C'est ce qu'on peut appeler "un mauvais timing". Alors que l'équipe de campagne du Rassemblement national vient de finaliser un tract sur Marine Le Pen, tiré à 1,2 millions d'exemplaires et distribué un peu partout en France, l'actualité internationale est venue mettre à mal cette vitrine de la candidate à la Présidentielle.

Parmi les huit pages consacrées à sa vie, son oeuvre, ou encore ses chats, apparaît la rubrique "une femme de conviction" dans laquelle on peut l'apercevoir en train de serrer la main de Vladimir Poutine lors d'une rencontre à Moscou en 2017, rapporte Libération. Bien que le cliché date d'une époque où le président russe était encore fréquentable pour les dirigeants ukrainiens, le contexte actuel ainsi que la petite phrase accompagnant la photo ne risque pas d'aller dans le sens de la candidate du Rassemblement national actuellement en pleine campagne.


Selon le quotidien français, l'ordre a été donné à des délégués départementaux de se débarrasser de leurs tracts restants, quitte à en jeter des milliers. Une faute d'orthographe serait invoquée pour justifier cette demande. Du côté du siège du RN, on assure qu'il ne s'agit pas d'une consigne nationale mais de l'oeuvre de militants zélés. De nouveaux tracts ne seront en tout cas plus imprimés.

Le Conseil constitutionnel a annoncé ce mardi que les candidats d'extrême droite à la présidentielle Marine Le Pen et Éric Zemmour, qui étaient à la peine dans la récolte de leurs parrainages, ont obtenu ce mardi les 500 paraphes d'élus nécessaires pour se présenter à ce scrutin, ainsi que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.