Cette jeune femme, Anna Ruch, 33 ans, qui n'a jamais été sa collaboratrice, a affirmé au New York Times qu'Andrew Cuomo lui avait demandé, lors d'un mariage en 2019, s'il pouvait l'embrasser, alors même qu'elle venait de repousser la main qu'il avait posée sur son dos. "J'ai été si troublée et choquée et gênée," a-t-elle déclaré au quotidien. "J'ai détourné la tête et suis restée sans voix".

Ce témoignage corse encore un peu les choses pour le gouverneur de 63 ans, plus critiqué que jamais, après avoir été une star nationale pour sa gestion de la pandémie en 2020.

Il s'ajoute aux déclarations de son ex-conseillère économique, Lindsey Boylan, 36 ans, qui a affirmé mercredi que le gouverneur l'avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée et suggéré qu'elle joue avec lui au "strip poker", quand elle travaillait avec lui entre 2015 et 2018.

Et à celles d'une ex-collaboratrice de 25 ans, Charlotte Bennett, qui a indiqué samedi que le gouverneur lui avait fait des avances qui l'avaient mise "mal à l'aise" au printemps 2020.

M. Cuomo, l'un des plus puissants gouverneurs américains, avait essayé dimanche de calmer la tempête soulevée par ces accusations, en se disant "désolé" pour avoir dit des choses que ses ex-collaboratrices avaient selon lui "interprétées à tort comme du flirt non sollicité". Celui qui dirige l'Etat de New York depuis 10 ans avait assuré n'avoir jamais voulu leur faire des avances, et avoir uniquement voulu "blaguer" ou "taquiner".

La procureure de l'Etat, Letitia James, a confirmé lundi que M. Cuomo avait finalement accepté de la charger de l'enquête, après l'avoir proposée d'abord à une ex-juge qu'il connaît bien. "Les résultats seront révélés dans un rapport public", a indiqué Mme James, sans préciser sous quel délai.