La députée républicaine Marjorie Taylor Greene est au coeur d'une vive polémique aux États-Unis. 

Dans une interview pour la chaîne d'information conservatrice Real America's Voice, la femme politique a comparé le port obligatoire du masque buccal au port de l'étoile jaune, imposé aux juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

"Vous savez, cela fait penser à un moment de l'histoire où on disait aux gens de porter une étoile jaune. Ils étaient définitivement traités comme des citoyens de seconde zone, à tel point qu'ils ont été mis dans des trains et emmenés dans des chambres à gaz dans l'Allemagne nazie", a déclaré la partisane de Trump.

Cette déclaration faisait référence à la décision de la démocrate Nancy Pelosi de continuer à imposer le port du masque aux membres de la Chambre des représentants durant l'exercice de leur fonction.

"C'est de la folie diabolique"

Les réactions n'ont logiquement pas tardé à pleuvoir. Le Congrès juif américain a aussitôt demandé à Greene de s'excuser: "On ne peut jamais comparer les restrictions sanitaires aux étoiles jaunes, aux chambres à gaz et autres atrocités nazies". 

Les propos de la députée ont également suscité l'indignation de la classe politique, aussi bien dans les rangs démocrates que républicains. "C'est de la folie diabolique", a écrit sur Twitter Liz Cheney, membre républicaine du Congrès et critique de Trump. 



Le député démocrate Jim McGovern a quant à lui qualifié la comparaison de Greene de "plus qu'inquiétante" et a exigé sa démission.


"Je n'ai rien dit de mal"

Face à la polémique, Marjorie Taylor Greene a tenté de se défendre. "Je n'ai rien dit de mal", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision 12 News. "Je pense que toute personne juive saine d'esprit a détesté ce qui s'est passé dans l'Allemagne nazie. Et que toute personne juive sensée n'apprécie pas ce qu'il se passe avec les mesures sanitaires et l'obligation du port du masque".

La députée républicaine est connue pour être une adepte de théories du complot, qu'elle partage régulièrement sur les réseaux sociaux. Elle a notamment soutenu Trump après sa défaite à la présidentielle en novembre dernier, en criant à la fraude.