Onno Hoes, dont l'homosexualité n'est un secret pour personne, a quitté son poste après l'étalage de sa vie privée dans la presse pour la deuxième fois en douze mois.

Une fois, mais pas deux. L'adage est connu de tous, mais n'a visiblement pas été appliqué par Onno Hoes, le bourgmestre de Maastricht, contraint de présenter sa démission ce mercredi après la révélation d'un deuxième "scandale sexuel" en douze mois à peine dans la presse néerlandaise.

Membre du VVD - le parti de Mark Rutte - Hoes (53 ans) a été filmé à son insu alors qu'il avait rendez-vous avec un jeune homme de vingt ans. Les révélations sont apparues sur le site PowNews, qui raconte également un passage de la vidéo où l'on entend le bourgmestre faire de claires allusions sexuelles à son jeune compagnon durant un dîner, nous apprennent nos confrères du Standaard.

L'intéressé a beau être majeur, la pression de la vox populi a été trop forte sur les épaules d'Otto Hoes, qui a préféré prendre les devants et présenter sa démission avant de passer sur le gril devant le conseil communal. Il faut dire que ses chances de sortir indemne de la confrontation avec les autorités locales étaient faibles puisqu'un an plus tôt, Hoes avait déjà défrayé la chronique. La faute à une photo volée dans le hall d'un hôtel de Maastricht, où le bourgmestre embrassait un jeune homme de 24 ans. Les faits avaient déclenché un tollé, mais aussi et surtout la rupture entre Hoes et Albert Verlinde, célèbre présentateur de la télévision néerlandaise avec qui le bourgmestre formait depuis une vingtaine d'années l'un des couples gay les plus célèbres d'outre-Moerdijk.

À l'époque, le conseil communal de Maastricht avait jugé qu'il s'agissait d'une affaire privée, mais averti Hoes qu'il devait s'agir d'un cas isolé. Le bourgmestre avait alors promis de se comporter décemment en public. Un an et un "écart" plus tard, Onno Hoes quitte donc son poste, non sans déplorer que sa vie privée ait été délibérément jetée en pâture sur la voie publique afin de lui nuire...