"Tout le monde, partout" doit avoir accès aux vaccins, a déclaré Ursula von der Leyen à Rome au début de la réunion, essentiellement virtuelle. "Team Europe entend donner au moins 100 millions de doses aux pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin 2021", a-t-elle ajouté.

L'accès des pays les plus vulnérables aux vaccins, la solidarité internationale et la prévention des futures pandémies sont au cœur du sommet des chefs d'État et de gouvernement du G20, auquel sont associés la Commission européenne, des États d'Afrique et d'Asie ainsi que 12 organisations internationales et fondations privées.

La déclaration finale du sommet, dite "Déclaration de Rome", devrait notamment affirmer l'engagement des pays les plus riches à favoriser la production de vaccins en Afrique grâce au transfert de technologie.

"Tandis que nous nous préparons pour affronter la prochaine pandémie, notre priorité doit être de nous assurer que nous surmontons la pandémie actuelle ensemble. Nous devons vacciner le monde, et vite", a prévenu le Premier ministre italien Mario Draghi dont le pays assure la présidence tournante du G20.

Le texte ne devrait cependant pas soutenir l'idée controversée d'une suspension provisoire des brevets des laboratoires pharmaceutiques pour les vaccins, mais plaider en faveur du "partage volontaire des licences" et de la levée des obstacles aux exportations.

La suspension des droits exclusifs des brevets est encouragée par Washington mais les Vingt-Sept ont déjà exprimé leur scepticisme, mettant en avant la longueur et la complexité du processus.

Ils appellent en revanche les États-Unis, grand producteur mais n'ayant exporté pratiquement aucune dose, à lever ses restrictions sur l'exportation de vaccins.

Mario Draghi et Ursula von der Leyen sont à Rome tandis que les autres participants, dont Bill Gates, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Union africaine, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Banque mondiale, interviennent par lien vidéo. Le président chinois Xi Jinping devrait également s'adresser aux participants.

Le sommet de Rome se tient à la veille de la 74e Assemblée mondiale de la Santé (du 24 mai au 1er juin) dont le principal enjeu est la réforme de l'OMS et sa capacité à coordonner la réponse aux crises sanitaires mondiales et prévenir de futures épidémies.

Un rapport d'un panel indépendant rendu public la semaine dernière a jugé que l'OMS avait trop tardé à sonner l'alerte et qu'il aurait été possible d'éviter la catastrophe qualifiée de "Tchernobyl du XXIe siècle",

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 3,4 millions de morts dans le monde depuis son apparition fin décembre 2019, selon le dernier bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.