Malte et Chypre pourraient rejoindre les 15 dès... 2003

BRUXELLES Les 7 et 8 décembre prochain, les quinze partenaires de l’Union européenne se réuniront à Nice. Un sommet qui s’annonce d’ores et déjà chargé.
Comme de coutume, les Etats membres de l’UE, qui planchent depuis de longs mois sur les adaptations indispensables pour accueillir de nouveaux membres, devront trouver dans l’urgence des solutions pour éviter de plonger l’UE dans une impasse.
Mercredi, la Commission européenne a annoncé qu’elle comptait donner un coup d’accélérateur aux négociations pour l’élargissement. Le message en direction des chefs d’Etat et de gouvernement est clair :
"Faites votre boulot, nous voulons progresser."
Le président de la Commission, l’Italien Romano Prodi, s’est dit prêt à faire "tout ce qui est possible" pour que les nouveaux venus puissent participer aux prochaines élections du Parlement européen en 2004.
Deux Etats, Chypre et Malte, paraissent aujourd’hui se détacher du lot des 12 candidats à l’adhésion. La Hongrie, l’Estonie et la Pologne (Etat qui effraie nombre de membres actuels par ses "dimensions") arrivent ensuite. Ces cinq Etats présentent des résultats économiques allant de bons à très bons. En queue de peloton de ces critères économiques, on découvre la Bulgarie et, évidemment, la Roumanie qui n’ont pas réussi à répondre aux critères économiques exigés par la Commission.

En décembre dernier, les Quinze, réunis à Helsinki, avaient aussi entrouvert la porte de l’adhésion à la Turquie. Ankara n’intégrait pas directement la liste des 12 Etats candidats à l’adhésion. Elle obtenait un statut particulier qui ne la satisfaisait pas et qui montrait l’embarras des Etats membres de l’UE face à cette candidature. Près d’un an plus tard, la Commission ne lésine pas sur les critiques. Le message est limpide : si la Turquie veut avoir une chance d’engager des négociations d’adhésion, elle doit se lancer dans des réformes radicales. Une nouvelle douche froide pour ce géant situé à la frontière asiatique.