Pour beaucoup de jeunes, les études représentent un sacré budget. C'est bien sûr encore davantage le cas dans les pays où l'accès aux études est bien plus cher que chez nous. Depuis quelque temps, des jeunes à travers le monde ont donc décidé de créer des cagnottes en ligne pour récolter de l'argent.

Ellie McCann, une étudiante de l'Université de Hull (Royaume-Uni) a récemment décidé de tenter elle aussi sa chance. La jeune femme, qui mène actuellement un doctorat en psychologie de la musique, a lancé son propre GoFundMe. L'objectif? Récolter 5.000 pounds, soit 6.000 euros.

Contactée par le journal local Hull Daily Mail, la jeune femme a expliqué avoir besoin de cet argent pour terminer son doctorat. Pourtant, Ellie McCann avait reçu une bourse en 2018 pour terminer gratuitement son doctorat. Mais, selon elle, le Covid l'a empêchée de mener à bien son travail. 

Un doctorat qui part en fumée?

Son doctorat consistait en effet à observer comment il était possible d'apprendre le chinois au travers d'une chorale. Malheureusement pour elle, les règles de distanciation ont empêché la tenue des chorales qu'elle était censée observer. Aujourd'hui, le temps a passé et son doctorat n'est toujours pas terminé. Puisque sa bourse est arrivée à expiration, l'université lui réclame 120 pounds par mois, soit 150 euros. Ceci, jusque novembre, date jusqu'à laquelle elle a prolongé son doctorat. 

"Je travaille autant que possible", assure l'étudiante. Mais son job dans une école et son doctorat sont difficilement conciliables, selon elle. "Je travaille du lundi au jeudi dans une école, et je travaille sur ma thèse du vendredi au dimanche. Je n'ai donc pas de jour de congé. Le souci est que je suis intérimaire et donc je ne serai pas payée pendant les vacances", assure-t-elle. Si elle est tout de même payée pour sa fonction de doctorante, la jeune femme affirme ne pas s'en sortir. 

Cet argent est censé l'aider à couvrir ses frais universitaires et ses frais de subsistance "afin qu'elle puisse faire une pause dans son travail et terminer ses études", écrit le journal. La jeune femme craint en effet de perdre les années pendant lesquelles elle a mené un doctorat si elle ne peut pas le valider.