"Une enquête est en cours", a indiqué le parquet dimanche soir, sans préciser ni ses motifs exacts ni les personnes visées.

La photo fait partie d'une série de clichés déjà publiés en août 2020 dans le magazine people Voici, alors qu'Emmanuel Macron était en vacances avec sa famille au fort de Brégançon, propriété de l'Etat français situé sur la Côte d'Azur.

Certains montrent le président quadragénaire en short de bain sur le pont d'un bateau, en compagnie de sa femme Brigitte et d'autres proches, d'autres le montrent sur un jet-ski, revêtu d'un gilet de sauvetage.

L'une de ces photos en scooter des mers a ensuite été reprise dans une exposition sur les présidents français en vacances par une galerie d'art parisienne.

Le palais de l'Elysée, contacté par l'AFP, a indiqué n'avoir "pas de commentaire" sur cette affaire.

Selon Europe 1, le couple présidentiel est à l'origine de la plainte qui vise notamment un paparazzi, auteur de la photo incriminée.

Ce dernier, Thibault Daliphard, joint par l'AFP, a indiqué qu'il allait être auditionné par la police mardi dans le Var, département du Sud de la France où il réside. D'après la radio Europe 1, l'organisateur de l'exposition a lui déjà été entendu par la police en début de semaine.

Le photographe s'est dit très "surpris" de la plainte, assurant que l'Elysée avait fait savoir au galeriste Daniel Delamare que des photos "dérangeaient" et qu'elles avaient alors, selon lui, "tout de suite été enlevées".

"La photo sur le jet ski, ça montre un président jeune, dynamique, avec presque un air à la Kennedy donc je ne vois pas en quoi l'image est négative", a encore déploré le paparazzi, estimant que c'était "même une tradition présidentielle de voir des photos de présidents français durant leurs vacances", notamment au fort de Brégançon, la résidence d'été des présidents dans le Var.

Si les présidents récents se sont pliés à la tradition des apparitions publiques pendant leurs vacances, les paparazzi rivalisent pour tenter de les prendre en photo lors de moments privés.

Les deux prédécesseurs d'Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont ainsi été photographiés à leur insu, avec leurs compagnes, lors de leurs baignades au pied du fort.

Pour éviter ces indiscrétions, Macron a fait construire une piscine dans l'enceinte du fort, même s'il a ensuite admis préférer la mer.