laquelle la France est actuellement confrontée: "J'ai honte, j'ai hyper honte et en dehors de la honte, je suis en colère. C'est pas possible, on peut pas avoir une explosion pareille des inégalités, on ne peut pas avoir un effondrement climatique qui nous pend au nez (...) et ne pas avoir à gauche une alternative crédible dans ce pays", a-t-il conclu.