Ce mardi matin Julien Odoul était l'invité de France Info afin de discuter de la campagne présidentielle du second tour. Le porte-parole du RN est surtout revenu sur un sujet de discorde entre Emmanuel Macron et sa candidate Marine Le Pen: les retraites.

Sur BFM TV, le président sortant a annoncé "vouloir bouger sur les retraites" où il annonce deux mesures. "Je veux faire deux choses : indexer les pensions de retraite à l'inflation dès le 1er juillet. Et je veux porter la retraite minimale à 1 100 euros par mois, elle est aujourd'hui à 900 euros", a-t-il déclaré sur la chaîne française. En cas de "fortes tensions", le président de la République s'est dit également ouvert à un consensus à propos de l'âge de départ à 64 ans, plutôt qu'à 65 ans.

Des propositions qui ont fait bondir Julien Odoul. "Il réagit comme un boutiquier", a-t-il dénoncé. "Emmanuel Macron voit qu'il a une mesure profondément antisociale, profondément injuste, qui va être un cauchemar pour des millions de Français. (...) Il voit bien que cette mesure aujourd'hui fait peur." Selon le soutien de Marine Le Pen, le candidat LREM ne va soutenir qu'un seul pan de la société. "Il a un bilan que tout le monde connaît. On a su ce qu'il savait faire et de quoi il était capable. Il a surtout été le président des très riches."

Pendant cette campagne, Marine Le Pen a lissé son image. Elle a surtout fait du pouvoir d'achat, son atout numéro un. "Macron a été le président de l'effondrement du pouvoir d'achat", a-t-il estimé. "Il a précarisé un nombre incalculable de gens dans notre pays. On a plus de 10 millions de pauvres dans notre pays et aujourd'hui qu'il est en campagne, il découvre des catégories populaires, il découvre qu'il y a des Français qui souffrent."

Ce mardi, Emmanuel Macron se déplace dans le Pas-de-Calais. Région largement acquise à la cause de sa concurrente. Un choix sur lequel a préféré ironiser Julien Odoul : "C'est bien qu'il aille sur le terrain à quelques jours de la fin de cette élection. Mais très clairement, on ne peut pas faire confiance à Emmanuel Macron."