En France, on ne tergiverse pas avec les mesures sanitaires. Il faut dire qu'aujourd'hui les hôpitaux français ont enregistré 409 décès du nouveau coronavirus. Après le répit du week-end de Pâques, les Français renouent d'ailleurs pour quatre semaines de restrictions, avec confinement à 10 km et écoles fermées.

Malgré ces différentes mesures, les Français continuent d'affluer sur les différentes plages du pays. Et une opération de la gendarmerie organisée ce dimanche 4 avril à Montpellier suscite la polémique. En effet, sur la plage du Grand-Travers, près de la Grande-Motte, une famille a été lourdement sanctionnée. La raison? “Une consommation d’alcool sur la voie publique” selon le rapport de police rapporte Le Midi Libre.

Selon nos confrères français, la colère et le ras-le-bol sont palpables dans la population. Comme l'énoncent Guillaume et son épouse, présents avec leurs enfants et deux de leurs amis. "Cela devient ridicule !", pointe le papa, très énervé. Et pour cause: le groupuscule est reparti de la plage avec trois amendes de 135 euros. Soit un montant de 405 euros. Cela fait cher pour une petite virée bronzette. "C’était notre dernier moment pour se retrouver avant de se confiner. Ce moment a été gâché. Ils sont arrivés à plusieurs avec leurs armes de pointe. Il y a des enfants avec nous. Vous imaginez l’image pour eux ?"

Outre l'alcool, les Français, même dans leur bulle respective, sont obligés de porter un masque partout sur la voie publique. Et la plage ne fait pas office d'exception. “C’est abusé cette histoire de port du masque. Pour nous déplacer, nous comprenons qu’il faille le masque. Mais lorsque l’on est sur notre serviette, je ne vois pas l’utilité”, estiment Mika et Rosalie, un couple de Lunellois venus profiter du bon air montpelliérain.

En tout ce sont 17 gendarmes qui ont été réquisitionnés pour intensifier les contrôles. Pour le commandant de l'opération, elle avait "un but pédagogique en ce qui concerne le port du masque sur la plage". Tout en précisant que les plagistes ne peuvent l'enlever que pour deux conditions. "Lorsqu’ils mangent ou qu'ils boivent. Cependant, une fois terminés, ils doivent remettre leurs masques. Nous ne les verbalisons pas aujourd’hui à ce sujet, sauf si les personnes refusent d’obtempérer. Mais c’est assez rare" précise le policier.