Thomas Welnicki, 72 ans, "a sciemment et délibérément menacé de tuer, d'enlever et d'infliger des blessures corporelles" à l'ancien président américain, peut-on lire dans le document judiciaire diffusé lundi pour soutenir le mandat d'arrêt.

Le suspect, arrêté par les agents du Secret Service -- l'agence chargée notamment de protéger les présidents et vice-présidents américains --, devait être présenté lundi devant la justice.

Selon le document, l'homme avait téléphoné au moins trois fois, entre le 24 septembre et le 2 décembre 2021, au bureau new-yorkais du Secret Service pour faire part de ses intentions, en demandant des renseignements sur la protection de Donald Trump et en affirmant avoir déjà possédé une arme à feu.

"Je ferai tout ce que je peux pour m'assurer qu'il soit mort", avait mis en garde ce New-Yorkais, résident à Rockaway Beach, à Brooklyn, en qualifiant Trump d'"Hitler", lors d'une conversation téléphonique en novembre 2021.

Le septuagénaire avait déjà proféré des menaces à l'été 2020, avant l'élection présidentielle et auprès des services de police du Capitole à Washington, en assurant qu'il se "procurerait des armes et ferait tomber" Donald Trump si ce dernier perdait le scrutin et n'admettait pas sa défaite.

Le 4 janvier 2021, soit deux jours avant l'invasion du Capitole par des militants trumpistes, une attaque sans précédent qui donné lieu à cinq morts, le suspect laissait cette fois deux messages sur la boîte vocale du bureau du Secret Service de Long Island, un autre quartier new-yorkais. Il menaçait alors de tuer Donald Trump ainsi que 12 membres du congrès qu'il n'identifiait pas.

L'histoire des Etats-Unis est marquée par la mort de quatre présidents assassinés durant leur mandat, d'Abraham Lincoln en 1865 à John Fitzgerald Kennedy en 1963.