Monde La DH s’est rendue, avec le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, dans le centre qui contrôle et surveille les frontières extérieures de l’Europe.

Le cœur de Frontex se situe dans un bâtiment de verre - construit par la société flamande Ghelamco - à Varsovie, la capitale polonaise. C’est entre ses murs que se trouve le Situation Center où toutes les opérations de Frontex sont coordonnées. Ainsi, on peut scruter, en temps réel, tous les mouvements qui s’opèrent en Méditerranée; bateaux commerciaux, embarcations bancales empruntées par les migrants, navires suspectés de faire du trafic d’armes ou de drogues.


Sur un écran géant, des images satellites, d’avions de reconnaissance ou encore d’hélicoptères se succèdent. Sur un autre, une carte de l’Europe s’étale. Des points verts et jaunes se concentrent autour de la Mer du milieu, principalement vers la Grèce, l’Italie et la Libye. "Chaque fois qu’une embarcation clandestine est interceptée, elle est inscrite dans nos données", détaille Dirk Vande Ryse, à la tête de cette salle de contrôle.

En un clic de souris à peine, une kyrielle de données apparaît. On peut ainsi détecter combien de bateaux sont arrivés illégalement en Europe : quel jour, quelle heure, combien de personnes étaient à bord, etc. "Ce genre d’informations nous permet d’avoir une vue d’ensemble sur les mouvements migratoires. Si une tendance se détache, on va le voir dans nos statistiques et donc pouvoir l’anticiper. Par exemple, si on remarque qu’une nouvelle route est utilisée en mer, on va mobiliser plus de navires", poursuit-il.

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